La biodiversité, ou diversité biologique, c’est à la fois :

Autrement dit, la biodiversité est partout autour de nous et nousmêmes en faisons partie. Il est difficile de la quantifier car bon nombre d’espèces sont microscopiques, vivent cachées ou n’ont tout simplement pas encore été découvertes. Actuellement, environ 1,9 million d’espèces vivantes ont été répertoriées au niveau mondial mais cela ne représenterait que la partie visible de l’iceberg…

Fruit de 3,8 milliards d’années d’évolution, la biodiversité est indispensable à notre survie. Nourriture, matériaux de construction, d’isolation et de décoration, fibres textiles naturelles, principes actifs de nombreux médicaments, pollinisation, dépollution de l’air, de l’eau et des sols, limitation des inondations… : elle offre une multitude de produits et services sans lesquels la vie sur Terre, telle que nous la connaissons, ne serait pas possible.

Malheureusement, nous oublions trop souvent ce que nous lui devons. Dans nos sociétés industrialisées, la biodiversité est perçue comme acquise, gratuite et éternelle… alors qu’elle est aujourd’hui fortement menacée par les activités humaines. Destruction ou fragmentation des habitats, pollutions multiples, surchasse, surpêche, surexploitation des terres et forêts, surproduction de gaz à effet de serre entraînant des changements climatiques, introduction d’espèces exotiques…

Sauvegarder la biodiversité requiert la participation de tous et, surtout, est à la portée de tous. Chacun, à notre niveau, nous pouvons agir – sans forcément modifier profondément notre mode de vie – en adoptant, au quotidien, quelques gestes simples (manger local et de saison, économiser l’eau, composter nos déchets ménagers, apprendre à connaître les espèces animales et végétales qui nous entourent…).

C’est ce que vous propose la campagne « Je donne vie à ma planète » lancée par le Muséum des Sciences naturelles. Sur son site (www.jedonnevieamaplanete.be), vous trouverez de nombreuses informations sur l’état de la biodiversité dans le monde et en Belgique, sur ses enjeux, ses menaces…

Vous pourrez aussi télécharger gratuitement des brochures telles « La biodiversité en Belgique : un aperçu » ou « La biodiversité en Belgique : une question vitale ».

Et, bien sûr, vous pourrez prendre part à la campagne en vous engageant à faire vôtre(s) un ou plusieurs de ces gestes simples. Une vingtaine d’exemples sont présentés sur le site mais n’hésitez pas à en piocher parmi les 366 repris dans ce livre ou à en proposer d’autres !

Les 366 gestes présentés dans ce livre correspondent à différentes catégories telles que :

• les recettes de cuisine (concocter des plats à base d’anciennes variétés de fruits et légumes, cuisiner les « mauvaises » herbes du jardin…) Certains gestes s'adressent plus particulièrement aux enfants. Ils sont signalés, en bas à droite de la page, par ce picto : Vous trouverez à la suite de ces 366 gestes une liste de sites Internet pour aller plus loin (ils sont classés par date).

Bonne lecture !

Léger, isolant, élastique, résistant à l’eau et au feu, le liège est un matériau naturel, durable, renouvelable mais peu abondant. Il provient du chêne-liège qui pousse essentiellement au Portugal, en Espagne, dans le nord du Maghreb, le sud de la France et l’ouest de l’Italie. Il s’agit en fait de la couche extérieure de l’écorce, couche qui n’est récoltable que tous les 9 à 15 ans sur des arbres d’au moins 30-40 ans.

Transformé en bouchons pour les bouteilles de vin, de champagne, de cidre…, il finit souvent à la poubelle. Pourtant, il se recycle très bien : broyé en granulés, il constitue un matériau d’isolation idéal pour la construction.

Pour des points de collecte en Belgique : www.lepetitliege.be

à la connaître et donc à l’observer. Et pour te souvenir de toutes tes observations, pour les comparer et les classer, il te faut absolument un « carnet d’observation ».

Utilise plutôt un cahier à anneaux (ainsi, tu peux enlever ou ajouter des feuilles). Notes-y ce que tu as vu (animal ou végétal, empreinte ou autre et dans quelles conditions (date, heure, lieu, type de milieu, météo…). Complète tes notes avec un dessin (ou une photo).

Et n’oublie pas que tu peux faire des observations en toutes saisons et partout : à la campagne, en forêt, sur une plage, en rue, dans ton jardin et même sur le balcon !

En hiver, peut-être plus encore qu’en toute autre saison, il faut éviter à tout prix de déranger les animaux lorsque vous vous promenez dans la nature. Si vous les délogez de leur abri, si vous les surprenez quand ils essaient de trouver un peu de nourriture ou si vous les réveillez alors qu’ils hibernent, ils risquent de dépenser leur peu de réserves à fuir ou à se cacher… et cela pourrait leur être fatal !

Alors surtout, restez sur les chemins, faites le moins de bruit possible et observez de loin les quelques animaux qui, comme vous, prennent un peu l’air…

Pour le bien de notre planète, que ce soit pour la nourriture, les vêtements, les matériaux de construction…, mieux vaut se fournir auprès des producteurs bio locaux (pas ou peu de rejets de substances chimiques dans la nature, moins de pollution due au transport, produits de saison et de qualité…).

Pour le coton, le café, les bananes, les bois exotiques et les autres produits issus des pays du Sud, veillez à ce qu’ils proviennent du commerce équitable et durable (cherchez les labels Fairtrade Max Havelaar, santé (pas d’exposition à des Oxfam Fairtrade…) : ils produits toxiques, salaire sont produits dans le res-décent, investissement dans pect de l’environnement, des projets sociaux commudes travailleurs et de leur nautaires…).

absorber ce qu’il rejette.

Actuellement, chaque Terrien disposerait d’environ 2 ha pour sa consommation personnelle. En réalité, en moyenne, un Américain consomme près de cinq fois plus, un Belge plus de deux fois plus et un Indien moitié moins. Autrement dit, si nous avions tous les mêmes habitudes de consommation que les Américains, il fauEn hiver, les oiseaux se nourrissent surtout de larves d’insectes, de graines et de baies… quand ils en trouvent !

Des boules de graisse complèteront leurs repas et les aideront à combattre le froid.

Avec l’aide d’un adulte, fais fondre de la graisse à frire végétale. Ajoutes-y des graines de tournesol (ou du millet, du maïs concassé, de l’orge, du blé, de l’avoine… mais n’utilise qu’un type de graines par boule). Verse le tout dans un pot de yaourt et glisses-y l’extrémité spiralée d’un bout de fil de fer. Laisse refroidir avant de démouler.

Tu peux aussi réaliser des guirlandes de cacahuètes non décortiquées en les enfilant sur du fil de fer. En tout cas, veille à en remettre régulièrement tout au long de l’hiver.

Ces associations ont pour objectif principal d’enrayer la dégradation de la biodiversité et, le cas échéant, de conserver ou de reconstituer l’équilibre des différents biotopes protégés (forêts, rivières, étangs, parcs, jardins urbains…), le tout en adéquation avec les activités humaines.

Leurs actions ? Suivi d’espèces, constitution et gestion de réserves naturelles, restauration de milieux rares, organisation de conférences, balades de découverte de la nature, journées de sensibilisation, actions ciblées (comme les opérations de sauvetage des crapauds)…

Pour les soutenir, devenez membre, faites des dons, achetez leurs publications et produits, participez bénévolement à des chantiers nature...

Les sacs en plastique sont des produits dérivés du pétrole : leur fabrication comme leur destruction sont très polluantes. Même si vous les utilisez plusieurs fois, la plupart finissent aux ordures : incinérés, ils dégagent des gaz toxiques et, en décharge, ils mettent des dizaines d’années à se décomposer. Et ceux qui se retrouvent dans la nature ? Les prenant pour de la nourriture, certains animaux s’étouffent en essayant de les manger…

Préférez-leur les sacs réutilisables en matériaux recyclés (vêtements, bâches publicitaires…), les sacs biodégradables à base d’amidon (de blé, pomme de terre, maïs…), les sacs en tissus bio ou encore les paniers fabriqués à partir de végétaux poussant dans nos régions comme l’osier ou la paille.

S’il n’était pas dans une pièce trop chauffée et a encore aiguilles et racines, replantez-le dans votre jar-din : il a de grandes chances de reprendre.

Sinon, rassemblées dans de petits sachets en coton, les aiguilles de sapin de Nordmann (Abies nordmanniana) parfumeront délicatement vos armoires ou votre voiture.

Quant aux bourgeons et jeunes pousses d’épicéa (Picea abies), non traités aux pesticides, ils sont très utiles en cas de toux grasse, bronchite, enrouement… Il Enfin, de plus en plus de suffit de les mettre dans un services locaux de propreté bol d’eau bouillante et d’en publique collectent les inhaler les vapeurs. sapins, sans pot ni croisillon

ni décoration, pour les broyer et les composter. Renseignez-vous.

Que tu ailles en forêt, à la mer, dans le jardin, sur le balcon…, aie toujours avec toi une petite loupe (grossissant au moins 8 fois), un mètre pliant, des crayons et, bien sûr, ton carnet d’observation.

Tu peux aussi prendre des jumelles (pour regarder les oiseaux et mammifères sauvages sans te faire repérer), de quoi mouler des empreintes (va à la page du 11 avril pour les explications), des boîtes de différentes tailles (pour y ranger plumes, pelotes de réjection, cônes décortiqués… mais rien de vivant !), un aspirateur à insectes (à la belle saison) et quelques guides (à choisir en fonction de ce

Un dernier conseil : ouvre grand les yeux et les oreilles, sois discret (ni bruit ni couleurs vives) et patient…

Le coltan, minerai indispensable à la fabrication des consoles de jeux, ordinateurs et téléphones portables, provient surtout de mines à ciel ouvert du Nord-Kivu et du Sud-Kivu, en République démocratique du Congo.

Cette exploitation met en péril la biodiversité extraordinaire de ces régions : chasse illégale des derniers gorilles mais aussi d’éléphants, d’okapis… pour nourrir les mineurs, déforestation massive pour leur fournir du bois de construction et de chauffage et agrandir les mines, érosion et pollution des sols, de l’eau, de l’air… sans parler des conflits armés !

Le coltan est aussi extrait dans d’autres pays mais en quantité insuffisante pour répondre à la demande. Alors, avant de changer de portable, pensez-y…

Pour obtenir naturellement des arbres malades, faites tez et couvrez les plaies de une belle récolte, suivez tomber les fruits momifiés mastic à cicatriser, et bien les règles propres à chaque (ils pourraient être la cause sûr, évitez les traitements fruitier : selon qu’ils por-de maladies futures), sup-chimiques nocifs pour la tent des fruits à pépins ou à primez les bois morts, cure-biodiversité ! noyaux, ils ne requièrent pas les mêmes soins aux mêmes moments. Renseignez-vous auprès d’un arboriculteur ou en jardinerie, assistez à une démonstration de taille de fruitiers ou consultez un ouvrage sur le sujet.

De manière générale, ne taillez pas vos arbres en période de gel, ratissez et éliminez les feuilles mortes Les arbres fournissent nour-Mais ils sont menacés par riture, combustible, maté-une déforestation accrue, riaux de construction, fibres notamment dans les pays et médicaments à l’homme. du Sud. Pour lutter contre Ils abritent aussi quantité les méfaits de cette défode mammifères, oiseaux, restation, participez à la invertébrés, mousses, campagne « Plantons pour champignons… Et ils captent la planète » menée par le le gaz carbonique, dégagent Programme des Nations de l’oxygène, empêchent Unies pour l’environnement. l’érosion, gardent l’humidité du sol, abaissent la tempé-Pour en savoir plus : rature de quelques degrés, www.unep.org/ augmentent le taux d’hu-billiontreecampaign midité de l’air et participent au maintien de l’équilibre climatique.

Contrairement aux jardins ouvriers où chacun cultive sa parcelle, les jardins collectifs bio sont des lieux de rencontre et de partage interculturels et intergénérationnels. Les maîtres mots y sont respect de l’environnement (utilisation de pesticides et engrais naturels et non chimiques, rotation des cultures, compostage, récupération des eaux de pluie…) et accueil de la biodiversité (culture de fruits, légumes et herbes indigènes – y compris de variétés oubliées –, plantation de haies, construction d’abris à insectes…).

Ouverts à tous, ces jardins collectifs accueillent souvent les écoles des environs. Ils permettent ainsi de sensibiliser de façon efficace les citoyens de demain aux enjeux de la biodiversité…

Les 44 communes du Limbourg se sont engagées à protéger chacune une espèce présente sur leur territoire : le blaireau à Hoeselt, le martin-pêcheur à Alken, la primevère vraie à Borgloon, la loche d’étang à Herk-De-Stad, la rainette verte à Diepenbeek, le grand mars changeant à Kinrooi…

Les campagnes de communication, de familiarisation et d’éducation proposées amènent les habitants de ces communes à se sentir impliqués et à comprendre que la protection de ces espèces est l’affaire de tous.

L’initiative vous plaît ? les armoiries de la ville, et Persuadez votre commune de tout mettre en œuvre d’adopter une espèce locale, pour la conserver. voire celle dont elle tire son nom ou qui est reprise sur saule (ou osier), de châtaignier ou de noisetier bien longs et souples (ils seront plus faciles à courber), un sécateur (pour tailler leurs extrémités en biseau), de la grosse corde ou du rotin (pour les attacher ensemble) et une paire de ciseaux (pour couper la corde).

Pour chaque boule, forme 4 ou 5 cercles en utilisant pour chacun 2 ou 3 rameaux que tu assembles solidement. Fais-les à chaque fois un peu plus petit que le précédent.

en les croisant comme sur le dessin (commence par les petits). Fais-les tenir les uns aux autres avec des nœuds bien costauds.

Place tes boules près de plantes grimpantes (au sol ou en l’air) et fais-y passer leurs tiges pour leur montrer le chemin…

Les plantes à fleurs de nos jardins et potagers ne donneraient quasiment pas de fruits ni de graines sans les abeilles solitaires. Selon les espèces, elles pondent dans diverses cavités : galeries Les abeilles y pondront à aménagées dans un sol Certaines apprécieront aussi la belle saison, ainsi que léger et sec, tiges creuses, vos réalisations. d’autres auxiliaires des coquilles d’escargots vides, jardiniers : les guêpes soliespaces entre les briques… Les plus simples : des taires, grandes prédatrices

petits fagots de bambous ou d’insectes ravageurs. encore des rondins de 15-20 cm de long dans lesquels vous percerez (sans les transpercer) des trous de 5 à 10 mm de diamètre. Placez-les en hauteur, face au sud et à l’abri de la pluie et du vent.

Le sel de déneigement est nocif pour la biodiversité. Il s’attaque aux racines des arbres et des haies qui bordent les rues et, emporté par les eaux de ruissellement jusqu’aux rivières (via le réseau d’égouts et de stations d’épuration), il empoisonne les écosystèmes aquatiques.

Pour éviter cela, déneigez le trottoir avec une brosse ou une pelle: c’est bon pour la biodiversité et pour votre santé (un peu d’activité physique et aucun produit chimique !).

Si la glace s’est installée, saupoudrez-la de sable ou de pierres concassées pour la rendre moins glissante (mais frottez-vous bien les pieds sur le paillasson pour ne pas rayer vos planchers).

Pour le salage des routes, rendez-vous à la page du 13 décembre.

Certaines éponges peuvent absorber une grande quantité de liquides (d’où leur utilisation ménagère) mais toutes sont des stations d’épuration naturelles particulièrement efficaces: elles filtrent en continu l’eau qui charrie les microorganismes dont elles se nourrissent. Et elles produisent des molécules qui les protègent des prédateurs et envahisseurs : antibiotiques, antiviraux, antitumoraux, antifongiques… Ce véritable arsenal interviendra peutêtre un jour dans le traitement de maladies telles que le sida et certains cancers.

Ne les employez plus pour la toilette et le ménage. Remplacez-les plutôt par des variantes végétales comme les luffas ou les éponges cellulosiques (évitez les synthétiques, produits dérivés du pétrole).

Tout bon jardinier vous le dira : avant de planter quoi que ce soit sur un terrain, il faut l’étudier !

Analysez la nature du sol (voyez la page du 2 mars), recensez les végétaux présents (y-a-t-il des variétés anciennes à préserver, des exotiques envahissantes à éliminer… ?), observez le niveau d’ensoleillement de chaque zone, repérez

nants…

De ces facteurs – et du temps dont vous disposerez pour jardiner – dépendront le choix, l’emplacement et le bon développement de vos plantations.

Tant que vous y êtes, voyez aussi où placer votre compost et comment aménager le terrain pour accueillir au mieux la biodiversité (créer une mare, planter une haie diversifiée, laisser un coin sauvage…).

Colorants, parfums, conservateurs, agents anticalcaires… : la plupart des détergents contiennent des substances chimiques responsables, entre autres, de déséquilibres hormonaux chez de nombreux animaux (l’homme y compris) ou de l’eutrophisation des rivières.

