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Parcours à travers l’exposition
Aux portes de l’exposition, des enfants vous
accueillent. Dans un joyeux micro-trottoir multilingue (cris d’animaux
compris), ils dévoilent leur vision des animaux en ville : ceux qu’ils
ont vus, ceux qu’ils redoutent, en quoi il est dur, ou confortable,
pour ces animaux de partager la ville avec nous. D’anecdote en
anecdote, le temps file et voici que les portes s’ouvrent. On n’entre
pas dans Copains cachés n’importe quand mais à des heures précises,
comme au cinéma. Et pour cause : l’exposition commence par une
projection.
Les Niouzz des copains cachés
Les enfants s’asseyent et sur l’écran apparaît
Annabelle (RTBF). C’est elle qui présente le Niouzz spécial
consacré aux animaux dans la ville. Elle nous livre les dernières
informations sur les liens qui se tissent entre la ville et les
animaux et sur leur délicate cohabitation: manifestation pour la
protection des habitats des animaux, enquête sur les accidents de
voitures impliquant des animaux... Elle accueille aussi la curieuse Mme
Dujardin qui espionne les moindres recoins de la ville en quête d’idées
d’aménagement pour son jardin. C’est tellement plus joli un jardin
plein de plantes et d’animaux. Le sourire d’Annabelle en studio, les
flashs d’info qui se succèdent, on se croirait à la maison devant un
vrai JT.
Dès la fin du générique, l’écran se lève, révélant d’un coup
l’ensemble de l’exposition. Nous découvrons une ville labyrinthe,
véritable invitation à la découverte.
A chacun sa mission
Lorsqu’ils pénètrent dans cette ville à leur
échelle, les enfants sont invités à prendre un petit journal. Ils y
retrouvent les informations entendues à la télévision, thèmes des
missions qui leur sont confiées (il y a huit missions différentes,
adaptées à l’âge des enfants). Transformés en petits reporters,
les enfants devront explorer la ville dans ses moindres recoins, noter
tout ce qui s’y passe et répondre à cinq questions. Ils devront
ouvrir grand leurs yeux, observer les quelques cent animaux naturalisés
qui s’y trouvent, écouter attentivement leurs cris et leurs chants,
suivre des traces, ... Les indices susceptibles de les guider dans leur
mission sont dispersés partout dans la ville.
L’autre ville, celle des animaux
Pour les guider dans cette ville, les enfants
disposent de l’aide de Yuri le renard, mascotte de l’exposition. Il
les accompagne de zone en zone, de panneau en panneau, expliquant des
instructions, montrant la route, et donnant parfois un petit coup de
pouce pour trouver la bonne réponse.
Le centre ville
Le centre ville est le royaume des oiseaux.
Naturalisés, ils s’offrent ici au regard de tous. Voici enfin la
chance de les observer attentivement sans qu’ils s’envolent
aussitôt. En poussant sur un bouton, vous entendez leurs chants. Mais
les animaux se cachent aussi dans les maisons, dans les caves (cloportes
et moustiques) et les greniers (coccinelles et mouches aux yeux d’or).
Observez-les bien, vous les retrouverez peut-être chez vous en
rentrant.
Mais faites attention où vous marchez ! Sous vos pieds, entre les
pavés, la vie grouille. Voilà l’occasion de voir de près des
fourmis, des abeilles solitaires, des mouches de mai.
Vous vous étonnez de voir tant d’animaux au milieu de la brique et du
béton ? Une grande fresque dessinée avec humour vous explique les
avantages et les inconvénients de la vie en ville pour les animaux.
Au détour d’une maison, deux ordinateurs vous attendent, l’occasion
de faire la connaissance des animaux exotiques qui se sont intégrés à
nos villes, d’apprendre d’où ils viennent et en quoi leur
introduction dans nos régions pose (éventuellement) problème.
Les parcs et jardins
Un peu plus loin se dresse la haie d’un jardin. De
grandes silhouettes animales nous rappellent que c’est là le lieu de
prédilection des escargots, des écureuils, des rouge-gorges et des
hérissons. Vous voulez de leurs nouvelles ? Ouvrez les boîtes aux
lettres !
Des traces sillonnent le jardin. A qui appartiennent-elles ? En les
suivant vous retrouverez leurs propriétaires : hermine, fouine,
martre,... soigneusement dissimulés dans de petites niches.
