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Influenza Aviaire - Introduction

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Le monitoring actif de l’influenza aviaire parmi les oiseaux sauvages de Belgique est organisé dans le cadre de la directive européenne 2005/94/CE.

 

Bernaches nonnettes. photo: Stephan Peten

L’objectif de ce programme de surveillance consiste à étudier la prévalence des virus influenza et en particulier des sous-types H5 et H7 parmi les oiseaux sauvages.
A partir 1997, et plus particulièrement depuis 2003, on assiste, à partir de l’Asie du Sud-Est, au développement d’une pandémie du sous-type hautement pathogène H5N1 du virus influenza. Les virus influenza, sont caractéristiques des oiseaux, sauvages et domestiques, qui se contaminent par contact direct ou indirect. Ce type de grippe (ou peste) aviaire H5N1 présente des caractéristiques jusqu’ici jamais observées : dissémination rapide et hors de contrôle, très forte virulence, adaptation constante à de nouvelles espèces Animales, contamination croisée entre oiseaux sauvages et domestiques avec retour de la forme hautement pathogène vers les oiseaux sauvages. Cette dernière observation est très remarquable car on a constaté, et cela semble être nouveau, que des oiseaux sauvages pouvaient être infectés par le H5N1 sans pour autant en mourir voire même présenter des symptômes d’infection.

 

Canard siffleur. photo: Stephan Peten

Une autre caractéristique d’importance de cette souche virale est sa capacité à infecter des Humains. Mais ici aussi le comportement du virus est très remarquable car le taux de contamination est extrêmement bas, un peu plus de 200 cas répertoriés de 1997 à avril 2006, mais sa létalité est très importante : près de 70%. Le H5N1 est donc un virus qui affecte extrêmement difficilement l’Homme mais qui, une fois qu’il y parvient, est dévastateur. Au cours de l’été 2005, la pandémie de H5N1 a connu de nouveaux développements par l’apparition de foyers dans des régions jusqu’alors indemnes : Nord de la Chine, Mongolie et Sibérie centrale méridionale. L’embargo déclaré systématiquement par l’Union européenne concernant l’importation de volailles domestiques en provenance des pays infectés vise à empêcher l’arrivée du virus en Europe par le biais des voies commerciales. Mais cette importante expansion en surface a conduit le H5N1 dans des régions où nichent ou estivent des oiseaux sauvages qui passent en migration ou hivernent sur le territoire de l’Union et donc, provoque un risque de transport du virus par des oiseaux sauvages. Avec pour conséquence, un impact économique potentiellement dramatique sur les secteurs liés à l’élevage avicole, mais également une inquiétude quant à la possibilité de voir le virus infecter des Hommes en Europe également.

 

Cygnes tuberculés. photo: Didier Vangeluwe-IRScNB

L’ensemble des caractéristiques de cette pandémie a amené la Commission européenne à définir une série de mesures visant à observer, étudier et combattre le phénomène. Parmi celles-ci, figure la décision qui vise à la réalisation d’un monitoring actif des oiseaux sauvages.
La Commission a également publié une liste des oiseaux qui devaient prioritairement être échantillonnées.


C'est l'AFSCA - Agence pour la Sécurité alimentaire - qui est en charge de ce programme de surveillance en Belgique.
Les données sont encodées dans la base de données "PAPAGENO" du Centre de Baguage de l'IRScNB.


Vous trouverez sur le site les cartes des oiseaux sauvages bagués et testés en Belgique
et les cartes des migrations par espèces sensibles.

Vous trouverez également des documents utiles ainsi qu'une liste de contacts .


Remerciements: Pierre-Yves Declercq, du Service Géologie Service Géologique de Belgique (Institut royal des Sciences naturelles de Belgique-Chef de Département: Léon Dejonghe),a fourni une aide précieuse pour l'exploitation, dans un système d'information géographique, de la base de données des oiseaux surveillés en Belgique (Base de données PAPAGENO de l'Institut royal des Sciences naturelles de Belgique)

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Dernière modification : 19 août 2008