Le savon de Marseille artisanal est sans additifs de synthèse. Il est 100 % biodégradable et hypoallergénique. Il est fabriqué à partir d’huile d’olive pure mais vérifiez bien la liste des ingrédients : certains contiennent aussi de l’huile de palme dont la production Vous pouvez l’utiliser aussi nuit gravement à la biodi-bien pour vous laver que versité (voyez la page du 9 pour faire les lessives (jetez septembre). alors une poignée de co

peaux directement dans le

tambour de la machine).

C’est dans la neige que vous verrez le mieux les empreintes de petits animaux comme les passereaux. Elles sont groupées par deux et (presque) côte à côte : l’oiseau sautillait. Elles sont plutôt alignées : il marchait. Elles sont alignées, espacées et accompagnées de traces d’ailes : il courait avant de prendre son envol… ou de se faire croquer (n’y a-t-il pas d’empreintes de chat tout près ?).

Dans les bois, vous croiserez peut-être des pistes de cerfs, chevreuils, sangliers… et en ville, celles de chiens, renards (hé oui, il y en a de plus en plus !), rats, souris…

Si vous n’arrivez pas à les identifier, même avec un bon guide, il s’agit peutêtre de traces laissées par des feuilles mortes ou des branchettes emportées par le vent…

Avec vos voisins, et le soutien des pouvoirs locaux, mettez sur pied un grand nettoyage de votre quartier tant que les branches sont nues et les herbes basses.

Ôtez les sacs plastiques pris dans les arbres et débarrassez des immondices (pneus, canettes, bouteilles, poubelles, écrans de télévision, pots de peinture…) les bords de route, les berges des rivières et les fourrés transformés en décharges sauvages. Triez-les et apportez-les à la déchetterie.

Vous limiterez ainsi la pollution d’écosystèmes tels que les cours d’eau ou les friches. Et vous éviterez aux animaux bien des dangers, comme se blesser en marchant sur du verre brisé ou s’étouffer avec des morceaux de plastique qu’ils auraient pris pour de la nourriture !

Il s’agit d’arbres d’essences variées qui sont étêtés de façon à ce que les rejets croissent hors d’atteinte du bétail. Autrefois, les repousses (saule, peuplier, charme…) étaient utilisées pour la vannerie ou comme bois de chauffage, manches d’outils…, le feuillage (frêne ou orme) comme fourrage d’appoint et les fruits (chêne pédonculé, châtaigner ou hêtre) comme nourriture pour les porcs.

Malheureusement pour de nombreux animaux, cette technique de taille est de moins en moins pratiquée. Les creux qui se formaient immanquablement au sommet des troncs abritaient chouettes, loirs, lérots et même amphibiens. Quantité d’insectes s’installaient et se reproduisaient dans les branches mortes. Et bien des passereaux y construisaient leur nid.

La taille et l’entretien des arbres têtards se font en hiver, hors période de gel.

Choisissez des arbres d’une dizaine d’années et d’au moins 10 cm de diamètre (voyez la page précédente pour les essences qui s’y prêtent). Écimez-les à envitoutes les branches latérales (celles-ci devront être coupées chaque année).

Ne taillez les branches du sommet que lorsqu’elles ont atteint un diamètre d’au moins 8 cm. Sectionnez-les alors à la base, juste audessus du bourrelet de retous les 5 à 10 ans (selon l’essence et la vigueur des arbres).

Si vous avez plusieurs arbres têtards, ne les étêtez pas tous en même temps, afin de préserver un maximum d’abris pour les animaux.

Un potager chez soi… mais pourquoi ? Pour le plaisir de travailler la terre et d’en récolter les bienfaits, de manger des légumes goûteux, cultivés sans pesticides ni engrais chimiques, mais sortis d’une terre enrichie au compost que vous aurez préparé vous-même.

Dans votre potager, vous pourrez sélectionner les légumes, remettre en valeur des variétés anciennes et indigènes qui tendent à disparaître et que l’on ne trouve plus dans le commerce. Vous découvrirez aussi que certaines techniques, comme le paillage, la fabrication de purins (d’ortie, de consoude…), la rotation des cultures ou l’association d’espèces, sont faciles à appliquer et très efficaces.

Plusieurs pages de cet ouvrage sont consacrées à ces sujets.

Une part importante des en enlevant une ou deux réaliser quelques aménageespaces verts urbains est briques au bas de chaque ments tels que la plantation constituée par les jardins muret, cela permettra le d’arbres dans la rue (vous privatifs. Souvent, ils for-passage des hérissons, pourrez tendre un pont de ment des îlots de verdure au musaraignes, grenouilles, cordes bien au-dessus de la sein des pâtés de maisons et crapauds… sont clôturés par des murets. Encouragez vos voisins Et pour relier les îlots à créer de petits tunnels entre eux, convainquez les d’accès entre les jardins autorités communales de Ces labels sont attribués à des produits ou firmes qui respectent la biodiversité (l’homme y compris !). Mais il y en a tant que l’on s’y perd facilement. D’autant que tous n’ont pas les mêmes critères d’attribution et de contrôle, que certains sont nationaux et que d’autres, liés à une marque, n’en sont pas vraiment !

Un label fiable répond à un cahier des charges transparent, reconnu et contrôlé par les pouvoirs publics. Il est octroyé par un organisme de certification indépendant également chargé d’effectuer des contrôles réguliers. Il est facilement identifiable et informe de façon claire et précise sur la valeur ajoutée.

Vous trouverez les caractéristiques de différents labels pour une consommation responsable sur www.infolabel.be.

C’est bien connu : les choux provoquent des flatulences. Mais ils sont aussi et surtout une source importante de fibres, de vitamine C, de béta-carotène et d’acide folique disponibles toute l’année, y compris en hiver. En outre, ils réduiraient le Brocoli, de Bruxelles, cabu blanc, cabu rouge, chinois, fleur, fourrager (ou cavalier), frisé, de Milan, pommé, rave, romanesco, rouge… : il en existe près de 400 variétés aux goûts, tailles et couleurs fort différents !

Consommez-les crus, en fines lamelles, frits, farcis, bouillis, en salade, en potau-feu ou en soupe. Et pour en avoir en toute saison, plantez-en quelques-uns au potager (voyez la page du 16 février).

Vous avez placé dans votre jardin ou sur votre balcon des distributeurs de graines, des boules de graisse ou des mangeoires que vous remplissez tous les jours de la mi-novembre à la mi-mars ? Et grâce à cela, vous observez régulièrement geais, grives, mésanges, moineaux, pinsons et autres volatiles ?

Alors, participez au recensement national des oiseaux de jardin ! À la portée de tous (enfants compris), il a lieu chaque année, le premier week-end de février, et est organisé par les associations belges de protection de la nature Natagora (fr) et Natuurpunt (nl).

Pour en savoir plus sur les oiseaux de jardin, pour encoder vos observations et pour découvrir les résultats du recensement : www.natagora.be/oiseaux tuinvogels.natuurpunt.be/

Lavez et coupez en quartiers 6 kg de poires et 2 kg de pommes non traitées (les anciennes variétés ont plus de goût). Emballez pelures et pépins dans une étamine et faites-les cuire avec les fruits durant 4 h à feu doux.

Récupérez l’étamine (jetez pelures et pépins) et pressez-y la compote obtenue pour en extraire le jus. Faites-le réduire à feu doux durant 3 h.

Versez le sirop encore chaud dans des pots en verre stérilisés. Conservez-le au frais. Et sachez qu’il accompagne à merveille les crêpes…

Pesez ce qui reste de la compote et mixez-la avec la même quantité de sucre. Faites sécher le tout sur une plaque couverte de papier cuisson dans un four à 150 C° (minimum 1 h). Découpez la pâte en carrés et roulez ceux-ci dans du sucre cristallisé.

Particulièrement riches en biodiversité, les zones humides fournissent eau, nourriture et abris à d’innombrables espèces animales et végétales, dont une grande partie y est inféodée (poissons, amphibiens, oiseaux d’eau, insectes…).

Mais aujourd’hui, bois humides, cours d’eau, étangs, marais, mares, roselières, tourbières… sont de plus en plus menacés par des facteurs tels que la pollution des eaux, la construction de barrages, le drainage des sols ou la présence d’espèces exotiques envahissantes.

Participez à un chantier de gestion et de restauration des zones humides dans votre région : communes et associations de protection de la nature en organisent régulièrement, notamment dans le cadre de Natura 2000 (voyez la page du 30 octobre).

L’hiver est la saison idéale pour observer les oiseaux restés chez nous : il n’y a pas de feuilles sur les arbres pour les cacher et ils fréquentent assidûment les jardins où ils sont nourris tous les jours ! Si tu habites près d’un étang, va y faire un tour : les canards, oies et autres oiseaux d’eau de nos

régions ont certainement été rejoints par leurs cousins du

dès février, les premières fleurs apparaissent : d’abord les perce-neige toutes blanches, puis les crocus blancs, jaunes ou violets. En cherchant bien, tu trouveras peut-être aussi quelques pâquerettes dans les pelouses : elles sont présentes toute l’année mais en plus petit nombre en hiver.

Nord.

Quant à la végétation, les arbres commencent à se couvrir de bourgeons et, Une mare naturelle au jardin permet d’accueillir de nombreux auxiliaires : les oiseaux et petits mammifères viendront s’y désaltérer, les amphibiens et certains insectes y déposeront leurs œufs, les libellules y chasseront les moustiques et autres nuisibles, les larves de dytiques y limiteront le nombre de têtards, les hirondelles et guêpes maçonnes y trouveront la boue nécessaire pour leur nid…

En outre, elle rafraîchira l’atmosphère en été et vous permettra de faire pas mal d’observations : la colonisation spontanée par la faune et la flore locales, l’accouplement des demoiselles, le développement des œufs et têtards des grenouilles, crapauds…

Vous êtes convaincu ?

Rendez-vous à la page du 6 mars !

Poissons tropicaux, boas, perroquets, mygales... : il arrive que certains de ces animaux destinés à la vente ne soient pas issus d’élevages mais directement prélevés dans la nature, dans des conditions illégales et peu respectueuses de la biodiversité. Parmi eux, certains sont en voie d’extinction et très peu survivent à la capture ou au transport.

De plus, ils peuvent coûter cher (ils nécessitent souvent des soins spécifiques), transmettre des maladies, être dangereux ou encore causer des dégâts importants.

Les relâcher dans la nature

– ce qui est généralement interdit – n’est pas une solution : certains, libérés ou échappés, se sont parfaitement acclimatés et ce, parfois aux dépens de la faune indigène…

Alors, avant d’en acheter, réfléchissez-y plutôt deux (mille) fois qu’une !

Se chauffer, s’éclairer, se déplacer… mais aussi se nourrir, se vêtir et même respirer : tout ce que nous faisons produit des gaz à effet de serre qui mettent en danger la planète. Les déserts s’étendent, les glaciers régressent, le niveau des mers monte… Bref, des écosystèmes entiers sont perturbés.

Diminuez vos émissions de gaz à effet de serre en consommant autant que possible des produits de saison, de la région et portant un écolabel, en vous rendant à l’école ou au travail à pied, à vélo ou en transport une prairie fleurie, des nien commun, en évitant le choirs…) et en soutenant des gaspillage… associations naturalistes ou

des projets de reforestation. Et compensez-en une partie en accueillant la biodiversité chez vous (avec une mare, Un bon moyen d’identifier un arbre en cette saison, c’est d’observer ses bourgeons. À l’intérieur de chacun, se trouvent, bien serrés les uns contre les autres, un rameau et de jeunes feuilles qui se développeront au printemps.

Si le bourgeon que tu observes est fin et pointu, qu’il a des écailles roussâtres et luisantes, tu es en train d’examiner un hêtre. S’il est très gros et pointu et a des écailles collantes, c’est un marronnier. S’il est plutôt rond, brun-rouge, couvert de poils très fins et porte à sa base un coussinet de feuilles minuscules, c’est un châtaignier.

Munis-toi d’un bon guide sur les arbres des forêts et jardins de chez nous : tu y trouveras la description de bien d’autres bourgeons.

Depuis quelques années, l’abeille domestique (Apis mellifera) se porte sou-vent mieux en ville qu’à la campagne : du printemps à l’automne, elle y butine une grande variété de fleurs non traitées dans les parcs, jardins et balconnières. Du coup, elle produit un délicieux miel « toutes fleurs ».

En plus, en transportant le pollen de fleur en fleur, elle permet à nos plantes de donner fruits, légumes et graines de qualité.

Alors, qu’attendez-vous pour vous lancer ? Il suffit d’un coin tranquille au fond du jardin, d’un toit plat ou même d’un grenier inoccupé pour installer une ruche en ville. Renseignez-vous auprès de la société d’apiculture de votre région : elle vous fournira l’information De nombreuses entreprises et institutions ont un animal ou une plante dans leur logo (pensez au célèbre crocodile d’une marque de polos réputée). L’organisation Save Your Logo leur propose d’investir dans des projets de conservation de ces espèces qui les représentent et qui, parfois même, contribuent à leur succès. Un juste retour des choses en somme !

L’initiative est soutenue notamment par la Banque mondiale, l’Union Internationale pour la Conservation de la Nature (IUCN) et le Fonds Pour plus d’informations sur pour l’environnement mon-cette initiative : dial (GEF). www.saveyourlogo.org

Protégées par leur fourrure, les reines bourdons quit-tent leur abri hivernal dès le mois de mars : chacune cherche des fleurs à butiner et un endroit où installer sa colonie. L’idéal ? L’ancien terrier d’un campagnol ou d’un mulot, creusé sous une haie. Comme il n’y en a pas beaucoup, ton nichoir devrait être vite occupé…

Creuse un trou au pied d’un buisson ou d’une haie. Place au fond une planchette en bois ou un bout de plastique pour arrêter l’humidité qui remonte du sol. Ajoute de la paille ou, si tu as un hamster, un lapin ou un autre rongeur, un peu de sa litière. Pose par-dessus et à l’envers un pot de fleurs d’au moins 15 cm de diamètre et couvre-le avec une tuile légèrement surélevée. Voilà, ton nichoir est prêt !

L’association Natagora encourage les aménagements de terrains favorables à la faune et la flore sauvages. Son but ? Reconstituer un réseau écologique efficace.

Pour vous aider à gérer votre terrain (qu’il s’agisse d’un jardin de ville, d’un verger, d’une parcelle forestière…), créer votre mare, démarrer une prairie fleurie, construire un hôtel à insectes…, l’association vous propose des fiches et brochures conseils, des séances d’information théoriques et pratiques, des visites de jardins modèles, des rencontres avec des ambassadeurs de l’opération « Nature au jardin », des bourses aux plantes sauvages…

Pour en savoir plus sur ces opérations et télécharger gratuitement les fiches conseils : www.natureaujardin.be. www.reseau-nature.be

Faire pousser des plantes sur des surfaces verticales sans terre ni jardinières ? C’est possible grâce à des supports artificiels spécifiques. Le principe est simple : les racines se développent sur un feutre synthétique épais, feutre qui retient efficacement l’eau et la solution nutritive diffusées par un système d’irrigation intégré.

Les murs végétaux qui bénéficient de cette technique peuvent être installés à l’intérieur (avec un éclairage additionnel) comme à l’extérieur : les plantes qui les composent sont sélection-En outre, ils abritent algues, nées en fonction du type de mousses et micro-orgaclimat et du degré d’exposi-nismes qui participent à la tion au soleil. dépollution de l’air et atti

rent nombre d’insectes et

autres invertébrés.

Rien qu’en surfant sur Internet, vous pouvez agir pour la biodiversité. Certains moteurs de recherche vous suggèrent chaque jour un geste en faveur de la planète. D’autres comptabilisent vos visites et plantent un arbre toutes les 100 ou 500 recherches. D’autres encore s’affichent sur un fond noir (moins énergivore que la version blanche) ou reversent tout ou partie de leurs revenus publicitaires à des associations de protection de la nature.

Vous pouvez aussi y calculer de protection de la biodivervotre empreinte écologique, sité via des blogs, forums, financer des programmes sites de réseaux sociaux en de compensation du CO2 ligne…

émis lors de vos voyages en avion, vous renseigner sur les écolabels, partager votre expérience en matière Vous avez tout prévu pour fêter cette Saint Valentin dans le respect de la biodiversité.

Vous avez acheté du maquillage bio et de l’aprèsrasage aux huiles essentielles. Et pour les cadeaux ? Une paire de jumelles et un guide sur les oiseaux de Belgique pour lui, un bijou ancien, des chocolats labellisés Fairtrade et un bouquet de fleurs produites localement et sans pesticides pour elle.

