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salle de presse

12 octobre 2000

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Copains cachés, les animaux dans la ville

du 18 octobre 2000 au 30 juin 2001

 

Espace construit et bétonné, chantier permanent, ville offerte en pâture aux voitures...
Ville sans arbres, sans animaux, sans Nature.
Pas si vite ! Ces clichés ne donnent qu'une vision partielle et partiale de notre ville. Partout s'y cache une vie animale riche et passionnante mais méconnue. Si nous ouvrons nos yeux et nos oreilles, un monde insolite s'offre à nous. C'est cette vie, ce monde que nous voulons faire découvrir dans une exposition qui raconte deux mille et une histoires ... naturelles.

Saviez-vous que le renard est de retour au cœur des villes, que certaines villes abritent jusqu’à 15 espèces différentes de chauves-souris, que l’on trouve des perruches en liberté dans certains parcs, que des rapaces comme les faucons ou les éperviers nichent dans nos cités...?

L’exposition "Copains cachés, les animaux dans la ville" propose aux enfants et aux familles de découvrir les aspects les plus insolites de la vie sauvage en ville. Mobilisant tous les sens, c’est une véritable salle de découverte. Le visiteur est invité à ouvrir les yeux, observer, aimer cette vie animale... et à la respecter afin de préserver l’équilibre de l’écosystème urbain et de veiller à la qualité du cadre de vie de chacun.

Le cœur de l’exposition, son moteur, est un jeu de découverte à travers une "ville labyrinthe" emplie d’animaux et d’informations sur leurs modes de vie et leurs interactions avec l’humain et l’urbain. A son entrée dans la salle d’exposition, chaque enfant se voit proposer une mission en relation avec son âge. Pour accomplir cette mission (qui comporte toujours un aspect d’observation des animaux et de leur comportement et un aspect de gestion des milieux par les humains), l’enfant doit explorer la salle dans ses moindres recoins, observer les animaux naturalisés, écouter les cris d’animaux, suivre leurs traces, toucher leurs peaux, leurs plumes ou leurs écailles, reconstituer des puzzles, jouer aux devinettes,... Bref, s’amuser beaucoup et apprendre... beaucoup.

L’heure du conte

L’imagination est également mise à l’honneur dans le cadre de cette exposition. Chaque mercredi et chaque dimanche jusqu’au printemps, des conteurs professionnels proposent leur version des animaux dans la ville en mille et une histoires (sur)naturelles.

Les copains cachés se dévoilent aussi sur le net

Depuis le mois d’avril, le département multimédia de l’Institut des Sciences naturelles développe un site internet lié à l’exposition qui propose chaque mois des animations, des infos et l’état d’avancement du chantier pour les curieux de 4 à 14 ans.

Dans la salle "interdite aux curieux" : la question loufoque du mois, des bricolages, des jeux, une encyclopédie évolutive et un "safari urbain ".

Tous à vos souris sur www.sciencesnaturelles.be/expo/ccbb

Safari en ville

A l’occasion de l’exposition, le Muséum des Sciences naturelles édite en guise de catalogue un récit de Willy Schuyesmans illustré par Sten qui relate les aventures d’un petit garçon et de son grand-père partis en "safari" à travers la ville.

Informations pratiques

" Copains cachés, les animaux dans la ville "

Du 18 octobre 2000 au 30 juin 2001

Muséum des sciences naturelles
Rue Vautier, 29
B-1000 Bruxelles

Heures d’ouverture

du mardi au vendredi de 9h30 à 16h45
le samedi et le dimanche de 10h00 à 18h00
fermé le lundi, le 25/12/2000 et le 1/1/2001

Durée de la visite : 1 h 20

Tarifs (exposition + salles permanentes)

  • Visites individuelles :

Adulte 250 BEF
6-17 ans, étudiants, seniors, amis de l’IRScNB, carte J et RTBF 200 BEF.