Un nichoir est accroché. A l’intérieur, un petit film montre des
mésanges et retrace la préparation du nid, la ponte, la couvaison et l’éclosion
des œufs. Ces images ont été captées grâce à une caméra à
infrarouge placée dans un nichoir à l’insu des oiseaux.
Dans la haie, de grandes loupes nous permettent de voir les papillons,
les charançons, les guêpes qui y vivent. Leurs divers cris résonnent
à vos oreilles. Un arbre trône dans le jardin mais qui y habite ?
Appuyez sur une des sonnettes et un des locataires de l’arbre
apparaîtra et vous expliquera de vive voix pourquoi il a choisi les
hautes branches ou les racines...
Approchez-vous du vieux mur. Entre les briques, des petits écrans
diffusent des images des nombreux animaux qui y trouvent refuge.
La forêt
Dans la forêt se dresse un mirador. Si vous y montez
vous pourrez admirer en vol les rapaces, hérons, mouettes... qui
surplombent la ville. Des jumelles sont mises à votre disposition pour
en admirer les détails. En dessous, tapi dans une cabane, vous observez
par de petites fenêtres un jeune chevreuil, une bécasse des bois, un
putois... Voilà des animaux qui dans la réalité se laissent bien peu
observer.
Un petit jeu vous apprend à décoder les traces que l’on trouve le
long des chemins : dis-moi comment tu grignotes une noisette et je
te dirai qui tu es !
Enfin, un petit film d’animation entièrement réalisé à l’IRSNB
explique la dynamique des populations. Son titre, Le rap des copains
cachés, traduit bien le style de narration adopté.
La ville la nuit
Le noir se fait, un petit spectacle commence. Yuri
entraîne les enfants dans une excursion en pleine nuit. Oh ! le
cri d’une chouette. Voilà un hérisson qui file dans l’herbe, le
campagnol court vers son terrier, pourvu qu’il y arrive sain et
sauf... Animaux naturalisés, décors et jeux de lumière :
frissons garantis.
Les terrains vagues et les voies de chemin de fer
Si vous regardez entre les planches de la palissade,
de nombreux animaux s’offrent à votre vue : lézards, oiseaux,
insectes... A deux pas de là se trouve un terrier de renard, un petit
diorama vous permet de faire la connaissance de toute la famille. C’est
en empruntant les voies de chemins de fer que les renards se sont
introduits en ville.
Les étangs
Quand on observe un étang, il est difficile d’imaginer
toute la vie qui se déroule sous le miroir de l’eau. Ici, sans vous
mouiller, vous pouvez en découvrir les secrets. Un film vous montre les
étranges parades amoureuses des épinoches. Un jeu vous invite à
reconnaître les pattes des canards. Dans un autre, des oiseaux ont
perdu leur chemin: à vous de les aider à retrouver leur nid. Plus
loin, un autre petit film vous parle des longs voyages entrepris par les
crapauds et les grenouilles pour rejoindre leur étang natal et y pondre
leurs œufs : un parcours plein de dangers.
La ville sous terre
Une bouche d’égout vous accueille. Aurez-vous le
courage de vous y engouffrer ? La visite en vaut la peine. Les
rongeurs y pullulent : rats noirs, souris, surmulots,
musaraignes... A découvrir lampe de poche en main. Au détour d’un
tuyau, une faille apparaît, c’est l’antre de Max, la fourmi. Un
film d’animation en 3D réalisé par l’équipe Multimédia de l’Institut
vous plonge dans une fourmilière et retrace la journée de Max. A
quelques pas de là, un ver de terre plus grand que nature vous décrit
son rôle très important pour la qualité du sol. La taupe et le
bousier racontent leur vie en bande dessinée.
Le grand voyage
Vous embarquez dans une montgolfière. La ville est
à vos pieds. Dans le ciel, oiseaux, chauve-souris et papillon partent
en voyage. Ils quittent nos contrées pour passer l’hiver sous des
cieux plus cléments. Bande sonore à l’appui, chacun raconte son
histoire : pourquoi il part, comment il trouve son chemin, quels
sont les dangers qu’il devra affronter.
Mission accomplie ?
A la fin du parcours, les enfants peuvent vérifier s’ils ont bien
rempli leur mission en consultant les ordinateurs qui sont mis à leur
disposition.
Pour terminer, encore une petite surprise. Yuri fait sa propre
version des Niouzz : les humains vus par les animaux.
De ce point de vue, nous avons l’air de drôles d’oiseaux !