Vous avez réservé une table dans un restaurant (bio) qui ne sert que des produits de saison et de la région. Et pour épater votre moitié, vous avez prévu de vous y rendre en calèche, en pousse-pousse ou, s’il neige, en traîneau tiré par des Et pour finir la soirée, un matelas en latex naturel, un duvet en plume d’oie et des draps en fibres de bambou…

chiens !

Contrairement à ce que l’on pourrait croire, la biodiversité est parfois bien plus grande en ville qu’à la campagne où règnent les monocultures dans les champs comme dans les forêts.

Étonnamment, les biotopes peuvent être fort variés en ville : jardins publics, jardins privés, étangs, parcs, forêts, rues et avenues arborées, terrains vagues, friches, abords de chemins de fer, berges de ruisseaux… sans parler des toitures vertes et des terrasses, façades et balcons fleuris. Même les moindres fissures au bord des trottoirs, au pied des bâtiments ou sur les murs sont colonisées par une multitude de plantes sauvages !

Mais cette biodiversité est vulnérable : elle ne pèse pas bien lourd face aux bétonneuses et aux rouleaux compresseurs…

Savez-vous planter les choux ? Souvent oubliés, ils ont cependant une place importante tant pour la santé du potager que pour la nôtre !

Quelles que soient les variétés choisies, mieux vaut commencer par un semis sous abri (la période du semis varie selon le type de chou). Quand les plants ont atteint 10 à 15 cm (après environ 6 semaines), repiquezles en place en les espaçant

16 février

suffisamment. Les choux demandent une terre riche et une exposition fraîche. Ils apprécient les arrosages et binages fréquents.

Vous pouvez aussi vous procurer de jeunes plants de choux dans les jardineries, les pépinières et même sur certains marchés. Mais dans tous les cas, préférez Les oiseaux et les petits mammifères sauvages (hérissons, écureuils…) manquent parfois de matériaux de construction pour leurs nids. À toi de leur en fournir !

Du début du printemps à la fin de l’automne, place par terre et dans les buissons des brindilles, de la paille, de l’ouate, des plumettes, des petites boules de cheveux ou de poils d’animaux (on trouve parfois des touffes de laine dans les prés où les moutons broutent)…

Tu peux aussi fabriquer un présentoir avec du fil de fer épais. Forme un gros œuf en spirale et termine-le par un crochet (comme sur le dessin). Remplis-le de tes matériaux et suspends-le. En hiver, tu pourras y mettre des cacahuètes non décortiquées ou une boule de graisse maison.

Bannissez les désodorisants industriels. Aérosols, encens, parfums à brûler, bougies parfumées… : ils sont polluants à la production comme à l’utilisation et peuvent provoquer céphalées, crises d’asthme, allergies et même cancers dans certains cas.

Le mieux est d’aérer un peu, même en hiver. Toutefois, si vous n’en avez pas la possibilité, placez dans la pièce une coupelle de vinaigre et de zestes d’agrume pendant quelques heures. Vous pouvez aussi craquer une allumette (très efficace aux toilettes) ou faire bouillir Le bicarbonate de soude un peu d’eau avec quelques absorbe les odeurs du frigo branches d’herbes aroma-comme celles du bac à chat. tiques (thym, romarin…). Et pour les armoires, il n’y

a rien de tel que les sachets de lavande.

Pour devenir « locavore », ne mangez que des aliments produits localement. Vous limitez ainsi le rejet de CO2 dans l’atmosphère au cours de leur transport (nombreux sont les animaux et végétaux qui risquent de disparaître à cause des changements climatiques dus à l’augmentation des gaz à effet de serre) et vous soutenez les producteurs de votre région qui cultivent ou élèvent des espèces indigènes.

Bien sûr, cela implique aussi de consommer des fruits et légumes de saison. Ceuxci étant bien souvent de meilleure qualité gustative

– surtout s’ils sont bio – que leurs équivalents internationaux (dont la culture peut demander de grandes quantités d’engrais et pesticides chimiques et le transport est très polluant), vous n’y perdez pas au change !

À la fin de l’hiver, dès que la température nocturne avoisine les 7°C, crapauds, grenouilles, salamandres et tritons rejoignent leur site de reproduction : la mare ou l’étang où ils sont nés. Chaque année, ils franchissent les mêmes routes, aux mêmes endroits… et ils s’y font écraser en nombre !

Pour y remédier, on peut, dans les zones concernées, limiter la vitesse des voitures à 30 km/h dès le crépuscule ou construire des passages souterrains spécifiques, les crapauducs. Vous-même, vous pouvez participer aux opérations de sauvetage organisées un peu partout en cette période.

Pour en savoir plus : www.batraciens.be.

Pourquoi ? Pour élever du bétail, il faut disposer de pâturages ou produire du fourrage (soja, maïs, betterave, colza…) et donc avoir de grandes surfaces agricoles… souvent gagnées sur les forêts ! En plus, il faut beaucoup d’eau et de pesticides pour les cultures fourragères, ce qui provoque épuisement et pollution des nappes phréatiques.

Mais ce n’est pas tout ! Lors de la digestion, les ruminants produisent énormément de méthane – l’un des plus redoutables gaz à effet de serre – surtout quand ils sont nourris de protéagineux diabète …). Plusieurs fois comme le soja. par semaine, remplacez-la

par des lentilles, des œufs, Enfin, trop de viande peut des fromages, des légumes, nuire à votre santé (hyper-des fruits… cholestérolémie, cancer, Nous éliminons aux toilettes une large part des principes actifs des médicaments que nous ingurgitons. Résistants au traitement des eaux usées dans les stations d’épuration, ils se retrouvent dans les rivières et les mers où ils agissent sur la faune et la flore aquatiques.

Leurs effets sont encore mal connus mais il semble, par exemple, que certains poissons exposés aux œstrogènes de synthèse des pilules contraceptives deviennent hermaphrodites.

Que faire ? Ne prendre de médicaments que lorsque c’est vraiment nécessaire (les antibiotiques ne servent à rien en cas d’infections virales) et rapporter à la pharmacie ceux qui ne sont pas utilisés ou dont la date de péremption est passée (ne les jetez ni à la poubelle ni dans les toilettes !).

En alternant les catégories de légumes sur une même parcelle, vous évitez au sol de s’appauvrir et vous augmentez le rendement.

La 1e année, plantez des légumineuses (pois, haricots…) : elles enrichissent le sol en azote. La 2e année, mettez-y des légumesfeuilles (épinards, choux…)

La 3e année, semez des légumes-racines (carottes, panais…) qui puiseront les nutriments en profondeur. La 4e année, faites pousser des légumes-fruits (to-mates, potirons…) auxquels vous apporterez du compost pour renouveler la matière organique…

Les plantes d’une même famille étant souvent sensibles aux mêmes attaques, la rotation des cultures limite aussi la prolifération des parasites et maladies (et donc l’utilisation de pesticides).

Vers de terre et iules décomposent les plantes mortes. Abeilles, bourdons et papillons participent à la fécondation des plantes à fleurs. Coccinelles, larves de syrphes et chrysopes raffolent des pucerons. Passereaux, hérissons, musaraignes et crapauds vous débarrassent des limaces, escargots…

Plantez des espèces qui les attireront (pour le gîte, le couvert ou les deux !) et aménagez-leur des abris : des nichoirs pour les oiseaux et les chauves-souris, un tas de bois et de brindilles pour les petits mammifères, un tas de pierres pour les lézards et les cloportes, des pots remplis de paille pour les perce-oreilles (à suspendre à l’envers dans les arbres fruitiers), des fagots de branchettes et de tiges creuses pour les chrysopes et les osmies…

Il est recommandé de réduire progressivement le nourrissage des oiseaux dès le début mars et de l’arrêter complètement dès la mi-mars ou, au plus tard, le 1er avril si le froid persiste. Au-delà, il n’est plus nécessaire : nombre d’oiseaux granivores en hiver redeviennent insectivores dès le printemps. En outre, des oisillons pourraient s’étrangler, notamment avec les cacahuètes.

Par contre, continuez à leur Dans le commerce, vous donner à boire. Et, dès que trouverez des modèles sur les gelées cessent, rempla-pied ou à suspendre : les cez la coupelle d’eau grilla-chats ne sont jamais loin… gée par un récipient dans lequel les oiseaux pourront aussi se baigner. Il doit être plus large, peu profond, non glissant et à bords légèrement inclinés.

Même sans jardin, vous pouvez composter une partie de vos déchets de cuisine biodégradables grâce à un vermicomposteur. Peu encombrant, bon marché et inodore, il permet d’obtenir en 2 à 3 mois un engrais liquide, le percolat (à diluer Pour le fabriquer vousmême, il ne vous faut que 3 bacs empilables et 1 couvercle, le tout en plastique opaque. Percez une vingtaine de trous de 6 à 8 mm de diamètre dans le fond de 2 bacs (celui du bas recueille le percolat, les bacs supérieurs abritent les vers qui passent de l’un à l’autre). Prévoyez aussi quelques trous recouverts de moustiquaire dans le couvercle (pour l’aération).

Procurez-vous du compost contenant des vers auprès d’un maître-composteur ou dans un centre de compostage. Versez-le dans le bac du milieu et couvrez-le d’une fine couche de déchets de cuisine hachés : épluchures de fruits et légumes, marc de café avec filtre, coquilles d’œuf… Évitez les viandes, poissons, graisses, pâtisseries et les produits traités chimiquement.

Placez le vermicomposteur à l’abri du gel et du soleil (entre 15 et 25 °C) et ne l’alimentez plus avant trois semaines. Après ce délai, ajoutez les déchets par petites quantités.

Le compost ne sent mauvais que s’il est trop humide (mettez-y de petits morceaux de carton ou de papier non colorés) ou mal aéré (remuez-le doucement avec une griffe de jardin).

Il devrait être récoltable en mai.

Demande à ton professeur de t’aider à mettre sur pied un club d’étude des oiseaux qui vivent aux alentours de l’école.

Les activités sont nombreuses : fabriquer des nichoirs, mangeoires et boules de graisse, recenser les espèces des environs et dénombrer leurs populations, suivre la construction des nids et l’évolution des nichées (une paire de jumelles ou une longue vue ne sera pas du luxe !), écrire des fiches descriptives de chaque espèce observée et les illustrer de photos ou dessins, enregistrer les des oiseaux pour leur trans-chants, les identifier et les mettre vos observations ou rassembler dans une sono-introduis-les directement thèque… sur observations.be/.

Et tant qu’à faire, prends contact avec une association de protection Comme les détergents, la sité, notamment les milieux plupart des cosmétiques aquatiques dans lesquels ils actuels contiennent des pro-se retrouvent, charriés par duits chimiques (conserva-les eaux usées. teurs, parfums de synthèse, tensioactifs…) qui ne sont pas biodégradables et sont donc nocifs pour la biodiver-Adoptez les cosmétiques bio : lavez-vous au savon de Marseille, parfumez votre bain avec quelques gouttes d’huile essentielle de lavande, nettoyez votre peau avec une décoction de camomille ou de bleuet, gommez-la avec du son de blé ou d’avoine, nourrissezla avec des huiles végétales de tournesol, d’olive… Vous pouvez même fabriquer votre dentifrice vous-même, c’est un jeu d’enfant (recette à la page du 7 avril) !

Le secteur du bâtiment consomme énormément d’eau, d’énergie et de produits chimiques nocifs pour la santé et polluants pour l’environnement. Et il produit une quantité importante de déchets non recyclables.

Pourtant, de la cave au grenier, il existe une foule de solutions alternatives aux composants habituellement utilisés pour la construction ou la rénovation. Que diriezvous, par exemple, d’une chape en galets et chaux naturelle, d’une ossature en bois de la région, de murs en paille et terre prélevée sur place, d’une isolation en ouate de cellulose pour votre toit en ardoise ?

De façon générale, privilégiez les matériaux naturels, renouvelables, recyclables et de provenance locale. Récupérez les matériaux qui peuvent l’être, triez et recyclez les déchets.

Connaître le type de sol de votre terrain vous aidera à choisir les plantes appropriées. En effet, mieux vaut adapter les plantations au sol que l’inverse : elles seront plus belles, plus résistantes et moins exigeantes en eau et en engrais.

L’idéal est d’envoyer des échantillons de terre pour analyse dans un laboratoire spécialisé. Vous recevrez en retour une description détaillée de votre sol.

En attendant, prélevez-en une pelletée et essayez d’en faire un boudin : la terre argileuse est malléable et retient bien l’eau, la sableuse s’effrite facilement et laisse couler l’eau…

Observez aussi les plantes installées spontanément : l’ortie pousse sur un sol riche en azote, la moutarde blanche sur un sol calcaire, la prêle sur un sol humide…

As-tu remarqué que les oiseaux, restés si calmes pendant tout l’hiver, recommencent à chanter à tue-tête du matin au soir ? Normal, c’est le moment, pour les mâles, de marquer leur territoire et de trouver une femelle avec laquelle s’accoupler et faire des petits !

Un « ku-kou, ku-kou, kukou » répété au loin, c’est le coucou bien sûr ! Un « kwaar, kwaar » plutôt guttural, c’est la corneille noire. Un « tilideu, tilideu, tilideu » bien aigu : la mésange charbonnière est dans les parages.

Procure-toi un bon guide Tu trouveras aussi une sonore avec les chants des très bonne bibliothèque de oiseaux les plus courants chants (on dit une « sonorassemblés sur un cd et thèque ») sur ouvre grand les oreilles. www.corif.net/site.

Le Programme des Nations La campagne s’articule
Unies pour l’environneautour du site www.unep.fr/
ment a lancé en mars 2008 greenpassport (en français,
la campagne « Passeport anglais, grec et allemand).
vert ». Son objectif ? SenCelui-ci fourmille d’in
sibiliser les voyageurs à formations et de conseils
certains principes qui font
du tourisme une activité
respectueuse de l’environ
nement et bénéfique pour le
développement économique
et social des communautés
autochtones.

pratiques pour chaque étape de votre voyage, de son organisation à votre retour. Cela va notamment du choix du voyagiste, à l’achat de souvenirs, en passant par la consommation d’eau et d’énergie sur place. Allez y faire un tour avant de préparer vos prochaines vacances…

Associer certaines plantes permet de limiter le recours aux pesticides, les unes éloignant les parasites des autres : la carotte fait fuir la teigne du poireau qui, lui, repousse la mouche de la carotte ; par leur odeur forte, tomate et céleri tiennent à distance la piéride du chou…

Mais il existe aussi d’autres types d’associations : les feuilles des salades protègent du froid et du vent les concombres qui poussent dessous ; le maïs sert de tuteur au haricot qui lui apporte de l’azote, alors que la courge qui s’étale à leur pied développement des potirons fait office de paillis vivant… et autres courges ; l’euca

lyptus et l’aneth empêchent Cependant, certains ma-les semis de germer… riages sont à éviter : la pomme de terre gêne le Dans un coin au soleil et à l’écart des arbres, creusez un trou de 80 à 120 cm de profondeur. Aménagez la rive la plus ensoleillée en pente douce afin que les plantes de berge (tels l’angélique ou le myosotis) et les semi-aquatiques (tel l’iris faux-acore) puissent s’y développer.

Imperméabilisez la mare avec de l’argile, une bâche prévue à cet effet, un fond rigide… Et remplissez-la d’eau de pluie : celle du robinet est trop riche en minéraux.

Répandez une fine couche (max. 5 cm) de sable et d’argile dans laquelle s’enracineront les quelques plantes que vous placerez (cornifle, morène… mais surtout pas d’espèces exotiques !).

Puis, laissez la faune et la flore indigènes s’installer : c’est la meilleure garantie d’un bon équilibre biologique !

Nos rivières accueillent une faune et une flore très diversifiées… mais en danger. Aux pesticides et engrais chimiques provenant des champs, aux rejets des usines et aux eaux grises des habitations s’ajoutent les canettes, bouteilles, sachets, pneus, bidons, poubelles, vélos, réfrigérateurs… jetés sur les berges !

Agissez en organisant un grand nettoyage des rivières et ruisseaux de votre région. Surtout, n’hésitez pas à entraîner avec vous famille, amis, école du quartier, mouvement de jeunesse… : vous ne serez pas de trop pour nettoyer les cours d’eau !

Vous pouvez aussi vous jeter à l’eau pour revendiquer des eaux de baignade propres lors de l’opération « Big Jump » organisée chaque été. Pour en savoir plus : www.bigjump.be

Vous êtes à la recherche de à identifier les oiseaux par Vous trouverez de nombreux stages pour vos enfants, que leur chant, pister les ani-stages nature (pour les ence soit pour les week-ends maux dans la forêt, faire des fants, les parents ou toute la ou les vacances ? Et si vous instruments de musique à famille) sur Internet, notamles inscriviez à un stage partir de végétaux… ment via les sites suivants : nature ? www.crie.be

www.reseau-idee.be Selon les associations auxquelles vous vous adresserez, ils pourront créer un potager en carrés en appliquant les techniques et principes du jardinage bio, cuisiner les plantes sauvages qu’ils auront cueillies le jour même, découvrir la biodiversité en ville, construire des hôtels à insectes, apprendre Certaines communes font désormais des efforts dans la plantation et la gestion des bords de routes et parterres pour promouvoir la biodiversité.