  • Groupes:

Adultes 200 BEF
Jeunes 150 BEF

Réservation obligatoire pour les groupes : 02 627 42 34

Info 24h/24 : 02 627 42 38     www.sciencesnaturelles.be

Attachée de presse :

Isabelle Jans   02 627 41 21  (fax 02 646 44 66)
Isabelle.Jans@sciencesnaturelles.be

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Parcours à travers l’exposition

Aux portes de l’exposition, des enfants vous accueillent. Dans un joyeux micro-trottoir multilingue (cris d’animaux compris), ils dévoilent leur vision des animaux en ville : ceux qu’ils ont vus, ceux qu’ils redoutent, en quoi il est dur, ou confortable, pour ces animaux de partager la ville avec nous. D’anecdote en anecdote, le temps file et voici que les portes s’ouvrent. On n’entre pas dans Copains cachés n’importe quand mais à des heures précises, comme au cinéma. Et pour cause : l’exposition commence par une projection.

Les Niouzz des copains cachés

Les enfants s’asseyent et sur l’écran apparaît Annabelle (RTBF). C’est elle qui présente le Niouzz spécial consacré aux animaux dans la ville. Elle nous livre les dernières informations sur les liens qui se tissent entre la ville et les animaux et sur leur délicate cohabitation: manifestation pour la protection des habitats des animaux, enquête sur les accidents de voitures impliquant des animaux... Elle accueille aussi la curieuse Mme Dujardin qui espionne les moindres recoins de la ville en quête d’idées d’aménagement pour son jardin. C’est tellement plus joli un jardin plein de plantes et d’animaux. Le sourire d’Annabelle en studio, les flashs d’info qui se succèdent, on se croirait à la maison devant un vrai JT.
Dès la fin du générique, l’écran se lève, révélant d’un coup l’ensemble de l’exposition. Nous découvrons une ville labyrinthe, véritable invitation à la découverte.

A chacun sa mission

Lorsqu’ils pénètrent dans cette ville à leur échelle, les enfants sont invités à prendre un petit journal. Ils y retrouvent les informations entendues à la télévision, thèmes des missions qui leur sont confiées (il y a huit missions différentes, adaptées à l’âge des enfants). Transformés en petits reporters, les enfants devront explorer la ville dans ses moindres recoins, noter tout ce qui s’y passe et répondre à cinq questions. Ils devront ouvrir grand leurs yeux, observer les quelques cent animaux naturalisés qui s’y trouvent, écouter attentivement leurs cris et leurs chants, suivre des traces, ... Les indices susceptibles de les guider dans leur mission sont dispersés partout dans la ville.

L’autre ville, celle des animaux

Pour les guider dans cette ville, les enfants disposent de l’aide de Yuri le renard, mascotte de l’exposition. Il les accompagne de zone en zone, de panneau en panneau, expliquant des instructions, montrant la route, et donnant parfois un petit coup de pouce pour trouver la bonne réponse.

Le centre ville

Le centre ville est le royaume des oiseaux. Naturalisés, ils s’offrent ici au regard de tous. Voici enfin la chance de les observer attentivement sans qu’ils s’envolent aussitôt. En poussant sur un bouton, vous entendez leurs chants. Mais les animaux se cachent aussi dans les maisons, dans les caves (cloportes et moustiques) et les greniers (coccinelles et mouches aux yeux d’or). Observez-les bien, vous les retrouverez peut-être chez vous en rentrant.
Mais faites attention où vous marchez ! Sous vos pieds, entre les pavés, la vie grouille. Voilà l’occasion de voir de près des fourmis, des abeilles solitaires, des mouches de mai.
Vous vous étonnez de voir tant d’animaux au milieu de la brique et du béton ? Une grande fresque dessinée avec humour vous explique les avantages et les inconvénients de la vie en ville pour les animaux.
Au détour d’une maison, deux ordinateurs vous attendent, l’occasion de faire la connaissance des animaux exotiques qui se sont intégrés à nos villes, d’apprendre d’où ils viennent et en quoi leur introduction dans nos régions pose (éventuellement) problème.