Cette exposition a été réalisée entièrement par
l’équipe du Muséum des Sciences naturelles avec l’aide de la
Région de Bruxelles-Capitale, des Services généraux des Affaires
scientifiques, techniques et culturelles, de Fortis Banque, la RTBF, La
Libre Belgique et Bruxelles 2000, ville européenne de la culture de l’an
2000
 
Publications
Safari en ville
En guise de catalogue, nous éditons un récit pour
enfants écrit par Willy
Schuyesmans et illustré par Sten.
Julien regrette beaucoup de ne pas pouvoir
accompagner ses parents lors de leur voyage en Afrique. Il aurait tant
aimé approcher enfin les animaux sauvages qui le passionnent.
Mais rien n'est perdu, il va loger une semaine chez son grand-père qui
lui propose de partir en exploration dans la ville à la rencontre des
animaux sauvages de chez nous.
Papy en connaît un bout sur la nature et Julien va de surprise en
surprise.
Dans les maisons, les jardins, les terrains vagues, entre les pierres ou
dans les buissons: partout se cachent de mystérieux citadins.
Finalement, on peut faire un super safari sans quitter sa ville.
A propos de l'auteur
Journaliste, passionné de nature, Willy Schuyesmans se tourna vers
la littérature enfantine suite à sa rencontre avec Diane Fossey. Il
réalisa l’adaptation pour les enfants de son livre "Gorilles
dans la brume".
Plusieurs de ses ouvrages ont été primés.
Fiche technique
A lire seul par les enfants à partir de 8 ans, à raconter aux plus
jeunes.
Titre: Safari en ville
Titre original: Op safari in de stad
Texte: Willy Schuyesmans
Illustrations: Sten
Traduction: Bernard De Wetter
Adaptation et écriture finale: Texto, SNC
Edition : Muséum des Sciences naturelles
En vente à la Boutique du Muséum au prix de 250 BEF (6,20 euros)
Copains cachés, les animaux dans la ville
A l’occasion de l’exposition, une brochure de 52 pages est
également éditée.
Ecrite par Marie-Odile Beudels, chercheur à l’Institut royal des
Sciences naturelles de Belgique, elle est financée par le Ministère de
l'Environnement de la Région de Bruxelles-Capitale et supervisée par
l'Institut Bruxellois pour la Gestion de l'Environnement.
Comme beaucoup de grandes villes, Bruxelles présente bel et bien une
face grise, mais elle offre aussi une face verte, faite de nombreux
parcs publics, de jardins individuels et d'une agréable espace
forestier. Autant de biotopes différents où se cache une vie animale
aussi passionnante que méconnue. C'est cette vie que la brochure veut
faire découvrir aux enfants et à leurs parents. De page en page, les
enfants pourront ouvrir tout grand leurs yeux et apprendre à découvrir
par eux-mêmes le petit monde insolite qui s'offre à eux au détour
d'un jardin, d'une friche, d'un étang, d'un parc ou d'un coin
forestier.
En vente à la Boutique du Muséum au prix de 250 BEF (6,20 euros)
 
Histoires naturelles
Une Souris grise, trempez-la dans l’huile…
Tout le monde connaît la souris grise qui nargue le chat de la
voisine.
Mais savez-vous qu’elle appartient à une famille nombreuse ? Ses
cousins, les mulots ordinaires, campagnols roussâtres, terrestres,
souterrains, agrestes et des champs font également partie de la
confrérie des grignoteurs.
La musaraigne
Attention ! Nez pointu et longue queue ne
signifie pas souris. Les musaraignes sont des insectivores et elles
désirent que l’on respecte leur régime ! Le passionné les
rencontrera lors de ses sorties nocturnes et n’aura pas de difficulté
à les reconnaître à leurs yeux minuscules et leur queue couverte de
poils drus. De la musaraigne carrelet à la musaraigne musette, il
pourra répertorier quelques 6 espèces dans nos régions.
" rat d’égout…dégoûtant… " : le surmulot
et le rat noir
A Bruxelles, il y a du travail pour les joueurs de
flûte. Espèces commensales de l’homme, les rats n’ont pas bonne
presse, il parait que les rats grouillent dans nos égouts.
Pourtant, les parents ignorent souvent que la forme
albinos du rat d’Egout est ce "sympathique" animal, blanc
aux yeux rouges, qui court sur les épaules de vos enfants. Ceci dit, ce
rat blanc rend tous les jours de grands services à la recherche
médicale.