Si ce n’est pas encore le cas dans la vôtre, suggérez au service compétent ces quelques principes faciles à appliquer : ne planter que des espèces locales (pour les fleurs, les vivaces demandent moins de travail que les annuelles), remplacer les pesticides et engrais chimiques par leurs équivalents biologiques, utiliser les paillis et plantes couvre-sol ter les déchets végétaux et pour limiter l’apparition de employer le compost obtenu plantes indésirables et dimi-pour nourrir les sols dès nuer les arrosages, compos-l’automne, pratiquer le fau

chage tardif en préservant

quelques zones refuges…

Les chrysopes sont très appréciées des jardiniers : leurs larves mangent pucerons, cochenilles, acariens et autres indésirables par centaines !

Pour les attirer dans ton jardin, offre des abris aux adultes : des fagots de branchettes et de tiges creuses ou un hôtel en pots de fleurs.

Pour construire celui-ci, il te faut de la corde et des pots en terre cuite de différentes tailles (ils doivent s’emboîter les uns dans les autres comme des poupées russes).

Fais un nœud à l’une des extrémités de la corde (il doit être plus gros que le trou du plus petit pot). Puis enfile les pots, ouverture vers le bas, en commençant par le plus petit et en faisant un nœud entre chaque pot.

Voilà ! Il ne reste plus qu’à le suspendre à 2 m du sol.

Légère, riche en matière organique et retenant bien l’eau, la tourbe se forme à partir de débris de sphaignes, linaigrettes, laîches et autres végétaux de milieux humides et plutôt acides. Mais ce processus est extrêmement lent : il faut 100 ans pour obtenir 5 à 10 cm de tourbe !

En outre, les tourbières abritent des espèces spécialisées et souvent mel’agrion hasté et l’æschne des joncs (des libellules) ou la camarine et la myrtille des loups (des plantes).

Exploitées, polluées, drainées, les tourbières sont devenues rares. Heureusement, certaines sont désormais préservées, voire restaurées, dans le cadre du programme Natura 2000 (voyez la page du 30 octobre).

Des régions quasi vierges d’activité humaine, un climat particulier, une faune et une flore singulières : tels sont les atouts des régions polaires.

Hélas, le développement du tourisme a un impact négatif sur l’environnement et les populations locales. Des écosystèmes uniques et d’une richesse biologique exceptionnelle sont fragilisés notamment par le passage accru de bateaux de croisière, de véhicules à chenilles, de motoneiges…

Actuellement, les pratiques de gestion et les infrastructures adaptées à un tourisme durable ne sont pas encore suffisantes en Arctique et en Antarctique. Évitez donc de vous y rendre et soutenez plutôt des programmes de sensibilisation et de protection de la nature dans ces régions.

Pour en savoir plus : www.unep.org

Matériau renouvelable et naturel, l’osier est une alternative écologique au plastique pour la fabrication de paniers, fauteuils, chaises, tables, structures pour plantes grimpantes et autres objets usuels ou décoratifs.

L’osier utilisé en vannerie provient de différentes espèces indigènes de saules (Salix viminalis, S. purpurea, S. triandra…) qui poussent dans des sols humides, telles les berges de rivières, zones

marécageuses… former clôtures, cabanes, Ce sont les rameaux de pergolas… qui se couvriront l’année, souples et flexibles, de feuilles au printemps. qui sont récoltés et séchés à cet effet.

Mais l’osier se travaille aussi vivant de janvier à avril : fraîchement coupés, les rameaux sont enfoncés dans le sol, puis tressés pour

Il existe désormais une nouvelle catégorie de chèques que l’employeur peut octroyer à ses employés : les éco-chèques. Exonérés de cotisations sociales et d’impôt, ils ont pour objectif de stimuler le pouvoir d’achat et l’emploi, tout en renforçant la sensibilisation aux problèmes environnementaux.

En pratique, ils permettent de payer des produits et services à caractère écologique tels que des matériaux d’isolation des habitations, des ampoules économiques, des citernes de récupération de l’eau de pluie, des appareils électriques fonctionnant à l’énergie solaire ou manuelle, des bacs à compost, du bois labellisé FSC ou PEFC, des vélos (et leur entretien), des arbres et plantes d’extérieur, du matériel de jardinage non motorisé…

Cultiver ses légumes et fruits en ville, sans jardin ? C’est possible sur un balcon qui bénéficie d’au moins 3 heures de soleil par jour.

Le secret de la réussite réside dans le choix de pots et jardinières : des bacs pots de 40 cm de diamètre pour les choux de Bruxelles et brocolis… Bref, des pots adaptés aux légumes que vous y ferez pousser !

Si vous manquez de place au sol, pensez aux jardinières à suspendre. Elles accueilleront fraisier, thym, menthe, sauge…

Choisissez un terreau pour culture en jardinières, auquel vous ajouterez 1/4 de (vermi)compost. Et n’oubliez pas l’arrosage, matin et soir

Le bouleau est un arbre fréquent dans nos régions, surtout le bouleau verruqueux (il a des verrues sur les rameaux) et le bouleau pubescent (il a de petits poils sur les rameaux et sous les feuilles). Il pousse dans tous les types de sols, même pauvres et très humides. Et il supporte bien le froid : on en trouve jusque dans le Grand Nord ! Par contre, il a besoin de beaucoup de lumière. Tu le reconnaîtras facilement à son tronc blanc argenté.

Au début du printemps, juste avant l’ouverture des bourgeons et l’apparition des feuilles, colle ton oreille contre son tronc (utilise un stéthoscope si tu en as un). Avec un peu de chance, tu devrais entendre de petits craquements et grincements : c’est la sève qui monte vers les branches.

Été 2009, une « caravane Cette initiative vous inspire ? jardinière » a sillonné les Montez votre propre convoi routes de France, d’Espagne et faites connaître les acet du Portugal pour promou-tions en faveur de la biovoir les jardins partagés… diversité qui vous tiennent avec un potager de 8 m2 à cœur : jardins collectifs, sur roues ! À chaque étape, compostage, culture d’anétaient organisés des ate-ciennes variétés, recenseliers de jardinage bio, des ment des espèces animales dégustations de tisanes et végétales locales, restauet plats préparés avec les ration d’écosystèmes partiherbes et légumes du jar-culiers, protection d’espèces dinet, des conférences, des en voie de disparition… échanges de graines et de plantes…

La cardère est une plante bisannuelle : elle ne vit que deux ans. Pour en faire une crécelle, mieux vaut la cueillir à la fin de l’hiver, lorsque ses tiges sont bien sèches et que les oiseaux ont mangé toutes ses graines. Si tu n’en as pas dans ton jardin, tu en trouveras probablement le long des fossés et des ruisseaux. Munis-toi de gants (elle pique !) et d’un sécateur.

Coupe la cardère comme sur le dessin. Enlève les piquants en les grattant. Assemble les tiges avec une épingle.

Et voilà, ta crécelle est prête ! Fais-la tourner entre les paumes de tes mains (frotte-les l’une contre l’autre comme pour les réchauffer) et tac tac tac tac…

Diversifiez progressivement Laissez en place quelques Favorisez la régénération votre parcelle en mélangeant arbres morts, troncs creux naturelle en n’éliminant des arbres d’essences (in-et souches en décom-pas systématiquement les digènes de préférence), de position : ils abritent et jeunes plants qui poussent hauteurs et d’âges différents. nourrissent bon nombre spontanément au pied des

d’oiseaux, de mammifères, vieux arbres. d’insectes, de champignons, de mousses… Évitez les grosses coupes

à blanc pour ne pas trop perturber la biodiversité et laisser le temps aux animaux de déménager.

Pour en savoir plus, téléchargez la publication « Normes de gestion pour L’eau est indispensable à l’équilibre de la planète et de ses occupants, animaux comme végétaux. Il y en a assez pour tous mais, malheureusement, elle est mal répartie et souvent mal gérée. Dans nos régions, il suffit d’ouvrir le robinet pour avoir de l’eau potable. Du coup, nous l’utilisons pour tout, y compris pour laver la voiture !

Pour économiser l’eau potable, vous pouvez notamment arroser les plantes avec l’eau de pluie, plutôt en fin de journée (pour éviter l’évaporation), et récupérer les eaux grises (eau de vaisselle, du bain, de la douche) pour l’alimentation de la chasse d’eau, le nettoyage des sols… et même, après filtration, pour l’arrosage.

Ôtez les parties trop atteintes de la plante, puis aspergez les pucerons d’eau savonneuse (3 % de savon noir suffisent), de purin d’ortie ou de fougère dilué à 5 %, Protégez et favorisez leurs prédateurs naturels (coccinelles indigènes, larves de syrphes, chrysopes, perceoreilles…) en leur construisant des abris.

Placez des bandes gluantes au bas des tiges et branches infestées pour empêcher les fourmis d’atteindre les pucerons : raffolant du miellat, le liquide sucré qu’ils excrèPrévois dans ton carnet Tout d’abord, dessine un d’observation une section plan des environs et indique sur les oiseaux du quartier dessus les nids que tu as (ou du jardin) : tu vas avoir repérés. Puis, pour chaque pas mal de choses à y noter. nid, décris son emplacement exact (dans quel arbre ou nichoir, à quelle hauteur), sa composition (brindilles, plumettes, poils d’animaux…), sa période de construction (si tu y as assisté) et, au jour le jour, l’évolution de la nichée (date de la ponte, de l’éclosion, du premier envol des jeunes, fréquence du nourrissage…).

Deux conseils : réserve une double page à chaque nid et surtout, fais tes observations de loin (avec des jumelles) et sans déranger la nichée car les parents pourraient l’abandonner !

La plupart des teintures capillaires disponibles dans le commerce ou chez les coiffeurs contiennent des produits de synthèse hautement toxiques pour la faune (l’homme y compris) et la flore, tels l’ammoniaque ou la très allergène paraphénylènediamine (PPD).

Préférez-leur donc les colorations naturelles, à base de pigments végétaux : henné, aubier du tilleul, camomille, rhubarbe… Elles sont assez efficaces et laissent une odeur agréable. Prenez soin, néanmoins, de les tester au préalable sur une petite zone de peau (dans le creux Le plus sûr ? Gardez votre du genou par exemple) : des couleur naturelle et rendezréactions allergiques sont la éclatante en nourrissant toujours possibles. vos cheveux avec des huiles

végétales (olive, tournesol…).

Diurétiques, dépuratifs et toniques, les pissenlits sauvages se récoltent de préférence avant la floraison (après, ils sont trop amers). Cueillez-les dans des prés et jardins non traités aux pesticides et lavez-les bien avant de les préparer.

Les jeunes pousses se mangent en salade avec des lardons et des pignons de pin grillés à sec. Les plus grandes feuilles, accompagnées de plantain, d’ortie, d’ail des ours…, font de délicieuses soupes et tartes salées. Quant aux boutons, encore fermés, faites-les revenir à feu doux dans un peu d’huile avant de les incorporer à une omelette. Et s’ils ont éclos, prélevez-en les pétales pour une gelée de fleurs de pissenlit et pommes vertes.

À la campagne comme à la ville, l éclairage des routes, rues et jardins permet à cer tains (hommes, renards…) de prolonger leurs activités la nuit.

Mais la lumière artificielle perturbe de nombreuses espèces. Les animaux dont la vue est adaptée à la vie nocturne (hiboux, rats…) ont du mal à voir les obstacles, les proies ou les prédateurs. Les oiseaux migrateurs sont désorientés. Les papillons de nuit volètent autour des lampadaires jusqu à épuisement. Les lucioles mâles n aperçoivent plus les signaux lumineux des femelles et ne peuvent donc pas se reproduire…

Alors, pour éclairer votre jardin, terrasse, pas de porte…, choisissez des lampes non éblouissantes et dirigées vers le bas. Et éteignez les dès que vous n êtes plus dehors.

En ville, l’hirondelle de fenêtre (Delichon urbica) a bien du mal à trouver de la boue (rares sont les chemins non asphaltés) et un bon emplacement pour son nid (la boue n’adhère pas aux corniches en PVC).

Aidez-la en posant des nids artificiels. Ils offrent de nombreux avantages. Fixés correctement, ils ne risquent pas de tomber.

Ils permettent d’élever plus de jeunes car ils peuvent être occupés directement (une seconde nichée est donc possible) et sont plus grands. Ils sont ouvrables et donc nettoyables en hiver…

En plus, vous choisissez vous-même leur emplacement et vous pouvez les en-lever le temps de ravaler la façade (à faire entre octobre et mars).

Pour les conseils de placement : www.aves.be/hirondelles

Faites pousser des plantes indigènes – naturellement adaptées à notre climat et à notre faune – sur les terrasses, balcons, appuis de fenêtre, dans les cours, au pied des arbres de rue… Choisissez-les de façon à étaler la floraison sur une large période, toute l’année si possible !

Pour votre façade, si elle est en bon état et peu ensoleillée, optez pour le lierre : avec ses fleurs mellifères à la fin de l’automne, ses baies en hiver et son feuillage persistant, de Les limaces ont leur utilité : elles participent à la décomposition de la matière organique.

cresson, moutarde, pomme de terre…) ou répandez une bonne couche de sable, copeaux de bois, marc de café, coquilles d’œufs broyées…

Attirez-les à l’écart avec des plants de consoude ou d’œillet d’Inde (leurs préférés !) ou, en dernier recours, avec des coupelles de bière dans laquelle elles se noieront. Mais bannissez les anti-limaces chimiques : ils sont toxiques pour de nombreux autres animaux…

La meilleure solution ? Favorisez la présence de leurs prédateurs naturels : merles noirs, grives, hérissons, musaraignes, grenouilles, crapauds, orvets, lézards, carabes, chilopodes…

Dans un coin ensoleillé mais peu fréquenté du jardin, si possible près d’une haie, laissez la flore sauvage pousser spontanément : plus le terrain est pauvre, plus elle sera variée ! Oubliez-y un tas de pierres (pour les lézards, araignées, mousses, fougères…) et un autre de bûches (pour les petits mammifères, insectes décomposeurs, champignons…), la nature fera le reste…

Colonisée par les coquelicots, bleuets sauvages et autres fleurs visitées par les insectes pollinisateurs, cette prairie fleurie deviendra vite le refuge de nombreux animaux. Et, cerise sur le gâteau, elle demande très peu d’entretien : une fauche en juin et une en septembre. Même l’arrosage n’est normalement pas nécessaire !

Thon rouge, cabillaud, saumon, sole, lotte… : il est vivement conseillé de suspendre la consommation de ces espèces. La surpêche, les périodes de capture (parfois en pleine saison de reproduction) ou certaines méthodes de pêche (détruisant les fonds marins ou entraînant les prises accidentelles de juvéniles) mettent en danger le renouvellement de leur population.

Laissez-leur le temps de reconstituer leur stock : mangez des poissons et crustacés appartenant à des espèces non vulnérables. Et achetez de préférence des produits issus de la pêche locale ou ayant le label MSC.

Pour plus d’informations sur ce label : www.msc.org

Même après le passage en Que faire ? Optez pour des station d’épuration, l’eau détergents écologiques rejetée dans les rivières labellisés ou, mieux, utilisez contient une grande part du savon de Marseille en des phosphates, solvants, agents tensioactifs et autres produits chimiques présents dans les détergents actuels. Ces composants, souvent très polluants, ont des répercussions graves sur la biodiversité – les milieux aquatiques en particulier – et sur notre santé !

copeaux pour la lessive, du savon noir pour le nettoyage des sols, du vinaigre chaud pour le détartrage, du bicarbonate de soude (avec ou sans vinaigre) pour récurer sans rayer les casseroles, lavabos… Et surtout, évitez le surdosage. Au contraire, ayez plutôt la main légère !

Le nettoyage des plages, en basse saison, par ces gros bulldozers qui retournent et aplanissent le sable sans ménagement perturbe la faune fragile de la zone intertidale (zone recouverte et découverte par la mer au fil des marées) et enfouit les algues, coquillages et autres laisses de mer dont se nourrissent de nombreux oiseaux.

Néanmoins, depuis quelques années, certaines communes côtières, soucieuses de préserver le patrimoine paysager, ainsi que la faune et la flore de leur portion de littoral, mènent des actions de nettoyage manuel des plages. De cette façon, seuls les déchets nocifs à l’environnement sont prélevés !

Informez-vous auprès des autorités locales pour participer à un tel nettoyage.

Utilise des œufs crus (blancs de préférence). Pour les décorer, pose dessus une feuille de persil plat, de fougère… et emballe le tout bien serré dans un carré de gaze. Ou entoure-les d’un fil de laine mouillé (ça donnera des rayures). Attention : les œufs n’étant pas cuits, ils sont fragiles !