Les parcs et jardins

Un peu plus loin se dresse la haie d’un jardin. De grandes silhouettes animales nous rappellent que c’est là le lieu de prédilection des escargots, des écureuils, des rouge-gorges et des hérissons. Vous voulez de leurs nouvelles ? Ouvrez les boîtes aux lettres !
Des traces sillonnent le jardin. A qui appartiennent-elles ? En les suivant vous retrouverez leurs propriétaires : hermine, fouine, martre,... soigneusement dissimulés dans de petites niches.
Un nichoir est accroché. A l’intérieur, un petit film montre des mésanges et retrace la préparation du nid, la ponte, la couvaison et l’éclosion des œufs. Ces images ont été captées grâce à une caméra à infrarouge placée dans un nichoir à l’insu des oiseaux.
Dans la haie, de grandes loupes nous permettent de voir les papillons, les charançons, les guêpes qui y vivent. Leurs divers cris résonnent à vos oreilles. Un arbre trône dans le jardin mais qui y habite ? Appuyez sur une des sonnettes et un des locataires de l’arbre apparaîtra et vous expliquera de vive voix pourquoi il a choisi les hautes branches ou les racines...
Approchez-vous du vieux mur. Entre les briques, des petits écrans diffusent des images des nombreux animaux qui y trouvent refuge.

La forêt

Dans la forêt se dresse un mirador. Si vous y montez vous pourrez admirer en vol les rapaces, hérons, mouettes... qui surplombent la ville. Des jumelles sont mises à votre disposition pour en admirer les détails. En dessous, tapi dans une cabane, vous observez par de petites fenêtres un jeune chevreuil, une bécasse des bois, un putois... Voilà des animaux qui dans la réalité se laissent bien peu observer.
Un petit jeu vous apprend à décoder les traces que l’on trouve le long des chemins : dis-moi comment tu grignotes une noisette et je te dirai qui tu es !
Enfin, un petit film d’animation entièrement réalisé à l’IRSNB explique la dynamique des populations. Son titre, Le rap des copains cachés, traduit bien le style de narration adopté.

La ville la nuit

Le noir se fait, un petit spectacle commence. Yuri entraîne les enfants dans une excursion en pleine nuit. Oh ! le cri d’une chouette. Voilà un hérisson qui file dans l’herbe, le campagnol court vers son terrier, pourvu qu’il y arrive sain et sauf... Animaux naturalisés, décors et jeux de lumière : frissons garantis.

Les terrains vagues et les voies de chemin de fer

Si vous regardez entre les planches de la palissade, de nombreux animaux s’offrent à votre vue : lézards, oiseaux, insectes... A deux pas de là se trouve un terrier de renard, un petit diorama vous permet de faire la connaissance de toute la famille. C’est en empruntant les voies de chemins de fer que les renards se sont introduits en ville.

Les étangs

Quand on observe un étang, il est difficile d’imaginer toute la vie qui se déroule sous le miroir de l’eau. Ici, sans vous mouiller, vous pouvez en découvrir les secrets. Un film vous montre les étranges parades amoureuses des épinoches. Un jeu vous invite à reconnaître les pattes des canards. Dans un autre, des oiseaux ont perdu leur chemin: à vous de les aider à retrouver leur nid. Plus loin, un autre petit film vous parle des longs voyages entrepris par les crapauds et les grenouilles pour rejoindre leur étang natal et y pondre leurs œufs : un parcours plein de dangers.

La ville sous terre

Une bouche d’égout vous accueille. Aurez-vous le courage de vous y engouffrer ? La visite en vaut la peine. Les rongeurs y pullulent : rats noirs, souris, surmulots, musaraignes... A découvrir lampe de poche en main. Au détour d’un tuyau, une faille apparaît, c’est l’antre de Max, la fourmi. Un film d’animation en 3D réalisé par l’équipe Multimédia de l’Institut vous plonge dans une fourmilière et retrace la journée de Max. A quelques pas de là, un ver de terre plus grand que nature vous décrit son rôle très important pour la qualité du sol. La taupe et le bousier racontent leur vie en bande dessinée.

Le grand voyage

Vous embarquez dans une montgolfière. La ville est à vos pieds. Dans le ciel, oiseaux, chauve-souris et papillon partent en voyage. Ils quittent nos contrées pour passer l’hiver sous des cieux plus cléments. Bande sonore à l’appui, chacun raconte son histoire : pourquoi il part, comment il trouve son chemin, quels sont les dangers qu’il devra affronter.

Mission accomplie ?

A la fin du parcours, les enfants peuvent vérifier s’ils ont bien rempli leur mission en consultant les ordinateurs qui sont mis à leur disposition.

Pour terminer, encore une petite surprise. Yuri fait sa propre version des Niouzz : les humains vus par les animaux.

De ce point de vue, nous avons l’air de drôles d’oiseaux !
 