Le Surmulot, ou rat d’égout, a envahi l’Europe
au cours du 18éme siècle. Il recherche l’humidité car ses besoins
en eau sont considérables. Il occupe volontiers les parties basses des
constructions humaines.
Excellent grimpeur, son cousin, le rat noir,
affectionne plus particulièrement les endroits secs et chauds. On le
retrouve dans les constructions, surtout les combles.
Peu aimé, craint, le rat noir figure dans les
légendes et les sombres souvenirs d’épidémies de peste.
Originaire d’Asie du sud-est, il a envahi l’Europe
à la fin du Moyen Age. Ses populations ont eu tendance à diminuer avec
l’arrivée du surmulot en Europe. Il se différencie de ce dernier par
sa queue charnue, écailleuse, dépourvue de poils. Actuellement, l’espèce
est considérée comme en déclin. A Bruxelles, cependant, le rat noir
est encore présent, comme l’atteste l’examen de pelotes de
réjection de Hibou moyen duc.
" Bavarde comme une Pie "
Beaucoup de gens s’alarment, en ville, de voir les
densités de la "voleuse" atteindre des proportions
impressionnantes et de la voir commettre des méfaits parmi leurs petits
protégés. Mais à y regarder de plus près s’agit-il d’une
inquiétude légitime ou plutôt d’une difficulté d’accepter la
prédation à sa porte. Et que penser des attaques dévastatrices de nos
gentils matous ?
Bien que la pie fût qualifiée de
"commune" autour de l’agglomération au siècle passé, sa
pénétration en ville date surtout des années d’après guerre. La
population s’est accrue au fil des années pour déboucher sur une
véritable explosion démographique : à Uccle, on a compté
jusqu’à 31 nids sur 1 km².
La Corneille
Un petit jogging matinal dans le bois de la Cambre et on se croirait
figurant dans le film " Les oiseaux " d’Hitchcok.
Concert de croassements, ciel obscurci de dizaines d’oiseaux au noir
plumage. Mais d’où viennent donc ces oiseaux au bec
impressionnant ?
Depuis 1955, avec une accélération au cours des années septante, la
corneille s’installe de plus en plus dans les quartiers urbanisés.
Elle profite vraisemblablement de l’absence de prédateurs naturels et
de l’abondance des déchets ménagers.
Capuchon noir, capuchon blanc : la mouette rieuse
La mouette rieuse de Gaston Lagaffe anime de ses cris
rauques le paysage bruxellois. Les enfants prennent plaisir à les
nourrir le dimanche matin et à suivre leur vol sur les étangs.
Savent-ils que les oiseaux qui se disputent, en hiver, leurs restes de
biscuits sont originaires des pays baltes, de Scandinavie et de Russie.
En été, les mouettes sont moins nombreuses. Ce sont essentiellement
des oiseaux qui nichent à la côte ou aux Pays-Bas. On ignore aussi
très souvent, que des milliers de mouettes survolent la Région,
voyageant entre leurs dortoirs et les dépotoirs où elles trouvent de
la nourriture en abondance.
Une Hirondelle amène le printemps…
Charmant dicton. Mais nos enfants le connaissent-ils
encore ?
Et puis, ne confondons-nous pas souvent hirondelles et martinets ?
L’hirondelle de cheminée ne s’adapte guère à la ville dense. Elle
aime les locaux ouverts en permanence : remises, ateliers, cabanes
de jardin, écuries.
L’hirondelle de fenêtre a, quant à elle, troqué les falaises
rocheuses contre la pierre et la brique de nos constructions. Elle aime
placer son nid sous les balcons et certaines colonies s’établissent
tantôt dans des rues étroites, tantôt sur de larges boulevards. Sa
population semble s’est réduite d’un quart depuis dix ans. Ces
remarquables bâtisseuses ont, en ville, de plus en plus de mal à
trouver la boue dont elles ont besoin pour confectionner le berceau de
leur progéniture.
A Bruxelles, une autre hirondelle, celle de rivage, nichait
anciennement, notamment le long de la vallée de la Woluwe où elle
creusait ses galeries dans les carrières de sable et de grès. Elle a
quitté la capitale depuis 1978.
Abondant, le martinet noir niche dans tous les quartiers densément
bâtis, et même en plein centre ville. Omniprésents dans le ciel, les
martinets nichent dans les petits trous de bâtiments, assez haut,
souvent sous les toits, les corniches.