Dans une casserole, fais bouillir 2 litres d’eau et une grosse poignée de chou rouge (pour le bleu), de betterave rouge (pour le rose), de pelures d’oignons blancs (pour le jaune) ou de pelures d’oignons rouges (pour le vert). Après 20 à 30 minutes, enlève les plantes, ajoute une poignée de sel et mets les œufs à cuire pendant 10 minutes. Pour finir, fais-les sécher sur une grille après avoir ôté la laine, la gaze et les feuilles.

Label écologique européen, et d’énergie non renouve-Gîtes Panda, Groene Sleu-lable, la production réduite tel… : il existe aujourd’hui de des déchets et leur gestion… nombreux écolabels pour les hôtels, campings, gîtes et Leur intérêt ? Les tenanchambres d’hôtes. ciers mettent l’accent sur la

protection de la biodiversité Leurs critères d’attribution ? au travers de loisirs res-La localisation et l’archi-pectueux de la nature, de tecture de l’établissement la découverte des produits (dans le respect de la nature du terroir et des cultures environnante), les matériaux locales… de construction (écologiques, durables, renouvelables, recyclables…), la consommation limitée d’eau Les chauves-souris nous débarrassent de quantité d’insectes nocturnes parmi lesquels les moustiques, mites et autres nuisibles. On dit même qu’une pipistrelle peut en manger quelques centaines chaque nuit ! De plus, leurs déjections font un très bon engrais.

27CM

Malheureusement, elles manquent d’abris, que ce soit en hiver pour hiberner ou en été pour élever leurs petits. Vous pouvez leur en fabriquer en bois brut non traité (elles s’accrochent aux aspérités), leur réserver un coin dans votre grenier ou votre cave, conserver les arbres creux de votre jardin… Mais surtout, ne les dérangez sous aucun prétexte !

7CM

27CM

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8CM 8CM 8CM

4.5CM

2CM

23CM

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X2 X4

Pour cela, il te faut de l’argile en poudre (argile blanche ou verte « ultraventilée » ou « surfine »), de l’huile essentielle de citron ou de menthe poivrée, du bicarbonate de sodium et de la glycérine liquide. Tu trouveras ces ingrédients en pharmacie, en herboristerie ou en droguerie.

Dans un pot en plastique, mets 6 cuillères à café d’argile en poudre, 2 cuillères à café de bicarbonate de sodium, 6 gouttes d’huile essentielle de ton choix et une grosse cuillère à café de glycérine liquide.

Mélange bien le tout. Si la Voilà, ton dentifrice est prêt : pâte est trop sèche, ajoute tu n’as plus qu’à le mettre quelques gouttes de glycé-dans un pot à couvercle… rine. et à le tester !

La cardère sauvage, Dipsacus fullonum, est parfois appelée chardon à foulon (pourtant, c’est une dipsacacée et non une composée comme les chardons). Ses feuilles, regroupées par paires et soudées à leur base, forment une cuvette qui retient la rosée et l’eau de pluie, d’où cet autre surnom : le cabaret des oiseaux.

Semez-la en avril sur un sol nu et bien ensoleillé. L’année suivante, elle atteindra 1 à 2 m de haut, fleurira en juillet et août, et montera en graine en septembre et octobre.

Ses fleurs, riches en nectar, attirent abeilles solitaires, bourdons, syrphes et papillons. Ses graines sont très appréciées des oiseaux granivores, le chardonneret notamment. Et ses longues tiges creuses servent d’abris à de nombreux insectes en hiver.

Quand vous vous baladez dans la nature, soyez discret : faites le moins de bruit possible et, si vous voulez observer des animaux sauvages, évitez de porter des couleurs vives et de vous

asperger de parfum.

Restez toujours sur les sentiers : vous risquez moins de déranger les animaux ou d’écraser les plantes, mousses, champignons…

Si vous emmenez votre chien, tenez-le en laisse ou veillez à ce qu’il ne quitte pas le sentier. Assurez-vous aussi qu’il n’aboie pas ou il fera fuir tous les animaux du coin (d’ailleurs, si vous espérez en apercevoir, mieux vaut laisser votre fidèle compagnon à la maison !).

Enfin, ne jetez aucun déchet dans la nature et ne ramassez ou ne cueillez que ce qui peut l’être.

Voyez aussi les pages du 9 juin et du 25 août.

Votre mare est prête ? Surtout, n’y introduisez pas de plantes aquatiques exotiques. En l’absence de prédateurs naturels, certaines deviennent si envahissantes qu’elles causent la mort de ses occupants !

Voici les plantes exotiques à proscrire (et leurs alternatives indigènes)

. les semi-aquatiques : balsamine de l’Himalaya, spirée blanche (reine-des-prés, salicaire, iris faux-acore) . les amphibies : hydrocotyle fausse-renoncule, jussies, orpin de Helms (sagittaire, renoncule aquatique, populage des marais) . les oxygénantes : élodées, myriophylle du Brésil (potamot luisant, cératophylle épineux, myriophylle en épi) . les flottantes : jacinthe, laitue et lentilles d’eau, azolla (nénuphars, potamot nageant)

Pour en savoir plus : ias.biodiversity.be

En te promenant dans les bois, les champs…, tu découvriras peut-être des empreintes d’animaux. Avec un bon guide, tu devrais pouvoir les identifier facilement, surtout si elles ont été laissées dans un sol boueux, au bord d’un cours d’eau ou après la pluie. Pour mieux les étudier, reproduis-les dans ton carnet d’observation ou, mieux, fais-en un moulage.

Pour cela, enfonce une bande de carton ou de plastique tout autour de l’empreinte, après avoir enlevé

les brindilles et les feuilles Démoule quand le plâtre qui pourraient gêner. Pré-a complètement pris mais pare du plâtre à prise rapide ne nettoie le moulage que sans te brûler (le mélange lorsqu’il est tout à fait sec. peut devenir très chaud !) et verse-le sur la trace.

Pourquoi ? L’agriculture biologique respecte à la fois l’environnement et l’homme.

Il n’y a pas ou peu de rejets de pesticides ou d’engrais chimiques dans les sols et les eaux. Les travailleurs agricoles et les auxiliaires des cultures (vers de terre, insectes pollinisateurs, mammifères, oiseaux et amphibiens prédateurs d’invertébrés ravageurs…) ne sont pas exposés à des produits toxiques.

La biodiversité des espèces végétales est préservée et même encouragée (culture de variétés oubliées). Les animaux sont élevés dans de bonnes conditions et donnent donc viande, lait et œufs de qualité. En outre, les produits transformés (viande au détail, laitages, fromages, pains…) ne comportent ni conservateurs ni Saules, pommiers, ronces, aubépines, lierres, bruyères, trèfles, luzernes, centaurées, armoises, menthes, orties… : vous offrez le gîte et le couvert aux pollinisateurs en plantant ou laissant pousser une grande variété d’espèces mellifères indigènes (elles sont adaptées à notre climat et à nos insectes). Choisissez-les de façon à étaler la floraison toute l’année, sans interruption, et évitez les plantes à fleurs doubles qui, en général, ne produisent ni nectar ni pollen.

Vous pouvez aussi fabriquer des abris pour papillons, bourdons, abeilles solitaires, syrphes…, voire placer une ruche. Mais surtout, ne recourez pas aux insecticides, herbicides et fongicides chimiques bien souvent fatals aux pollinisateurs…

Saviez-vous que la plupart des roses vendues dans nos régions viennent du Kenya ou de l’Équateur ? Elles sont très belles mais pas forcément produites dans le respect de la biodiversité et des travailleurs, vu les quantités de pesticides utilisées…

Si vous tenez vraiment à offrir des roses, préférez un rosier à replanter plutôt que des fleurs coupées : bien entretenu, il a une durée de vie beaucoup plus longue (des décennies !) et produit de nombreuses roses chaque année. Il suffira d’en mettre 2 ou 3 dans un vase pour parfumer toute la maison. Et les pétales pourront agrémenter desserts et gelées.

Choisissez plutôt des variétés anciennes : souvent, elles attirent plus d’insectes butineurs et sentent davantage.

Cet engrais liquide naturel est riche en azote et en oligoéléments. Certains s’en servent aussi contre les pucerons et les maladies Faites macérer 100 g d’orties fraîches non montées en graine dans 1 litre d’eau de pluie (utilisez un récipient non métallique et à couvercle). Mélangez tous les 2 jours. Filtrez quand plus aucune bulle ne remonte lors du brassage. Conservez en bouteille quelques mois, à l’ombre et au frais.

Selon l’emploi, diluez à 10 % (stimulation des feuilles) ou 5 % (insecticide). Mais attention, trop d’engrais peut entraîner un déséquilibre des éléments nutritifs de votre

les 3 à 5 ans pour connaître ses besoins réels)… et amoindrir la résistance des plantes face aux maladies !

Plantez des espèces indigènes qui supportent la sécheresse (verveine, sauge, ail…) ou dont les racines vont chercher l’eau en profondeur (betterave, pomme de terre…). Les vivaces sont souvent plus sobres que les annuelles.

Regroupez les plantes selon leur besoin en eau. Binez régulièrement et protégez le sol avec un paillis végétal, du compost ou des plantes couvre-sol comme le lierre : cela vous permettra d’espa-Réservez le goutte-à-goutte cer les arrosages. Et sachez pour les plantes qui ont un qu’une pelouse haute (7 cm besoin d’eau constant et des et plus) garde mieux l’humi-racines peu profondes. dité qu’une rase.

Enfin, récupérez l’eau de pluie et arrosez au plus près des racines le soir ou tôt le matin pour limiter l’évaporation.

Certaines plantes couvresol constituent une bonne alternative au gazon : elles nécessitent beaucoup moins d’entretien, sont moins gourmandes en eau et plus accueillantes pour la biodiversité.

Parmi celles-ci, le serpolet (Thymus serpyllum) dont les feuilles persistantes dégagent un agréable parfum au toucher, le thym laineux (Thymus pseudolanuginosus) qui s’épanouit mieux à la mi-ombre, Phyla nodiflora qui attire de nombreux papillons… résistent assez bien à la sécheresse, au piétinement et même à de faibles gelées.

Quant aux mousses, pâquerettes et trèfles qui s’installent spontanément dans votre pelouse, ne les en délogez pas : ces plantes indigènes sont parfaitement adaptées au type de sol, au climat et à la faune de votre région.

Récoltez 500 g d’orties sans Pour une consistance plus
tiges ni fleurs (n’utilisez épaisse, ajoutez une pomme
que les jeunes pousses au de terre coupée en dés.
printemps et les nouvelles
feuilles sur le haut des tiges
en été).
Lavez et égouttez les
feuilles.
Dans une casserole, faites
les revenir avec une noix de
beurre, un oignon haché, du
sel, du poivre et de l’origan,
puis couvrez avec un litre de
bouillon.

Faites cuire 10-15 minutes puis mixez avec un peu de crème fraîche.

Rectifiez l’assaisonnement si nécessaire et servez avec des croûtons aillés.

Les jeunes orties se cuisinent comme les épinards, essayez-les en omelettes, tartes salées, purées…

Évitez de laisser dehors des récipients remplis d’eau : les moustiques pondent leurs œufs sur l’eau stagnante. Si vous avez une mare ou un étang, favorisez la présence au jardin de leurs prédateurs naturels : grenouilles, crapauds, salamandres… pour les larves ; hirondelles, chauves-souris… pour les adultes.

Si vous passez la soirée à l’extérieur, portez des vêtements longs et frottez quelques gouttes d’essence de citronnelle sur les zones non couvertes. Le géranium et le basilic auraient également un effet répulsif sur les moustiques : disposezen autour de la table de jardin.

Placez des moustiquaires aux portes et aux fenêtres ou, à défaut, au-dessus des lits.

Enfin, sachez que seule la femelle pique : elle a besoin de sang avant de pondre.

Parfaitement adapté à notre climat, peu exigeant et poussant rapidement, le sureau noir (Sambucus nigra) a sa place dans tous les jar-dins et les haies diversifiées.

Ses fleurs blanc crème, qui s’épanouissent en ombelles en mai et juin, sont abondamment visitées par les insectes butineurs. Quant à ses baies, elles font le régal des oiseaux.

Ses tiges, riches en moelle, offrent un site de nidification idéal pour certaines espèces de guêpes et abeilles solitaires. Évidées, elles font aussi de bonnes sarbacanes…

En purin, ses feuilles re-Préparez du sirop avec les pousseraient pucerons et fleurs (pour agrémenter les rongeurs. limonades en été) ou les

baies (pour passer l’hiver sans tomber malade) mais attention : crues, ces dernières sont toxiques.

Offre une seconde vie à ton vieux jean : transforme-le en support pour fraisiers !

Couds solidement plusieurs poches bien larges sur le devant, avec l’ouverture vers le haut. Cloue le pan-talon sur une planche en bois. Renforce le haut des poches en enfonçant un clou de part et d’autre. Pose la planche dans une soucoupe et adosse-la contre un mur au soleil.

Remplis les poches de terreau bien riche (et sans tourbe) et installes-y les fraisiers. Choisis des variétés remontantes, elles Chaque jour, arrose le haut donneront des fraises plus du pantalon. Vas-y lenlongtemps. Tu peux aussi tement : il faut laisser le y mettre du lierre, de la temps au tissu de s’imbiber. menthe, de la ciboulette… Et veille à ce que la bas Célébrée pour la première fois le 22 avril 1970, la Jour-née de la Terre est l’occasion d’organiser, chaque année, des événements, campagnes, programmes qui ont pour principaux objectifs d’informer et de sensibiliser individus, entreprises, organisations et gouvernements pour qu’ils prennent leurs responsabilités et se mobilisent pour un environnement plus propre et plus sain.

Vous avez envie de participer, d’organiser un événement dans votre région ?

Vous trouverez nombre de à télécharger gratuitement, conseils et informations pra-des suggestions d’actions tiques sur le site officiel de adaptées à différents cette journée, ainsi que du publics… matériel de sensibilisation

Pour en savoir plus : www.earthday.net

Certaines sont vraiment indésirables : le chiendent est envahissant et empêche les autres plantes de pousser, l’ambroisie est allergisante, la berce du Caucase produit une toxine photosensible (la sève brûle la peau exposée à la lumière)…

Mais la plupart ne sont pas si mauvaises que ça : selon les espèces, elles peuvent notamment attirer les insectes auxiliaires du jardin (pissenlit, pâquerette…), fournir abri et nourriture aux oiseaux (lierre, sureau…),

améliorer le sol grâce à leurs racines (rumex, trèfle…), être comestibles (ail des ours, plantain…), médicinales (bleuet, violette des champs…), belles (euphorbe, coquelicot…), voire désherbantes (seigle, armoise annuelle…) ! Et souvent, comme l’ortie, elles cumulent plusieurs propriétés.

Non polluante, la pratique du VTT n’est pas néfaste pour l’environnement… si vous respectez quelques règles simples.

Restez sur les circuits aménagés à cet effet. Toute sortie de piste augmente le risque d’écraser plantes, insectes et autres petits animaux. Cela crée aussi des traces qui, si elles sont nombreuses, favorisent l’installation de zones boueuses et rendent le terrain propice à l’érosion.

Roulez le plus silencieusement possible (et de jour uniquement). Le bruit est, en effet, une source de nuisance importante pour les mammifères, les oiseaux et même les poissons, surtout en période de reproduction.

Lors de vos arrêts, évitez de piétiner les alentours et Des produits chimiques toxiques pour l’homme et nocifs pour la faune et la flore entrent souvent dans la composition des cosmétiques actuels (voyez la page du 29 février). En plus, certains – les soins pour lèvres notamment –, contiennent de l’huile de palme dont la production est particulièrement dommageable pour la biodiversité (voyez la page du 9 septembre).

Et si vous fabriquiez vousmême votre baume à lèvres ? Il suffit pour cela de faire fondre au bainmarie 1 cuillère à café de cire d’abeille dans 1 cuillère à soupe d’huile d’amande douce ou de tournesol bio, et d’y ajouter, quand la cire est totalement dissoute, 1 cuillère à thé de miel bio et, éventuellement, 4 gouttes d’huile essentielle (menthe, orange…).

Le bois a au moins deux avantages : il est plus résistant que le plastique et n’est pas dérivé du pétrole. En achetant des meubles certifiés FSC ou PEFC, vous êtes assuré que le bois dont ils sont faits provient de forêts gérées de façon durable et non de forêts tempérées ou boréales touchées par une régression de la biodiversité ou de forêts tropicales humides surexploitées.