Cette exposition a été réalisée entièrement par l’équipe du Muséum des Sciences naturelles avec l’aide de la Région de Bruxelles-Capitale, des Services généraux des Affaires scientifiques, techniques et culturelles, de Fortis Banque, la RTBF, La Libre Belgique et Bruxelles 2000, ville européenne de la culture de l’an 2000
 

Publications

Safari en ville

En guise de catalogue, nous éditons un récit pour enfants écrit par Willy
Schuyesmans
et illustré par Sten.

Julien regrette beaucoup de ne pas pouvoir accompagner ses parents lors de leur voyage en Afrique. Il aurait tant aimé approcher enfin les animaux sauvages qui le passionnent.
Mais rien n'est perdu, il va loger une semaine chez son grand-père qui lui propose de partir en exploration dans la ville à la rencontre des animaux sauvages de chez nous.
Papy en connaît un bout sur la nature et Julien va de surprise en surprise.
Dans les maisons, les jardins, les terrains vagues, entre les pierres ou dans les buissons: partout se cachent de mystérieux citadins.
Finalement, on peut faire un super safari sans quitter sa ville.

A propos de l'auteur

Journaliste, passionné de nature, Willy Schuyesmans se tourna vers la littérature enfantine suite à sa rencontre avec Diane Fossey. Il réalisa l’adaptation pour les enfants de son livre "Gorilles dans la brume".
Plusieurs de ses ouvrages ont été primés.

Fiche technique

A lire seul par les enfants à partir de 8 ans, à raconter aux plus jeunes.
Titre: Safari en ville
Titre original: Op safari in de stad
Texte: Willy Schuyesmans
Illustrations: Sten
Traduction: Bernard De Wetter
Adaptation et écriture finale: Texto, SNC

Edition : Muséum des Sciences naturelles

En vente à la Boutique du Muséum au prix de 250 BEF (6,20 euros)

Copains cachés, les animaux dans la ville

A l’occasion de l’exposition, une brochure de 52 pages est également éditée.

Ecrite par Marie-Odile Beudels, chercheur à l’Institut royal des Sciences naturelles de Belgique, elle est financée par le Ministère de l'Environnement de la Région de Bruxelles-Capitale et supervisée par l'Institut Bruxellois pour la Gestion de l'Environnement.

Comme beaucoup de grandes villes, Bruxelles présente bel et bien une face grise, mais elle offre aussi une face verte, faite de nombreux parcs publics, de jardins individuels et d'une agréable espace forestier. Autant de biotopes différents où se cache une vie animale aussi passionnante que méconnue. C'est cette vie que la brochure veut faire découvrir aux enfants et à leurs parents. De page en page, les enfants pourront ouvrir tout grand leurs yeux et apprendre à découvrir par eux-mêmes le petit monde insolite qui s'offre à eux au détour d'un jardin, d'une friche, d'un étang, d'un parc ou d'un coin forestier.

En vente à la Boutique du Muséum au prix de 250 BEF (6,20 euros)

Histoires naturelles

Une Souris grise, trempez-la dans l’huile… 

Tout le monde connaît la souris grise qui nargue le chat de la voisine.
Mais savez-vous qu’elle appartient à une famille nombreuse ? Ses cousins, les mulots ordinaires, campagnols roussâtres, terrestres, souterrains, agrestes et des champs font également partie de la confrérie des grignoteurs.

La musaraigne

Attention ! Nez pointu et longue queue ne signifie pas souris. Les musaraignes sont des insectivores et elles désirent que l’on respecte leur régime ! Le passionné les rencontrera lors de ses sorties nocturnes et n’aura pas de difficulté à les reconnaître à leurs yeux minuscules et leur queue couverte de poils drus. De la musaraigne carrelet à la musaraigne musette, il pourra répertorier quelques 6 espèces dans nos régions.

" rat d’égout…dégoûtant… " : le surmulot et le rat noir

A Bruxelles, il y a du travail pour les joueurs de flûte. Espèces commensales de l’homme, les rats n’ont pas bonne presse, il parait que les rats grouillent dans nos égouts.

Pourtant, les parents ignorent souvent que la forme albinos du rat d’Egout est ce "sympathique" animal, blanc aux yeux rouges, qui court sur les épaules de vos enfants. Ceci dit, ce rat blanc rend tous les jours de grands services à la recherche médicale.