Le faucon crécerelle, le faucon pèlerin
Dans les années 50, ce faucon ne séjournait qu’à
l’occasion dans les parcs de grandes villes. Actuellement bien
réparti dans les agglomérations, ce rapace, qui, dans les centres
urbains se nourrit principalement de moineaux domestiques, niche sur les
grands arbres des parcs mais aussi sur les clochers des églises ou sur
les bâtiments élevés.
Le héron cendré
Qui n’a pas, ces dernières années, admiré aux bords de nos
étangs la silhouette de ce pêcheur immobile et patient ? Certains
pêcheurs du genre "Homo sapiens" prétendent que les pattes
du héron distillent dans l’eau une substance huileuse qui attire les
poissons…
Autrefois persécuté et considéré comme farouche,
ce bel oiseau au plumage gris uniforme, à la huppe et aux longues
pattes, se laisse à présent facilement approcher par les promeneurs
paisibles.
Le Domaine royal de Laeken abrite la plus grande
colonie de héron cendré de Belgique : en 1990, on y a recensé
quelque 200 couples nicheurs. De ce point, ils rayonnent et vont se
nourrir, de nuit comme de jour, sur nos étangs... et Bruxelles est
constamment survolée par ces grands échassiers.
L’écureuil roux
Hôte charmant de nos parcs et de nos jardins, l’écureuil
roux se construit ou aménage au cours de la belle saison plusieurs
logis auxquels il donne, suivant le temps, la préférence. Solidement
ancré à la fourche de quelques branches, le nid familial, petite boule
de mousse tapissée de feuilles, résiste au vent et à l’humidité
des fortes pluies. A l’automne, notre lutin s’active et remplit ses
cachettes. Il n’hiberne pas, mais reste à l’abri et s’il ne fait
pas trop froid, va visiter ses cachettes.
Présent en Forêt de Soignes, notre écureuil se
trouve aussi dans les parcs de la périphérie bruxelloise et les
quartiers résidentiels bien arborés.
Acrobates nocturnes : les chauves-souris
Méconnues, souvent craintes, les chauves-souris de
nos régions sont insectivores. On a calculé que, sur une année d’activité
(en moyenne 100 jours), chaque individu pouvait prélever de 300 g
à 2 kg d’insectes. Un insecticide naturel sans danger …
Dix-huit espèces de chauves-souris se partagent l’espace
nocturne. Certaines sont liées aux milieux forestiers, d’autres ont
trouvé dans nos habitations humaines des gîtes adéquats. Elles ont
nos étangs, nos parcs et nos zones arborées comme terrains de chasse
privilégiés. Elles changent de gîtes selon les saisons et donnent
souvent, en été, des frayeurs aux habitants qui les découvrent dans
leurs greniers ou derrière une tenture. Faute de bien connaître leurs
habitudes, nous participons à leur déclin en les privant de leurs
gîtes : les vieux arbres sont coupés, les entrées des tunnels
désaffectés sont bouchées, les greniers aménagés.
Pagaille dans les basses-cours : la fouine, la belette, l’hermine,
et le putois
Aujourd’hui protégés, ces petits carnivores, plein de charme et d’élégance,
ont été férocement poursuivis et massacrés. Mis à mal par des
appellations diverses telles que "puants" ou
"mordants", la fouine et ses cousins, le putois, l’hermine
ou la belette, sont accablés de nombreux défauts par les chasseurs et
les éleveurs de poules.
La fouine, animal nocturne, beaucoup plus grande que la belette ou l’hermine,
extrêmement agile, ne craint pas le voisinage de l’homme et peut
coloniser, en ville, des quartiers résidentiels avec parcs et jardins.
Carnivore, elle se nourrit essentiellement de petits mammifères et d’oiseaux…et
n’hésite pas à faire quelques destructions dans les poulaillers.
La belette et l’hermine se ressemblent très fort,
particulièrement en pelage d’été. L’hermine a cependant le bout
de la queue noire et blanchit plus ou moins complètement en
hiver ; elle ne garde de sombre que son pinceau de poils noirs.