Parmi les bois labellisés, préférez les essences locales (châtaignier, chêne, mélèze…), tout aussi Fenêtres, serres, vérandas, vitres coupe-vent… : qu’elles soient transparentes ou qu’elles reflètent la végétation alentour, il arrive que les oiseaux ne les perçoivent pas comme des obstacles et foncent dedans. Souvent, ils sont juste sonnés quelques instants mais parfois, ils ne se relèvent pas…

résistantes que les exo-Pour plus d’informations sur
tiques mais au transport ces labels :
moins énergivore et pol-www.fsc.be
luant. Et, si vous les traitez, www.pefc.be
optez pour des produits
naturels à base d’huile de
lin, de cire d’abeille ou de
cire végétale.

Pour éviter cela, vous pouvez poser sur l’extérieur des vitres des bandes verticales et très rapprochées de papier collant mat ou, plus esthétiques, des motifs colorés ou sablés répartis sur toute la surface. Vous pouvez également placer devant des rideaux de perles, des persiennes…

Tu as de la fin avril à la fin mai pour planter tes graines de tournesol. Sèmes-en 3 ou 4, à 30 cm l’une de l’autre, dans un coin ensoleillé du jardin, puis arrose-les bien.

Comme les limaces raffolent des jeunes pousses, installe un rempart de sable et de coquilles d’œufs écrasées pour les protéger. Tu peux aussi enterrer à moitié des pots contenant de la bière (ce sont des pièges très efficaces).

Dès que les tournesols commencent à prendre de la hauteur, munis-les d’un tuteur. Il empêchera que la dont les oiseaux se régaletige se plie à cause du vent ront tout l’automne (gardesou du poids de la fleur. en quelques-unes pour les

semer l’année prochaine)… À la fin de l’été, ne coupe pas les fleurs fanées : elles Un tiers des déchets ménagers peut ainsi être transformé en un engrais naturel, gratuit et de qualité.

Dans un coin du jardin, à l’abri du vent et du plein soleil, placez votre composteur. Un simple grillage à mailles serrées renforcé par 4 piquets suffit.

Mettez-y vos déchets broyés en alternant, sans tasser, les couches brunes (feuilles mortes, tontes de pelouse sèches, papier non coloré…) et vertes (tailles de haies, « mauvaises herbes », Arrosez le tas de purin d’orépluchures de fruits et tie, couvrez-le et retournez-le légumes…). régulièrement. Le compost

est prêt quand il sent bon le Ne compostez pas les sous-bois… « mauvaises herbes » montées en graine, les plantes malades et les déchets non biodégradables ou traités chimiquement.

Dès la fin de l’été, les coccinelles, grandes prédatrices de pucerons, et les papillons, pollinisateurs des plantes à fleurs, cherchent refuge sous les écorces en partie détachées des vieux arbres, dans les fissures des murs et rochers… Mais ces abris se font rares. À vous de leur en construire d’autres !

Ce modèle convient aux deux espèces, seules les entrées changent : ce sont des trous de 1 cm de diamètre pour les coccinelles et des fentes verticales de 1 cm sur 8 pour les papillons. Utilisez du bois massif, non traité, non raboté et résistant à l’humi-Éclairés par le soleil du madité (pin, chêne, mélèze…). tin et placés près d’arbres Protégez-le en appliquant fruitiers, d’orties…, ces abris du brou de noix et de l’huile seront vite remplis. de lin sur l’extérieur.

38cm

18cm

ne pas blesser l’arbre sur lequel vous allez l’installer.

Ne le fixez jamais directement au tronc avec des clous ou des vis, vous exposeriez le végétal aux attaques de champignons et autres maladies.

Comme l’arbre continue à grandir et son diamètre à s’accroître, mieux vaut prévoir un système d’accroche extensible. Le plus simple : un morceau de fil de fer Dès le début du printemps, le sol des sous-bois se couvre de primevères, de jonquilles, d’anémones des bois et de jacinthes sauvages. Et en mai, c’est au tour du muguet : il sent délicieusement bon mais, attention, il est extrêmement toxique !

Du côté des insectes, les premiers sortis de leurs abris sont les bourdons : Dans certaines régions isolées, en Afrique notamment, les populations locales n’ont que le bois pour cuire les repas, faire bouillir l’eau… Et souvent, surexploitée, la végétation ne suit plus.

Or, sans arbres, le sol s’assèche, le désert s’étend et ce sont des écosystèmes entiers qui disparaissent !

Pour y remédier, des associations aident ces populations à construire des cuiseurs solaires comme ce four. Il s’agit d’une boîte aux parois isolées à l’extérieur et réfléchissantes à l’intérieur. Elle est munie d’un couvercle vitré et de 1 à 4 réflecteurs. Les aliments sont placés dans une casserole noire et le four orienté face au soleil. La température intérieure varie selon l’ensoleillement mais peut atteindre 150 à 180°C ! Testez-le vous aussi…

Demandez à chacun d’emporter du savon biodégradable (celui de Marseille convient pour le corps, les cheveux et la lessive) et de la crème solaire minérale : inutile d’intoxiquer les poissons là où vous nagerez et vous laverez…

Pour la nourriture, fournissez-vous auprès de producteurs (bio) locaux, ne mangez pas trop de viande, évitez le gaspillage, triez les déchets et compostez ceux qui peuvent l’être.

Pour la vaisselle, utilisez de l’eau de pluie, du vinaigre d’alcool et du bicarbonate de soude.

Pour les constructions, optez pour du bois FSC ou PEFC.

Pour l’éclairage, préférez les lampes solaires ou à dynamo.

Pour les feux, ne ramassez pas trop de bois mort : de nombreux animaux en dépendent…

Pour les commodités, installez des toilettes sèches.

Bannissez les herbicides chimiques : ils polluent et sont dangereux pour la santé. Débarrassez-vous des herbes indésirables en les ébouillantant avec l’eau de cuisson des pâtes ou des légumes, ou encore en les arrachant avant qu’elles ne montent en graine (mais sans couper les racines, certaines en profiteraient pour se multiplier). Vous pouvez aussi les composter, en faire du purin (ortie, fougère…) ou les manger (pissenlit, plantain, fenouil…) !

Après, recouvrez la terre d’une bonne couche de paillis (tonte de pelouse, engrais vert, copeaux de bois…) ou de compost : vous empêcherez ainsi leur repousse tout en nourrissant le sol et en le protégeant de la sécheresse, du lessivage par les fortes pluies, du gel…

Vous vous interrogez sur les impacts de votre entreprise sur la biodiversité ? Invitez vos responsables à faire un « bilan biodiversité ». Il per-met d’évaluer la dépendance de l’entreprise à l’égard du monde vivant : implantation des sites d’exploitation, matières premières nécessaires, technologies utilisées, produits et services fournis…

L’objectif ? Intégrer davantage la biodiversité dans la stratégie de l’entreprise. Le bilan biodiversité permet de proposer des solutions non seulement pour réduire les impacts négatifs mais aussi pour augmenter les impacts positifs, voire les profits (le coût de l’inaction s’avère bien plus élevé que celui de la conservation de la biodiversité).

Les papillons sont d’excellents pollinisateurs et indicateurs de milieux sains. Mais ils sont menacés par la raréfaction de leurs habitats et l’utilisation de pesticides et engrais chimiques.

Offrez-leur un jardin accueillant en diversifiant les milieux : une haie d’espèces indigènes, une prairie fleurie, un potager, des plantes aromatiques, un vieil arbre à cavités…

Prévoyez aussi des abris pour l’hiver : herbes sèches, plantes grimpantes et tas de branches leur seront d’une grande utilité. Surtout, Pour en savoir plus : optez pour des pesticides et www.papillonsaujardin.be engrais naturels !

Si vous n’avez qu’un balcon, offrez-leur le couvert en y installant des fleurs mellifères : lavande, thym, sauge,

Il n’y a pas qu’au potager que vous pouvez associer utilement les végétaux pour limiter le recours aux pesticides.

Vos rosiers sont souvent envahis de pucerons ? Plantez à leur pied de la lavande (qui, en plus cachera leur base dégarnie) ou de la menthe (mais surveillez-la, elle peut devenir envahissante). Quant au thym et à la ciboulette, ils les protègeraient de diverses maladies.

Notez que les plants d’ail exaltent le parfum des roses odorantes.

Évitez de juxtaposer des plantes sensibles aux mêmes maladies, telles la menthe et la rose trémière souvent touchées par la rouille.

Enfin, pensez aux fleurs à tiges rigides, comme les tournesols, pour soutenir les plantes grimpantes légères, tels les pois de senteur.

Carnivores au sommet de la chaîne alimentaire, les rapaces (diurnes comme nocturnes) sont particulièrement vulnérables aux déséquilibres de cette chaîne. Les faucons pèlerins ont ainsi failli disparaître de nos régions dans les années 1960. En cause notamment, les organochlorés utilisés massivement en agriculture à cette époque : ils intoxiquaient leurs proies.

Mais d’autres menaces pèsent sur eux : le nombre croissant de démonstrations de rapaces qui pourrait entraîner une demande accrue pour ces oiseaux en tant qu’animaux de compagnie (ce qu’ils ne sont pas) et les vols et trafics d’œufs et d’oisillons. Dénoncez de telles pratiques si vous en êtes témoin et participez à des actions de surveillance des aires de rapaces.

De mai à juin, le sureau noir (Sambucus nigra) se couvre de milliers de petites fleurs blanc crème. Récoltes-en 24 grappes et secoue-les doucement pour faire tomber tous les insectes.

Dans une grande casserole, mets les fleurs, sans tiges ni feuilles (elles ont mauvais goût), 2 kilos de sucre, le jus de 3 citrons et 1 litre d’eau. Demande à un adulte de porter le tout à ébullition.

Laisse le sirop reposer au frigo pendant 2 jours en remuant de temps en temps. Puis filtre-le pour enlever les fleurs et verse-le dans de petites bouteilles en verre qu’un adulte aura stérilisées à l’eau bouillante.

Ce sirop se conserve environ 1 an (si tu n’as pas tout bu avant !) à l’abri de la lumière. Une fois la bouteille ouverte, il faut la garder au frigo.

Le liseron n’est pas une mauvaise herbe mais une plante grimpante indigène qui nourrit chenilles, papillons et bourdons.

Mais il est vrai qu’il peut vite devenir envahissant, d’autant que ses racines descendent jusqu’à 80 cm de profondeur et peuvent s’étendre sur plusieurs mètres de long ! Et comme les désherbants sont sans effet sur lui, c’est à la main qu’il faut Mess, restaurants d’entreprise, cantines d’écoles, de crèches, d’hôpitaux, de maisons de repos… : les cuisines de collectivités nourrissent beaucoup de monde.

Essayez néanmoins de lui bien à l’écart des autres
trouver un coin au jardin où plantes.
il ne gênera pas. L’idéal : un
support (structure en van
nerie, tronc d’arbre mort…)

Persuadez les responsables de votre cantine de se fournir auprès de producteurs bio locaux, de servir des fruits et légumes de saison, de diminuer les portions de viande et de poisson, de les remplacer régulièrement par des plats à base de céréales, légumineuses, œufs, fromages…, de faire découvrir des variétés oubliées (topinambour, rutabaga…), de réduire et composter les déchets non cuisinés (comme les épluchures et les coquilles d’œufs)…

Cela demandera un peu d’adaptation de la part des cuisiniers mais aura beau-coup d’effets positifs pour la biodiversité… et votre santé !

Avec l’aide d’une association locale de protection de la nature, élaborez un document d’identification, simple et rapide, des espèces susceptibles d’être présentes dans votre quartier, votre commune ou votre région. Reprenez pour chacune leur(s) nom(s), une illustration et une description brève (taille, couleurs…). N’hésitez pas à mentionner toute particularité qui aiderait à la reconnaître (chant caractéristique, type de fleurs butinées, aspect au toucher…).

Faites aussi une fiche de récolte des données (quelle espèce, où, quand, combien…), en prévoyant de la place pour les espèces non reprises sur le document d’identification.

Un conseil : commencez par la flore (les plantes, elles, ne se déplacent pas !) avant de passer aux oiseaux, insectes, amphibiens…

Une fois que le document d’identification des espèces et la fiche de récolte des données sont fin prêts, expliquez à vos voisins comment les utiliser et persuadez-les d’inventorier la faune et la flore de leur jardin. Un argument parmi d’autres : c’est une activité qu’ils pourront faire en famille.

Pour les parcs et autres espaces publics, essayez d’impliquer la commune, les écoles, les maisons de

jeunesse…

Enfin, transmettez les données collectées à l’association de protection de la nature qui vous a aidé… en échange d’une conférence sur la biodiversité de votre quartier et sur les moyens de la protéger !

La grenouille taureau n’est pas originaire de Belgique mais d’Amérique du Nord. Cette grenouille exotique était en vente dans les animaleries et jardineries il y a encore quelques années : on l’achetait pour la mettre dans la mare du jardin (il est interdit de l’importer dans l’Union européenne depuis 1997).

Le problème ? Elle s’est parfaitement acclimatée, devenant même envahissante dans certaines régions d’Europe (le nord de l’Italie notamment). Et elle a un appétit d’ogre : en plus de tous les insectes et autres petits invertébrés qu’elle attrape, elle se nourrit de poissons, de tritons, de têtards et même d’autres grenouilles ! En plus, elle est extrêmement bruyante : ses coassements puissants ressemblent à des meuglements.

Voici 3 mois que vous avez démarré le vermicompostage : le compost dans le bac du milieu doit être prêt. Transvasez-en un peu dans le bac du dessus et ajoutez-y quelques déchets de cuisine.

Après 2 à 3 semaines, la plupart des vers y ont migré et commencé leur travail. Faites alors passer le bac du milieu au-dessus et placez-le, sans couvercle, à la lumière : les derniers vers vont s’enfoncer dans le compost. Attendez 10 minutes puis prélevez-en les premiers centimètres. Recommencez l’opération jusqu’à ce qu’il ne reste plus qu’une fine couche contenant les retardataires (versez-la dans l’autre bac).

Utilisez le compost, mélangé avec la même quantité de terreau, pour rempoter vos plantes d’intérieur ou aménager un minipotager sur votre balcon.

Tu as un lapin, un rat, un cobaye ou un autre rongeur comme animal de compagnie ? Alors, tu utilises certainement des copeaux de bois, de la paille ou du foin pour sa litière. Et quand vient le moment de nettoyer la cage, tout ça finit à la poubelle. Mais si tu as un jardin, tu peux réutiliser la litière d’au moins 3 façons différentes.

Répands-la au pied des plantes : elle protège le sol du dessèchement, des fortes pluies, du gel… et l’enrichit en se décomposant.

Garnis-en tes nichoirs pour bourdons (tout est expliqué à la page du 10 février).

Mélange-la au tas de compost.

Et si tu n’as pas de jardin mais un vermicomposteur, sache que tu peux en mettre un peu (à la place du papier ou du carton) quand le vermicompost est trop humide.

Sous l’effet des courants marins, de véritables îles de déchets générés par l’homme se forment dans les mers et océans. À elle seule, la plaque de déchets du Pacifique (« The Great Pacific Garbage Patch ») occuperait près de 3,5 millions de km² !

Ces îles sont surtout constituées de plastique. Or, celui-ci met entre 500 et 1000 ans pour se dégrader (tout en libérant de nombreux produits toxiques) et peut étouffer les poissons, tortues, oiseaux et mammifères marins qui en avalent des lambeaux, les prenant pour des proies.

Que faire ? Limitez votre utilisation de plastique (sacs, bouteilles…), ne jetez rien dans la nature (même loin de la mer) et parlez autour de vous de ces îles de déchets souvent encore peu connues.

Répandu au pied des plantations, entre les rangs de semis ou sur le sol nu, le paillis maintient une certaine humidité, protège la terre des rigueurs du climat (lessivage par les pluies, dessèchement par le soleil, érosion par le vent, écarts de température importants…) et empêche la pousse de plantes indésirables. En plus, il abrite et nourrit de nombreux invertébrés et, en se décomposant, enrichit le sol.

Au pied des arbres, arbustes et vivaces, privilégiez un paillis à décomposition lente : broyat de coupes de haies, feuilles mortes… Pour les légumes et annuelles, utilisez plutôt tontes de pelouse, paillettes de lin, broyat d’orties et d’autres « mauvaises herbes » non montées en graine et sans racines…

Proclamé « Journée Internationale de la Biodiversité » par les Nations Unies, le 22 mai est l’occasion de sensibiliser le grand public et le monde politique à la biodiversité, son état, ses enjeux, ses menaces et sa biodiversité et l’agriculture en 2008, les espèces exotiques invasives en 2009, la biodiversité et le développement en 2010, la biodiversité et les forêts en 2011…

Célébrez cette journée en pique-nique bio, une promenade de découverte de la faune et de la flore locales, un concert de musique verte…

Pour en savoir plus : www.cbd.int/idb

De moins en moins rare en ville, le renard fréquente les jardins, les parcs, les terrains vagues ou les abords des voies de chemin de fer. C’est la nuit, quand il cherche à manger, que tu as le plus de chances de le voir. Il se nourrit de petits rongeurs, oiseaux, grenouilles, insectes, baies, herbes fraîches… et à l’occasion, de ce qu’il trouve dans les poubelles !