Le Surmulot, ou rat d’égout, a envahi l’Europe au cours du 18éme siècle. Il recherche l’humidité car ses besoins en eau sont considérables. Il occupe volontiers les parties basses des constructions humaines.

Excellent grimpeur, son cousin, le rat noir, affectionne plus particulièrement les endroits secs et chauds. On le retrouve dans les constructions, surtout les combles.

Peu aimé, craint, le rat noir figure dans les légendes et les sombres souvenirs d’épidémies de peste.

Originaire d’Asie du sud-est, il a envahi l’Europe à la fin du Moyen Age. Ses populations ont eu tendance à diminuer avec l’arrivée du surmulot en Europe. Il se différencie de ce dernier par sa queue charnue, écailleuse, dépourvue de poils. Actuellement, l’espèce est considérée comme en déclin. A Bruxelles, cependant, le rat noir est encore présent, comme l’atteste l’examen de pelotes de réjection de Hibou moyen duc.

" Bavarde comme une Pie "

Beaucoup de gens s’alarment, en ville, de voir les densités de la "voleuse" atteindre des proportions impressionnantes et de la voir commettre des méfaits parmi leurs petits protégés. Mais à y regarder de plus près s’agit-il d’une inquiétude légitime ou plutôt d’une difficulté d’accepter la prédation à sa porte. Et que penser des attaques dévastatrices de nos gentils matous ?

Bien que la pie fût qualifiée de "commune" autour de l’agglomération au siècle passé, sa pénétration en ville date surtout des années d’après guerre. La population s’est accrue au fil des années pour déboucher sur une véritable explosion démographique : à Uccle, on a compté jusqu’à 31 nids sur 1 km².

La Corneille 

Un petit jogging matinal dans le bois de la Cambre et on se croirait figurant dans le film " Les oiseaux " d’Hitchcok. Concert de croassements, ciel obscurci de dizaines d’oiseaux au noir plumage. Mais d’où viennent donc ces oiseaux au bec impressionnant ?
Depuis 1955, avec une accélération au cours des années septante, la corneille s’installe de plus en plus dans les quartiers urbanisés. Elle profite vraisemblablement de l’absence de prédateurs naturels et de l’abondance des déchets ménagers.

Capuchon noir, capuchon blanc : la mouette rieuse

La mouette rieuse de Gaston Lagaffe anime de ses cris rauques le paysage bruxellois. Les enfants prennent plaisir à les nourrir le dimanche matin et à suivre leur vol sur les étangs. Savent-ils que les oiseaux qui se disputent, en hiver, leurs restes de biscuits sont originaires des pays baltes, de Scandinavie et de Russie. En été, les mouettes sont moins nombreuses. Ce sont essentiellement des oiseaux qui nichent à la côte ou aux Pays-Bas. On ignore aussi très souvent, que des milliers de mouettes survolent la Région, voyageant entre leurs dortoirs et les dépotoirs où elles trouvent de la nourriture en abondance.

Une Hirondelle amène le printemps…

Charmant dicton. Mais nos enfants le connaissent-ils encore ?
Et puis, ne confondons-nous pas souvent hirondelles et martinets ?
L’hirondelle de cheminée ne s’adapte guère à la ville dense. Elle aime les locaux ouverts en permanence : remises, ateliers, cabanes de jardin, écuries.
L’hirondelle de fenêtre a, quant à elle, troqué les falaises rocheuses contre la pierre et la brique de nos constructions. Elle aime placer son nid sous les balcons et certaines colonies s’établissent tantôt dans des rues étroites, tantôt sur de larges boulevards. Sa population semble s’est réduite d’un quart depuis dix ans. Ces remarquables bâtisseuses ont, en ville, de plus en plus de mal à trouver la boue dont elles ont besoin pour confectionner le berceau de leur progéniture.
A Bruxelles, une autre hirondelle, celle de rivage, nichait anciennement, notamment le long de la vallée de la Woluwe où elle creusait ses galeries dans les carrières de sable et de grès. Elle a quitté la capitale depuis 1978.
Abondant, le martinet noir niche dans tous les quartiers densément bâtis, et même en plein centre ville. Omniprésents dans le ciel, les martinets nichent dans les petits trous de bâtiments, assez haut, souvent sous les toits, les corniches.