Les variations de couleur chez le putois sont nombreuses ; on
trouve des putois presque noirs, d’autres plus clairs. Mais ce qui le
distingue nettement, c’est sa face tachetée de blanc jaunâtre et ses
oreilles bordées de blanc. Carnivore nocturne, il s’établit dans des
habitats variés et son régime alimentaire englobe une grande variété
d’espèces. Difficile à observer, la présence du putois en Forêt de
Soignes est connue de longue date et sa présence est signalée dans d’autres
parcs et zones vertes de la Région bruxelloise.
L’ermite de nos forêts : Monsieur Blaireau
Bien connu des histoires d’enfants où il tient souvent le rôle du
patriarche de la forêt, ce mammifère nocturne, casanier et discret,
fait pourtant partie de ces animaux qu’on ne rencontre pour ainsi dire
jamais. En Région bruxelloise, il ne semble avoir existé qu’en
Forêt de Soignes où il s’est maintenu jusqu’au début des
années 1990, avec une éclipse probable dans les années 1970 : il
fut souvent victime du gazage des terriers de renards.
Concerts sur nos étangs : les crapauds et
grenouilles rousses
Ils commencent à avoir bonne presse nos crapauds grâce aux actions
de sauvetage qui se font chaque printemps à grands renforts de bras
bénévoles pour porter les seaux qui les transportent du bord de routes
dangereuses jusqu’aux étangs où ils se reproduisent. Mais savez-vous
que peu d’animaux ont des yeux aussi remarquables que les
crapauds ? Avec un champ visuel exceptionnel, ils peuvent
surveiller tout l’horizon sans devoir tourner la tête
Trotte menu : le Hérisson
Trottinant dans nos jardins, essentiellement
crépusculaires et nocturnes, les hérissons sont insectivores, on le
sait, mais se régalent aussi de vers, de mulots, de campagnols, de
souris, de fruits, de baies et de champignons. Cinq mois par an, ils
hibernent profondément à l’abri d’un vieux mur, sous un tas de
bois ou de feuilles, sous une haie touffue ou au fond d’une cavité
creusée sous une souche.
Pour leur survie, il faut maintenir des corridors et
des couloirs de déplacement, ne plus supprimer les connections entre
jardins, préserver les talus, les chemins creux, les aires de
broussailles et … les vieux tas de bois.
Maître Renard
Rusé, discret, opportuniste, ce quadrupède
malicieux sort de ses bois et n’hésite plus à visiter nos rues, nos
poulaillers et nos poubelles. Depuis quelques temps, il fait naître
bien des polémiques... Certains le détestent, la majorité l’adore.
La colonisation de la périphérie bruxelloise par le
renard date du début des années septante. Un inventaire systématique
des sites semi-naturels et des espaces verts de la Région Bruxelloise a
permis de confirmer sa présence dans une très grande partie de l’agglomération.
Les exotiques
Les perruches à collier et perriches jeunes-veuves
sont des animaux exotiques échappés de captivité, qui survivent à l’hiver
grâce à la nourriture offerte par les citoyens.
En 1974, une quarantaine de perruches ont été
lâchées sur le plateau du Heyzel. De là, elles ont rapidement
essaimé dans la périphérie Nord de Bruxelles et puis vers d’autres
zones urbaines. Les perruches à collier sont quotidiennement
observées, soir et matin, le long des trajets qui les mènent à leurs
dortoirs. Elles nichent dans les cavités et pourraient localement
entrer en compétition avec les oiseaux cavernicoles indigènes.
Originaires d’Amérique du sud, échappées ou
relâchées de captivité, les perriches se sont installées à Uccle en
1979. Cette espèce s’est fixée à Bruxelles dans un milieu nettement
plus urbanisé que la perruche à collier. Elles construisent de gros
nids coloniaux sur un poteau électrique, une conduite d’aération ou
un arbre.
Beaucoup plus petit que notre écureuil roux, le
Tamias ne peut être confondu avec notre mangeur de noisettes à la
queue en panache. Il n’est pas indigène en Belgique et son apparition
en Forêt de Soignes date du début des années septante : quelques
animaux lâchés de captivité ont ainsi créé une population qui
paraît stable. Entrent-ils en concurrence avec notre écureuil
roux ?
La limace espagnole vient de l’Europe du Sud. Au début des années
septante, on a signalé les premières limaces au sud du pays, mais à
présent, elles avancent vers le Nord. Ces dernières années, elles se
sont dangereusement multipliées. Cette limace est beaucoup plus vorace
que notre limace rouge et peut détruire l’agriculture et l’horticulture.
C’est pourquoi on recherche actuellement une méthode naturelle pour
lutter contre son invasion. On pense notamment à utiliser certains
carabidés qui s’en nourrissent.