Le renard passe souvent au même endroit, créant petit à petit un sentier visible dans l’herbe : c’est la coulée. Si elle traverse des buissons, tu trouveras peut-être des poils roux ou noirs accrochés aux branches…

Ses empreintes ressemblent à celles des chiens : normal, ils sont cousins. Mais si tu peux tracer une croix entre les « pelotes », ce sont bien les siennes.

Renouée du Japon, berce du Caucase, balsamine de l’Himalaya… : ces plantes ont souvent été importées car elles étaient ornementales, voire mellifères, mais elles sont devenues très vite invasives.

Le problème ? Elles sont peu exigeantes, poussent rapidement, colonisent de grandes surfaces en peu de temps, étouffent la flore indigène et déséquilibrent ainsi des écosystèmes entiers.

Nocive pour l’homme et la biodiversité, la lutte chimique se révèle bien souvent inefficace. La seule façon d’éradiquer ces plantes est de les épuiser en les coupant ou en les arrachant encore et encore, de brûler leurs moindres débris et de planter à la place des

espèces indigènes à croissance rapide.

Voyez aussi les pages des 12 et 22 juin.

Le toit de votre immeuble est plat et facile d’accès ? Il peut supporter la charge supplémentaire nécessaire (vous avez vérifié avec un architecte ou un ingénieur) ? Vous avez l’autorisation de (co-)propriétaires ? Enfin, vos voisins ont, tout comme vous, envie de se mettre au jardinage bio ? Alors, ensemble, lancez-vous dans un jardin ou un potager collectif sur le toit du bâtiment !

Jardinez dans des bacs carrés de 1 à 2 m de côté. Surélevés, ils préservent votre dos et sont faciles d’accès. En plus, vous pouvez aisément les répartir entre voisins.

Prévoyez aussi des bacs à compost et des tonneaux pour la récupération des eaux de pluie (rares sont les arrivées d’eau sur le toit…). Et plantez des espèces peu gourmandes en eau.

Bonne récolte !

Certaines zones, dont la faune, la flore, la géologie… ont un intérêt particulier, sont gérées en réserves naturelles. En 2008, la Belgique en comptait 577, ainsi que 6 réserves marines, 234 zones de protection définies par la Directive Oiseaux de l’Union européenne et 280 zones de protection des habitats naturels.

La plupart sont ouvertes au public en libre accès ou avec un guide. Visitez-les et apprenez à observer et à respecter les espèces qui leur sont inféodées. Mieux, soutenez les associations qui les gèrent et participez à des actions d’entretien (voyez la page du 5 juillet), vous prendrez ainsi une part active dans la sauvegarde du patrimoine paysager, des écosystèmes et de la diversité de la flore et de la faune de nos régions !

Bon nombre de fleurs sont comestibles. Selon les variétés, elles se dégustent crues ou cuites, avec leurs feuilles ou leurs racines. Certaines sont fort goûteuses, d’autres sont plutôt décoratives.

Relevez une salade avec des feuilles et fleurs de capucine, confectionnez des beignets salés aux fleurs de courgettes ou sucrés aux fleurs de sureau noir, cristallisez des pétales de rose pour décorer vos desserts ou préparez-les en sorbet ou en gelée, aromatisez un vin blanc sec avec de l’aspérule odorante…

Ne consommez que des sauvages (elles servent de
fleurs non traitées et évigarde-manger à de nom
tez de cueillir les fleurs breux animaux). Le mieux
est de les cultiver vous
même. Récoltez-les plutôt le
matin ou en fin de journée.

Les oiseaux ont besoin d’endroits sûrs où se reposer, nicher et se mettre à l’abri des intempéries et des prédateurs. Plantez donc des arbres et arbustes indigènes qui offriront un couvert suffisant (noisetier, érable, chêne, aubépine, troène…) et un feuillage persistant (épicéa, buis, houx…). Vous pouvez aussi placer des nichoirs (reportez-vous aux pages des 23 et 28 septembre).

À la belle saison, la plupart des oiseaux se nourrissent d’insectes et autres invertébrés… : semez des plantes qui attireront ces proies (trèfle, ortie, salade…). Et pour l’automne et l’hiver, pensez aux espèces qui produisent des fruits et des graines (pommier, prunellier, sorbier, lierre, sureau, cardère, tournesol…).

Maintenant qu’il ne gèle plus la nuit, tu peux planter tes graines de potiron et de potimarron. Choisis un endroit ensoleillé où ces plantes rampantes pourront s’étendre sans gêner. Si tu as un tas de compost, metsles dessus : elles aiment les sols riches !

Dès que les premières feuilles apparaissent, arrose bien et souvent le pied de chaque plant. Et dès qu’il y a des fruits, mets de la paille ou des copeaux de bois dessous : comme ça, le sol reste humide et les fruits ne pourrissent pas !

Fin août, à l’aide d’un gros clou, grave des figures étranges dans les potirons

qui serviront de décoration pour Halloween : les fruits vont cicatriser en relief… Tu pourras les récolter quand les feuilles se faneront et les queues deviendront sèches.

Corps brun noir, menton blanc, ailes très longues, effilées et en arc de cercle, le martinet noir (Apus apus) est fréquent en ville : il niche dans les cavités situées sous les toits des bâtiments élevés. Il se reconnaît à ses cris perçants et son vol rapide alternant glissés et battements d’ailes pressés.

Dos bleu noir, ventre et croupion blancs, l’hirondelle de fenêtre (Delichon urbica) accroche son nid de boue sous un balcon ou une corniche. Mais elle devient rare dans les grandes villes : trop de pollution, plus assez de boue pour les nids…

Dos bleu noir, ventre blanc roux, gorge marron et très longue queue fourchue, l’hirondelle rustique (Hirundo rustica) est plus rurale : elle construit son nid de boue dans les granges, écuries…

Besoin de renforcer la cohésion au sein de votre équipe ou envie de vous détendre entre collègues ? Et si vous proposiez des activités de groupe en faveur de la biodiversité ?

Vous pouvez les organiser sur votre lieu de travail : recensement des animaux et végétaux des alentours immédiats, plantation de haies et d’espèces mellifères sur le parking extérieur, végétalisation de la façade, création d’un jardin ou d’un potager sur le toit, fabrication de nids et abris divers

à placer sur le bâtiment de Vous pouvez aussi prendre

votre entreprise… part à des chantiers nature, à des promenades de découverte d’espèces ou de biotopes spécifiques, à des opérations de sauvetage des crapauds, à des visites de fermes bio…

Le compostage permet de transformer, à peu de frais, un tiers des déchets ménagers en un engrais naturel, gratuit et de qualité. Le principe vous a plu et vous l’avez adopté. Maintenant, vous voulez aller plus loin et partager votre expérience. Et si vous deveniez maîtrecomposteur ?

Après une formation théorique et pratique de quelques jours, vous serez à même de répondre aux questions des candidats composteurs, de les conseiller sur la technique la mieux adaptée à leur cas (compostage en tas, en silo, Alors, à vos cahiers… et en fût ou vermicompostage), votre fourche ! de leur expliquer quand et comment utiliser leur compost et même, de les accompagner dans l’organisation d’un compostage de quartier.

Tu as un balcon ou une terrasse ? Places-y, à l’ombre, un récipient étanche d’au moins 50 cm de diamètre et de profondeur (une grande bassine, un demi-tonneau, un baquet…).

Mets-y 20 à 30 cm de terre

légère et quelques plantes aquatiques comme

une reine-després, une sagit

taire, un myriophylle en épi et un nénuphar (vois la page du 10 avril pour d’autres espèces). Remplis le récipient d’eau de pluie ou de source (celle du robinet ne convient pas).

Prévois une zone de baignade pour oiseaux (une assiette placée à 1 ou 2 cm sous la surface) et, éventuellement, une petite fontaine : elle assurera une bonne oxygénation de l’eau et dissuadera les moustiques d’y pondre.

Pour l’entretien, ôte les feuilles mortes et remets de l’eau quand c’est nécessaire.

Guêpes et abeilles sont des hyménoptères : elles ont deux paires d’ailes mais semblent n’en avoir qu’une car, en vol, les ailes antérieures et postérieures sont couplées par de petits crochets. Autre caractéristique : seules les femelles ont un dard !

Les guêpes ont la taille plus fine et l’abdomen terminé en pointe. Les abeilles sont souvent couvertes de poils et ont l’abdomen plus arrondi. À noter : les bourdons ne sont pas les mâles des abeilles mais des abeilles à part entière, au corps sou-vent plus trapu et plus velu !

Les syrphes ressemblent aux guêpes mais ils ont une plus courtes. En outre, ils peuvent voler sur place et ne piquent pas : ce sont des diptères (des mouches).

Avoine, féverole, lin, lupin, du climat, elles ameublisluzerne, moutarde, phacé-sent la terre avec leurs lie, seigle, trèfle, vesce… : racines, elles attirent les inles engrais verts sont des sectes pollinisateurs et elles plantes cultivées en vue peuvent servir de fourrage. d’être fauchées et enfouies sur place, entre 3 et 5 cm de profondeur. En se décomposant, elles enrichissent le sol en azote de façon naturelle.

De plus, selon l’espèce, elles produisent rapidement une végétation dense qui étouffe les mauvaises herbes et protège le sol des rigueurs Ne semez pas un engrais vert de la même famille que la culture à venir, vous éviterez ainsi les maladies ou parasites liés à cette famille. Et arrosez tant que les plantules n’ont pas atteint 10 cm.

Landes sèches, tourbières, prairies humides, pelouses calcicoles, pelouses à corynéphore, pelouses pionnières des substrats rocheux… : dans nos régions, les milieux ouverts sont souvent les reliquats de sites autrefois exploités par l’homme (agriculture, pâturage, sablière…).

Étonnamment, ces milieux artificiels à la base se révèlent très intéressants en termes de biodiversité : ils accueillent en général une très grande variété d’espèces animales et végétales dont certaines, parfois extrêmement rares, leur sont spécifiques.

Ainsi, par exemple, les pelouses calaminaires abritent notamment le petit nacré, un papillon menacé dont la chenille se nourrit sur la pensée calaminaire.

Pour l’entretien des milieux ouverts, voyez la page du 21 juin.

Les villes et villages se parent de plus en plus de plantes de chez nous. Et c’est tant mieux ! Les lierres, houblons, chèvrefeuilles et autres plantes grimpantes qui garnissent les façades fournissent cachettes, sites de nidification et nourriture à nombre d’oiseaux, de petits mammifères et d’insectes.

Persuadez vos voisins, le pour la biodiversité, améliocomité de quartier, voire les reront la qualité de l’air et, pouvoirs locaux, de verdir sur les maisons, procureront davantage les façades et une certaine isolation thertrottoirs en plantant des mique et acoustique. espèces indigènes (choisissez-les de façon à étaler la floraison sur la période la plus large possible). Elles embelliront les rues, les rendront plus accueillantes

Je filtre mes eaux grises naturellement.
Les eaux grises, c.-à-d. les jardin assez grand, créez-y Et si vous optez pour des
eaux savonneuses provenant votre propre station d’épuraproduits lavants biodégra
de la cuisine, de la salle tion naturelle. dables, la filtration n’en sera
de bain et de la buanderie, que plus aisée.

Les mers et océans couvrent les 2/3 de notre planète. Sans eux, il n’y aurait pas de vie sur Terre (elle y est apparue il y a près de 3,8 milliards d’années). Mais aujourd’hui, ils sont menacés par les activités humaines et leurs conséquences : surpêche, pollution, réchauffement climatique…

Désigné officiellement « Journée Mondiale de l’Océan » par l’Assemblée Générale des Nations Unies, c’est le 8 juin que des associations, musées, instituts scientifiques… se mobilisent de par le monde pour sensibiliser le grand public à une meilleure gestion des océans et de leurs res-sources.

Participez à cette journée en nettoyant une plage avec vos proches, en sensibilisant votre entourage à la protection des océans…

Au cours de tes promenades, en plus de remplir ton carnet d’observation, tu peux rassembler de quoi te faire une belle collection naturaliste tout en respectant la biodiversité.

Tu peux récolter les plumes, les insectes morts, les coquilles vides d’escargots, les mues de libellules ou de lézards, les cônes de pin décortiqués,

les noisettes rongées, les pelotes de réjection, les crottes sèches… mais jamais d’animaux vivants !

Si tu veux faire un herbier, commence par les feuilles mortes et ce que tu fais pousser chez toi. Dans la nature, ne cueille que les plantes et fleurs courantes, non protégées par la loi et présentes en grand nombre là où tu veux les prélever.

Enfin, ne ramasse pas de champignons : ils ne sont plus trop abondants…

Prendre son temps et s’immerger dans le lieu visité sont les maîtres mots du « tourisme lent » ou « slow travel ».

Devenir adepte de ce type de tourisme, c’est d’abord voyager avec un moyen de locomotion lent et peu énergivore qui permet de faire des rencontres et d’admirer le paysage en route. Partez donc à pied, à vélo, à dos de chameau, en roulotte tractée par un cheval, en traîneau tiré par des chiens, en voilier… voire en train pour les longs trajets : tout C’est aussi rester plus longest bon pour ne pas prendre temps sur place et se mêler l’avion ! aux autochtones, découvrir

leur culture, observer la faune et la flore locales, flâner et s’imprégner du lieu plutôt que de courir d’un site touristique (ou d’un piège à Nombre d’animaux s’activent au crépuscule, peu avant l’aube ou même toute la nuit. Mais la plupart sont tellement discrets qu’on ignore souvent leur présence.

Une souris part à la recherche de graines ou de baies. Un renard chasse un mulot… ou fouille les poubelles. Une chouette fond sur une grenouille qui coasse au bord d’un étang. Une chauve-souris attrape le moustique femelle qui vous a piqué plus tôt. Des lucioles mâles et femelles communiquent par signaux lumineux. Des papillons de nuit virevoltent autour des lampes de la rue.

Si vous voulez avoir la chance de les observer, éteignez les lumières, laissez vos yeux s’habituer à la clarté de la lune, ne faites pas de bruit et ouvrez grand les oreilles…

La renouée du Japon (Fallopia japonica) est une plante à croissance rapide extrêmement envahissante et robuste. Ses rhizomes, longs de plusieurs mètres, peuvent même pousser à travers l’asphalte !

Échappée des jardins, elle a colonisé les terrains vagues et les terres le long des voies ferrées, cours d’eau, forêts… Elle y forme des fourrés si denses qu’elle empêche la croissance des autres plantes.

Pour l’éradiquer, épuisez-la : arrachez-la manuellement au moins deux fois par an (mi-juin et début octobre). Ramassez bien tous les débris mais ne les compostez pas : le moindre bout de tige ou de rhizome suffit pour qu’elle reprenne ! Mieux vaut les incinérer sur place, si Les toilettes sèches ne nécessitent ni apport d’eau, ni raccordement à l’égout. Elles ne produisent pas d’eaux usées mais des déchets (excréments et copeaux de bois) qui alimenteront le compost et sa microfaune. Et, contrairement aux idées reçues, elles ne dégagent pas de mauvaises odeurs et sont simples d’utilisation.

Plusieurs entreprises proposent aujourd’hui la location de ces toilettes pour les événements en plein air (festivals, brocantes, fêtes de quartier, mariages…). Elles s’occupent de l’installation et de l’enlèvement des cabines. Elles peuvent aussi assurer la gestion et la promotion des toilettes tout au long de l’événement, ainsi que l’évacuation des déchets s’ils ne sont pas compostés sur place.

Vous avez décidé de rem-placer votre impeccable gazon par un jardin plus accueillant pour la biodiversité.

Tout d’abord, observez la nature environnante pour repérer les plantes qui y poussent spontanément : les espèces indigènes sont naturellement adaptées au climat, au type de sol et à la faune de votre région.

Notez si elles sont à l’ombre, à la mi-ombre ou en plein soleil, seules ou associées à d’autres plantes, quand elles fleurissent…

Visitez également jardineries, pépinières et foires aux plantes locales : vous y glanerez de précieuses informations (quand planter, tailler, amender…).

Enfin, faites un plan de votre jardin et répartissez-y vos plantations futures en fonction des données collectées. C’est fait ? Alors, à votre pelle !

Cette soi-disant « mauvaise et pondent dans les tiges ou herbe » sert à fabriquer le au dos des feuilles. Che

Matériel : un pot en verre avec son couvercle, un tube en plastique de 60 cm de long et de 6-8 mm de diamètre (type tuyau pour aquarium), de la gaze (ou du bas nylon), un petit élastique, un peu de pâte à modeler, une paire de ciseaux.

Coupe le tube en deux morceaux égaux.

Demande à un adulte de faire, dans le couvercle, deux trous de même diamètre que le tube.

Passes-y les tubes, puis fixe-les avec la pâte à modeler.