Le faucon crécerelle, le faucon pèlerin

Dans les années 50, ce faucon ne séjournait qu’à l’occasion dans les parcs de grandes villes. Actuellement bien réparti dans les agglomérations, ce rapace, qui, dans les centres urbains se nourrit principalement de moineaux domestiques, niche sur les grands arbres des parcs mais aussi sur les clochers des églises ou sur les bâtiments élevés.

Le héron cendré

Qui n’a pas, ces dernières années, admiré aux bords de nos étangs la silhouette de ce pêcheur immobile et patient ? Certains pêcheurs du genre "Homo sapiens" prétendent que les pattes du héron distillent dans l’eau une substance huileuse qui attire les poissons…

Autrefois persécuté et considéré comme farouche, ce bel oiseau au plumage gris uniforme, à la huppe et aux longues pattes, se laisse à présent facilement approcher par les promeneurs paisibles.

Le Domaine royal de Laeken abrite la plus grande colonie de héron cendré de Belgique : en 1990, on y a recensé quelque 200 couples nicheurs. De ce point, ils rayonnent et vont se nourrir, de nuit comme de jour, sur nos étangs... et Bruxelles est constamment survolée par ces grands échassiers.

L’écureuil roux

Hôte charmant de nos parcs et de nos jardins, l’écureuil roux se construit ou aménage au cours de la belle saison plusieurs logis auxquels il donne, suivant le temps, la préférence. Solidement ancré à la fourche de quelques branches, le nid familial, petite boule de mousse tapissée de feuilles, résiste au vent et à l’humidité des fortes pluies. A l’automne, notre lutin s’active et remplit ses cachettes. Il n’hiberne pas, mais reste à l’abri et s’il ne fait pas trop froid, va visiter ses cachettes.

Présent en Forêt de Soignes, notre écureuil se trouve aussi dans les parcs de la périphérie bruxelloise et les quartiers résidentiels bien arborés.

Acrobates nocturnes : les chauves-souris

Méconnues, souvent craintes, les chauves-souris de nos régions sont insectivores. On a calculé que, sur une année d’activité (en moyenne 100 jours), chaque individu pouvait prélever de 300 g à 2 kg d’insectes. Un insecticide naturel sans danger …

Dix-huit espèces de chauves-souris se partagent l’espace nocturne. Certaines sont liées aux milieux forestiers, d’autres ont trouvé dans nos habitations humaines des gîtes adéquats. Elles ont nos étangs, nos parcs et nos zones arborées comme terrains de chasse privilégiés. Elles changent de gîtes selon les saisons et donnent souvent, en été, des frayeurs aux habitants qui les découvrent dans leurs greniers ou derrière une tenture. Faute de bien connaître leurs habitudes, nous participons à leur déclin en les privant de leurs gîtes : les vieux arbres sont coupés, les entrées des tunnels désaffectés sont bouchées, les greniers aménagés.

Pagaille dans les basses-cours : la fouine, la belette, l’hermine, et le putois

Aujourd’hui protégés, ces petits carnivores, plein de charme et d’élégance, ont été férocement poursuivis et massacrés. Mis à mal par des appellations diverses telles que "puants" ou "mordants", la fouine et ses cousins, le putois, l’hermine ou la belette, sont accablés de nombreux défauts par les chasseurs et les éleveurs de poules.

La fouine, animal nocturne, beaucoup plus grande que la belette ou l’hermine, extrêmement agile, ne craint pas le voisinage de l’homme et peut coloniser, en ville, des quartiers résidentiels avec parcs et jardins. Carnivore, elle se nourrit essentiellement de petits mammifères et d’oiseaux…et n’hésite pas à faire quelques destructions dans les poulaillers.

La belette et l’hermine se ressemblent très fort, particulièrement en pelage d’été. L’hermine a cependant le bout de la queue noire et blanchit plus ou moins complètement en hiver ; elle ne garde de sombre que son pinceau de poils noirs.

Les variations de couleur chez le putois sont nombreuses ; on trouve des putois presque noirs, d’autres plus clairs. Mais ce qui le distingue nettement, c’est sa face tachetée de blanc jaunâtre et ses oreilles bordées de blanc. Carnivore nocturne, il s’établit dans des habitats variés et son régime alimentaire englobe une grande variété d’espèces. Difficile à observer, la présence du putois en Forêt de Soignes est connue de longue date et sa présence est signalée dans d’autres parcs et zones vertes de la Région bruxelloise.