Les fourmis pharaon sont des fourmis jaune brunâtre plus petites que
notre fourmi noire. Elles sont originaires de l’Asie du sud-est. Au
début du 19e siècle, elles sont arrivées en Europe. Dans notre pays,
elles sont présentes dans la plupart des grandes villes, principalement
à Bruxelles et à Anvers. Tandis que nos fourmis construisent leur nid
dehors, ces petites fourmis ont besoin de chaleur et construisent alors
leurs nids dans la maison. Elles se répandent très vite à travers des
fentes quasi invisibles et passent d’un logement à l’autre.
Les oiseaux ne sont pas seuls à migrer
Chaque printemps, les vanesses font un voyage exceptionnel de
plusieurs centaines de kilomètres. Ces papillons, qui partent du Sud de
l’Europe, parfois même d’Afrique, traversent toute l’Europe pour
arriver enfin dans notre pays. Ils passent l’été ici pour pondre
leurs œufs. A l’automne, une partie des papillons nouveau-nés
partent pour le sud, tandis que les autres passent l’hiver ici ou
meurent tout simplement. La vanesse défend son territoire - une
partie d’une haie par exemple - dont elle chasse tous les autres
papillons.
Moins d’insectes, moins de fleurs
Depuis toujours les plantes et les insectes vivent ensemble. De
nombreux insectes se nourrissent des plantes sous forme de nectar ou de
pollen. En échange, ils transportent le pollen et aident ainsi à la
pollinisation des fleurs. De nombreuses plantes ne peuvent former des
graines sans l'aide des insectes. Maintenant, il est possible d’acheter
auprès des firmes spécialisées des nids de bourdons : les maraîchers
et fruiticulteurs les utilisent pour polliniser les plantes en serre.
Un géant parmi nos coléoptères : le cerf-volant
Dans nos régions, le cerf-volant est de plus en plus rare. Il a
même disparu de la Forêt de Soignes et l’unique lieu où l’on
puisse l'observer est un quartier résidentiel de Boitsfort à quelques
centaines de mètres de la forêt.
Des nichoirs pour... abeilles, bourdons et guêpes
Toutes les espèces d’abeilles, bourdons et guêpes ne vivent pas
en colonies ! La plupart vivent en solitaire. Creusez quelques trous de
différentes grandeurs dans un bloc de bois ou dans une brique et pendez
cela dans un endroit bien ensoleillé. Toutes sortes d’abeilles
solitaires, bourdons et guêpes en profiteront sûrement !
La coccinelle : un insecticide naturel efficace...
Souffrez-vous d’une invasion de pucerons dans votre jardin ? Vous
pouvez résoudre ce problème en vous procurant des coccinelles ! Tant
les larves que les adultes se nourrissent essentiellement de pucerons.
Un adulte mange quelques 150 pucerons par jour. A Paris, on lâche
chaque année dans les parcs quelques dizaines de milliers de larves
pour lutter contre les pucerons.
Savez-vous que...
... un seul chêne peut abriter à peu près 300 espèces d’insectes
différentes ?
... la nature est omniprésente, même parmi les pierres au milieu de
la ville ? Des cloportes et des insectes tels que les fourmis et
les abeilles solitaires se faufilent entre les pavés pour creuser un
trou dans le sable.
... les fils de soie d’une araignée sont beaucoup plus résistants
qu’un fil d’acier de la même épaisseur ?
... les fourmis rousses entraînent une quantité incroyable de
nourriture vers leurs nids : chenilles, larves de coléoptères et d’autres
insectes que l’homme considère comme nuisibles ?
... la plupart des insectes, comme le cafard, la calandre et la mite,
présents dans les maisons et le textile sont originaires des tropiques
? Grâce au chauffage de nos maisons, ces insectes n’ont pas eu de
peine à s'adapter.
... les guêpes ne sont pas seulement des insectes dangereux ? Elles
sont aussi utiles, puisque leurs larves se nourrissent d’insectes
"nuisibles", comme par exemple les pucerons, les chenilles et
les mouches.
... les égouts abritent non seulement des rats, mais aussi d’autres
animaux comme par exemple des araignées, des cafards, des gammares...?
... les abeilles solitaires creusent d’abord un petit trou dans le
sable, y déposent du pollen, du nectar et leurs œufs et le ferment
ensuite pour ne plus.
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