L’ermite de nos forêts : Monsieur Blaireau

Bien connu des histoires d’enfants où il tient souvent le rôle du patriarche de la forêt, ce mammifère nocturne, casanier et discret, fait pourtant partie de ces animaux qu’on ne rencontre pour ainsi dire jamais. En Région bruxelloise, il ne semble avoir existé qu’en Forêt de Soignes où il s’est maintenu jusqu’au début des années 1990, avec une éclipse probable dans les années 1970 : il fut souvent victime du gazage des terriers de renards.

Concerts sur nos étangs : les crapauds et grenouilles rousses

Ils commencent à avoir bonne presse nos crapauds grâce aux actions de sauvetage qui se font chaque printemps à grands renforts de bras bénévoles pour porter les seaux qui les transportent du bord de routes dangereuses jusqu’aux étangs où ils se reproduisent. Mais savez-vous que peu d’animaux ont des yeux aussi remarquables que les crapauds ? Avec un champ visuel exceptionnel, ils peuvent surveiller tout l’horizon sans devoir tourner la tête

Trotte menu : le Hérisson

Trottinant dans nos jardins, essentiellement crépusculaires et nocturnes, les hérissons sont insectivores, on le sait, mais se régalent aussi de vers, de mulots, de campagnols, de souris, de fruits, de baies et de champignons. Cinq mois par an, ils hibernent profondément à l’abri d’un vieux mur, sous un tas de bois ou de feuilles, sous une haie touffue ou au fond d’une cavité creusée sous une souche.

Pour leur survie, il faut maintenir des corridors et des couloirs de déplacement, ne plus supprimer les connections entre jardins, préserver les talus, les chemins creux, les aires de broussailles et … les vieux tas de bois.

Maître Renard

Rusé, discret, opportuniste, ce quadrupède malicieux sort de ses bois et n’hésite plus à visiter nos rues, nos poulaillers et nos poubelles. Depuis quelques temps, il fait naître bien des polémiques... Certains le détestent, la majorité l’adore.

La colonisation de la périphérie bruxelloise par le renard date du début des années septante. Un inventaire systématique des sites semi-naturels et des espaces verts de la Région Bruxelloise a permis de confirmer sa présence dans une très grande partie de l’agglomération.

Les exotiques

Les perruches à collier et perriches jeunes-veuves sont des animaux exotiques échappés de captivité, qui survivent à l’hiver grâce à la nourriture offerte par les citoyens.

En 1974, une quarantaine de perruches ont été lâchées sur le plateau du Heyzel. De là, elles ont rapidement essaimé dans la périphérie Nord de Bruxelles et puis vers d’autres zones urbaines. Les perruches à collier sont quotidiennement observées, soir et matin, le long des trajets qui les mènent à leurs dortoirs. Elles nichent dans les cavités et pourraient localement entrer en compétition avec les oiseaux cavernicoles indigènes.

Originaires d’Amérique du sud, échappées ou relâchées de captivité, les perriches se sont installées à Uccle en 1979. Cette espèce s’est fixée à Bruxelles dans un milieu nettement plus urbanisé que la perruche à collier. Elles construisent de gros nids coloniaux sur un poteau électrique, une conduite d’aération ou un arbre.

Beaucoup plus petit que notre écureuil roux, le Tamias ne peut être confondu avec notre mangeur de noisettes à la queue en panache. Il n’est pas indigène en Belgique et son apparition en Forêt de Soignes date du début des années septante : quelques animaux lâchés de captivité ont ainsi créé une population qui paraît stable. Entrent-ils en concurrence avec notre écureuil roux ?

La limace espagnole vient de l’Europe du Sud. Au début des années septante, on a signalé les premières limaces au sud du pays, mais à présent, elles avancent vers le Nord. Ces dernières années, elles se sont dangereusement multipliées. Cette limace est beaucoup plus vorace que notre limace rouge et peut détruire l’agriculture et l’horticulture. C’est pourquoi on recherche actuellement une méthode naturelle pour lutter contre son invasion. On pense notamment à utiliser certains carabidés qui s’en nourrissent.

Les fourmis pharaon sont des fourmis jaune brunâtre plus petites que notre fourmi noire. Elles sont originaires de l’Asie du sud-est. Au début du 19e siècle, elles sont arrivées en Europe. Dans notre pays, elles sont présentes dans la plupart des grandes villes, principalement à Bruxelles et à Anvers. Tandis que nos fourmis construisent leur nid dehors, ces petites fourmis ont besoin de chaleur et construisent alors leurs nids dans la maison. Elles se répandent très vite à travers des fentes quasi invisibles et passent d’un logement à l’autre.

Les oiseaux ne sont pas seuls à migrer

Chaque printemps, les vanesses font un voyage exceptionnel de plusieurs centaines de kilomètres. Ces papillons, qui partent du Sud de l’Europe, parfois même d’Afrique, traversent toute l’Europe pour arriver enfin dans notre pays. Ils passent l’été ici pour pondre leurs œufs. A l’automne, une partie des papillons nouveau-nés partent pour le sud, tandis que les autres passent l’hiver ici ou meurent tout simplement. La vanesse défend son territoire - une partie d’une haie par exemple - dont elle chasse tous les autres papillons.

Moins d’insectes, moins de fleurs

Depuis toujours les plantes et les insectes vivent ensemble. De nombreux insectes se nourrissent des plantes sous forme de nectar ou de pollen. En échange, ils transportent le pollen et aident ainsi à la pollinisation des fleurs. De nombreuses plantes ne peuvent former des graines sans l'aide des insectes. Maintenant, il est possible d’acheter auprès des firmes spécialisées des nids de bourdons : les maraîchers et fruiticulteurs les utilisent pour polliniser les plantes en serre.

Un géant parmi nos coléoptères : le cerf-volant

Dans nos régions, le cerf-volant est de plus en plus rare. Il a même disparu de la Forêt de Soignes et l’unique lieu où l’on puisse l'observer est un quartier résidentiel de Boitsfort à quelques centaines de mètres de la forêt.

Des nichoirs pour... abeilles, bourdons et guêpes

Toutes les espèces d’abeilles, bourdons et guêpes ne vivent pas en colonies ! La plupart vivent en solitaire. Creusez quelques trous de différentes grandeurs dans un bloc de bois ou dans une brique et pendez cela dans un endroit bien ensoleillé. Toutes sortes d’abeilles solitaires, bourdons et guêpes en profiteront sûrement !

La coccinelle : un insecticide naturel efficace...

Souffrez-vous d’une invasion de pucerons dans votre jardin ? Vous pouvez résoudre ce problème en vous procurant des coccinelles ! Tant les larves que les adultes se nourrissent essentiellement de pucerons. Un adulte mange quelques 150 pucerons par jour. A Paris, on lâche chaque année dans les parcs quelques dizaines de milliers de larves pour lutter contre les pucerons.

Savez-vous que...

... un seul chêne peut abriter à peu près 300 espèces d’insectes différentes ?

... la nature est omniprésente, même parmi les pierres au milieu de la ville ? Des cloportes et des insectes tels que les fourmis et les abeilles solitaires se faufilent entre les pavés pour creuser un trou dans le sable.

... les fils de soie d’une araignée sont beaucoup plus résistants qu’un fil d’acier de la même épaisseur ?

... les fourmis rousses entraînent une quantité incroyable de nourriture vers leurs nids : chenilles, larves de coléoptères et d’autres insectes que l’homme considère comme nuisibles ?

... la plupart des insectes, comme le cafard, la calandre et la mite, présents dans les maisons et le textile sont originaires des tropiques ? Grâce au chauffage de nos maisons, ces insectes n’ont pas eu de peine à s'adapter.

... les guêpes ne sont pas seulement des insectes dangereux ? Elles sont aussi utiles, puisque leurs larves se nourrissent d’insectes "nuisibles", comme par exemple les pucerons, les chenilles et les mouches.

... les égouts abritent non seulement des rats, mais aussi d’autres animaux comme par exemple des araignées, des cafards, des gammares...?

... les abeilles solitaires creusent d’abord un petit trou dans le sable, y déposent du pollen, du nectar et leurs œufs et le ferment ensuite pour ne plus.
 

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expo copains cachés les animaux dans la ville   © 2000 IRScNB 26-06-2001