Avec l’élastique, attache la gaze au bout d’un des tubes, à l’intérieur du pot (ça t’évitera de t’étouffer avec un insecte).

Il ne te reste plus qu’à aspirer un insecte (regarde comment faire sur le dessin), à l’observer (mais pas trop longtemps !) et à le relâcher là où tu l’as trouvé.

Vous allez séjourner dans un désert ? Sachez que ce qui est biodégradable chez nous ne l’est pas forcément là-bas (eh non, il n’y a pas de vers de terre dans le désert). Autrement dit, ne laissez aucun déchet derrière vous, même le papier toilette utilisé !

Si vous vous y déplacez en véhicule motorisé et avez de vous échapper, elles pourraient mourir de soif… ou d’une crise cardiaque.

Ne cueillez ou ne piétinez aucune plante. Au contraire, luttez contre la désertification en participant à la revégétalisation des dunes.

De façon générale, veillez à limiter votre impact sur cet écosystème déjà fort fragile…

La culture intensive du coton traditionnel n’utilise que 3 % des surfaces cultivables mais 25 % des insecticides vendus dans le monde ! Épuisement des sols, déforestation, irrigation massive, pollution des nappes phréatiques, exposition des travailleurs agricoles et des espèces locales à des substances toxiques… : elle est particulièrement nocive pour l’environnement et les hommes.

En revanche, la culture extensive du coton bio se fait avec des engrais et pesticides naturels, demande moins d’eau, préserve la fertilité du sol (car alternée avec d’autres cultures) et donne un coton aux fibres plus douces et plus résistantes.

En outre, non traité chimiquement de sa production à sa transformation en vêtement, le coton bio est hypoallergénique.

On trouve dans la nature de quoi fabriquer une multitude d’instruments de musique !

Tendez un brin d’herbe entre vos deux pouces et soufflez ; voici de quoi appeler toute la famille à table !

Percez le noyau d’une cerise le trou avec une paille. Le noyau se met à chanter.

Improvisez une flûte de Pan en évidant des carottes de longueurs et diamètres différents à l’aide d’une gouge de sculpteur ou d’une perceuse.

Et pour les percussions, tenez une pomme de pin dans chaque main (une pointée vers le haut, l’autre vers le bas) et frottez-les l’une contre l’autre en rythme.

Voyez aussi les pages du 20 mars, 27 juin et 14 novembre.

La présence d’hirondelles est un excellent bio-indicateur en ville. En effet, elles ne se nourrissent que d’insectes. Or, ceux-ci sont très sensibles à la pollution. Du coup, elles sont de plus en plus rares dans les grandes villes. Et à la campagne, ce n’est pas forcément mieux avec tous les pesticides aspergés sur les champs !

Les dénombrer permet donc de se faire une bonne idée de la qualité de l’envià cette période, Natagora (fr) et Natuurpunt (nl) organisent un comptage des nids occupés par les hirondelles (normalement, elles y reviennent d’année en année).

Pour en savoir plus sur cette opération : www.natagora.be/hirondelles www.natuurpunt.be

Voyez aussi les pages du 28 mars et du 30 mai.

Vous avez sur votre terrain de terrain). Comme il s’agit Vous trouverez plus d’inforun habitat naturel sensible d’un pâturage très extensif, mations concernant l’entretel qu’une prairie humide, un ou deux animaux peuvent tien de ces zones particuune lande sèche, une pe-suffire si votre terrain n’est lières sur les sites Internet louse calcicole, une nar-pas trop grand. de Natura 2000 (voyez la daie… ? Pour maintenir ces page du 30 octobre).

Invasive, la berce du Caucase Pour l’éradiquer, ne monte en graine (c.-à-d. (Heracleum mantegazzianum) coupez la racine fin juillet -début août). Mais se plaît le long des voies sous le collet, à portez une combinaison ferrées, autoroutes, fossés, environ 15 cm intégrale, un masque de cours d’eau, forêts… De 1,5 sous la surface, protection et des gants : m à 4 m, elle a de grandes avant qu’elle elle produit une toxine feuilles vert pâle et des fleurs photosensible qui peut blanches ou rosées disposées provoquer de graves en ombelles d’environ 50 cm brûlures jusqu’à 48 h de diamètre. Ne la confondez après que vous l’ayez pas avec la berce commune, touchée ! une espèce indigène plus petite (moins de 1,5 m) et aux feuilles plus foncées.

Sors ton matériel d’observation (carnet, loupe, aspirateur à insectes…). Munis-toi d’un petit pinceau (pour soulever les insectes sans les blesser), de ficelle et de 4 piquets. Aujourd’hui, tu vas observer la microfaune du jardin !

Avec les piquets et la ficelle, délimite un carré de 1 m de côté et note tout ce qui s’y passe en une heure. Quels insectes s’y trouvent ? Combien sont-ils ? Y-a-t-il d’autres invertébrés (araignées, cloportes, millepattes, escargots, vers de terre…) ?

Après une heure, déplace les piquets. Y-a-t-il autant d’insectes dans ce carré-là ? Sont-ils aussi nombreux ?

Recommence un autre jour, à une autre saison, et pourquoi pas dans les jardinières de ton balcon. Alors, comment se porte la biodiversité La saponaire officinale (ou herbe à savon) est une plante vivace aux fleurs rose pâle qui doit son nom à ses propriétés détergentes. En effet, elle contient de la saponine, une substance moussante…

Les lessives naturelles à la saponine sont moins toxiques que les détergents à base de produits chimiques mais elles ne sont pas sans effet sur la faune aquatique. Les eaux de lessive à la saponine doivent donc aussi être traitées dans des stations d’épuration avant d’être rejetées dans les rivières.

Vous avez une cour carrelée ou une terrasse bétonnée qui empiète sur le jardin ? Remplacez carrelage et béton par du gravier, du bois labellisé FSC ou PEFC, ou mieux encore par des plantations : vous réduirez ainsi la chaleur estivale dans cette zone, vous limiterez le ruissellement des eaux de pluie et, surtout, vous favoriserez davantage la biodiversité !

Pour les allées et emplacements de garage, pensez aux dalles gazon, en matériaux recyclés ou écologiques de préférence.

Ces dalles ajourées permettent à l’herbe, aux trèfles, aux pâquerettes… de pousser et de se maintenir malgré le passage des voitures, aux insectes et autres invertébrés qui s’y trouvent de ne pas se faire écraser et à l’eau de pluie de s’infiltrer dans le sol.

Au jardin, les fourmis sont très utiles : elles aèrent le sol, décomposent détritus et animaux morts, et se nourrissent de mites, de larves de puces, de mouches… Mais elles n’ont pas leur place à l’intérieur.

Pour les tenir éloignées de la maison, nourrissez-les ! Quand une fourmi trouve une source de nourriture, elle retourne avertir ses

congénères. Suivez-la, repérez la fourmilière et placez à manger à proximité : pâtées pour chiens ou restes de re-pas devraient les satisfaire.

Si, malgré cela, elles conti

nuent à visiter votre cuisine, disposez sur leur chemin rondelles de citron, vinaigre, marc de café, feuilles fraîches ou huile essentielle de basilic, lavande… et bouchez les fentes et interstices par lesquels elles peuvent passer.

Pour cela, il te faut des coquilles vides et intactes. Essaie d’en avoir de plusieurs tailles : elles feront des sons différents.

Le sifflet : place la coquille, ouverture vers le haut, contre ta lèvre inférieure ; avec ton pouce, réduis l’ouverture à une petite fente et souffle dedans comme si c’était une flûte de Pan.

Les minimaracas : dans deux grosses coquilles, mets de tout petits cailloux ou des perles en verre ; bouche les ouvertures avec tes pouces et secoue les maracas en rythme.

Les sonnailles : dans une trentaine de coquilles, perce un trou en appuyant doucement la pointe d’un clou sur l’intérieur (comme sur le dessin) ; enfile-les deux par deux, trou contre trou, noue les deux bouts de la ficelle ensemble et agite le tout.

Si vous voulez favoriser les plantes printanières (bleuet, coquelicot, renoncule, silène enflé, vipérine…) et permettre à votre prairie fleurie de rester verte plus long-temps, fauchez-la maintenant et en septembre.

Si vous voulez davantage de plantes estivales (achillée millefeuille, centaurée scabieuse, millepertuis perforé, tanaisie…), ne la fauchez qu’une fois, fin septembre ou début octobre.

Dans les deux cas, gardez toujours une zone intacte où pourront se réfugier les occupants de la prairie. Fauchez à 10 cm du sol, laissez les plantes coupées sur place quelques jours (le temps que les graines en tombent), puis enlevez-les pour qu’elles n’enrichissent pas le sol en se décomposant (plus le sol est pauvre, plus la prairie est diversifiée).

Près d’un tiers des déchets ménagers (épluchures, marc de café avec filtre, essuietout…) sont compostables mais vous n’avez pas la place pour un (vermi)composteur chez vous. Et si vous organisiez un compostage de quartier ?

Évaluez avec vos voisins la quantité de déchets à composter : vous déterminerez ainsi le nombre de composteurs nécessaires. Aurez-vous assez de matières sèches (feuilles mortes, tailles de haies, tontes de pelouse, branches broyées, cartons…) ? Si pas, votre commune pourra peut-être vous en fournir.

Avec l’aide d’un maître-composteur, aménagez l’aire de compostage dans un endroit facile d’accès et organisez la collecte ou le dépôt des matières compostables, la gestion des composteurs et la distribution du compost.

En vacances aussi, limitez vos émissions de gaz à effet de serre, dont le fameux CO2. Faites de la randonnée, du camping (mais pas sauvage !) ou de l’écotourisme. Privilégiez les destinations de proximité et allez-y en vélo, en train ou, pourquoi pas, en roulotte tirée par un cheval ! Et sur place, consommez les produits locaux et de saison, limitez les déplacements en véhicules motorisés, passez-vous de la climatisation…

Si vous ne pouvez éviter le transport en avion, préférez les vols directs (les décollages nécessitent d’énormes quantités de carburant). Et compensez le CO2 émis lors de votre voyage en finançant, dans votre région ou dans les pays du Sud, des projets de protection de la biodiversité ou de reforestation.

Certains sites touristiques, tel le parc aquatique Xel-Há au Mexique, ont pris la menace au sérieux : seules les crèmes solaires minérales y sont désormais autorisées. Elles s’étalent un peu moins bien et laissent parfois des traces blanches à cause de leurs filtres minéraux mais elles sont efficaces et surtout nettement moins toxiques, pour vous comme pour la nature.

Une autre solution ? Portez un t-shirt ou une combinaiPour lutter contre les pucerons et les psylles, rien de tel que nos coccinelles indigènes (Adalia bipunctata, Coccinella septempunctata…) ! Vous pouvez vous en procurer dans certaines jardineries et via Internet (préférez les larves aux adultes : elles sont plus voraces et restent sur place).

Mais dans les années 90, ce sont surtout les coccinelles asiatiques (Harmonia axyridis) qui y étaient vendues. Aujourd’hui, elles sont parfaitement acclimatées et en passe de supplanter nos espèces indigènes. En plus, elles leur ressemblent… et mangent leurs larves ! Autre inconvénient : elles passent l’hiver dans les maisons, amassées parfois par centaines ! Elles peuvent émettre un liquide malodorant mais ne présentent pas de danger sanitaire.

Les camps sont parfaits pour sensibiliser les jeunes à la protection de la biodiversité : ils sont en plein dedans !

Participez à un chantier nature, apprenez-leur à reconnaître les chants d’oiseaux, à identifier les arbres, à mouler des empreintes, à construire des hôtels à insectes, à préparer de la soupe aux orties…

Montrez-leur aussi les gestes à ne pas faire : cueillir toutes les baies comestibles qu’ils trouvent (ils ne sont pas les seuls à les manger), déranger les animaux lors des jeux de piste ou de nuit (les parents pourraient abandonner leur nid ou terrier… et leurs jeunes), laisser en place leurs constructions à la fin du camp (un barrage oublié peut bouleverser la vie dans et aux abords d’une rivière)…

Le pain est loin d’être un aliment complet pour les oiseaux d’eau. Trop leur en donner pourrait les amener à ne plus chercher d’autre nourriture (insectes, graines…) et les exposerait à des carences nutritionnelles.

Mais ce n’est pas tout : nourrir les canards en été peut les tuer ! Sous l’effet des chaleurs estivales, l’eau des étangs et bassins

surtout ceux de faible profondeur qui ne sont pas équipés de fontaines
s’appauvrit fortement en oxygène. Les conditions sont alors idéales pour que la bactérie Clostridium

botulinum produise la toxine botulique. Particulièrement puissante, celle-ci provoque, par ingestion de nourriture contaminée (le pain jeté dans l’étang), une paralysie musculaire souvent fatale…

Les associations de protection de la nature, notamment celles qui gèrent des réserves naturelles, organisent des chantiers nature tout au long de l’année. Le principe ? Vous donnez un coup de main pour (ré)aménager des milieux propices à des espèces indigènes parfois rares ou menacées.

Le type d’activités ? Entretien des prairies de fauche, coupe d’arbustes et abattage d’épicéas pour maintenir ou restaurer des milieux ouverts, construction d’abris et de clôtures pour les animaux mis au pâturage dans les réserves (ils limitent le reboisement de certains terrains en mangeant les jeunes pousses), creusement de mares, dégagement de pièces d’eau, aménagement de sentiers, observatoires et autres infrastructures d’accueil du public…

Les avantages ? La piscine naturelle est remplie d’eau de pluie, ne nécessite aucun traitement chimique (finis les yeux rougis par le chlore !), demande très peu d’entretien, attire de nombreux animaux (libellules, grenouilles, oiseaux, chauves-souris… mais pas les moustiques car l’eau ne stagne pas) et, outre l’aspect esthétique, présente toute l’année un réel intérêt pour la biodiversité.

Le fonctionnement ? L’eau s’écoule du bassin d’épuration vers celui de baignade via une cascade qui assure son oxygénation. Ensuite, une pompe – à brancher sur des panneaux solaires – la ramène au premier bassin où elle est épurée grâce à un filtre à sable et, surtout, à l’action des micro-organismes et plantes aquatiques (roseau, populage, menthe d’eau…).

C’est un problème mondial ! Fruits, légumes, café, cacao, coton… : ¾ des plantes dépendent de l’action pollinisatrice de l’abeille domestique.

Les causes de ce déclin ? Les pesticides agricoles qui l’intoxiquent, la généralisation des monocultures qui la met au régime forcé une fois la floraison passée ou, comme aux USA, la surexploitation des ruchers qui sont transportés d’un bout à l’autre du pays – et de l’année – pour la fécondation amandiers, pommiers…

Sans parler des virus et parasites, tel l’acarien Varroa destructor qui décime des colonies entières en quelques années !

Paradoxalement, Apis mellifera se porte plutôt bien en milieu urbain. Elle y trouve, tout au long de la belle saison, une grande diversité de fleurs, qui plus est, non traitées…

Vous avez envie de faire découvrir les animaux et les activités de la ferme à vos enfants ? Passez quelques jours en famille dans une ferme (bio) où vous pourrez nourrir les animaux, traire les vaches, fabriquer beurre, fromage, pain, confiture… et pourquoi pas, faire Vous cherchez un séjour à la ferme à l’étranger ? L’organisation World Wide Opportunities on Organic Farms (WWOOF) regroupe des milliers de fermes bio de par le monde. En échange de quelques heures de travail chaque jour, vous recevez le gîte et le couvert.

Que diriez-vous de faire du fromage de chèvre en Suisse, de récolter des noix de coco à Hawaii ou de tondre des moutons en Australie ?

Pour en savoir plus : www.wwoof.org

Veillez à ce que les souvenirs que vous rapporterez de vos vacances ne soient pas dérivés d’espèces menacées. Boycottez tout ce qui est en corail, ivoire, écailles de tortues marines, bois de rose du Brésil (Dalbergia nigra)…

Certains objets (sac en peau de croco, tableau en ailes de papillons…) peuvent être fabriqués à partir d’animaux élevés en captivité ou de plantes reproduites en milieu artificiel. Ne les achetez que s’ils ont un permis CITES : ce certificat, indispensable pour passer la douane, garantit que leur vente est permise et ne met pas en danger la biodiversité.

La CITES est une convention internationale qui réglemente le commerce des espèces animales et végétales menacées d’extinction.

Pour plus d’informations : www.cites.org

En été, suis le ballet aérien des martinets le jour et des chauves-souris la nuit. Installe-toi dans une prairie fleurie et écoute le bourdonnement des butineurs, les stridulations des criquets, le chant des alouettes, le vent soufflant dans les herbes hautes… Respire le délicat parfum des fleurs des champs et admire la diversité des couleurs des coquelicots, trèfles, boutons d’or, chardons, marguerites,

armoises…

Au bord d’une rivière ou d’un ruisseau, observe le cincle plongeur (ou merle d’eau) marcher sur les galets et le martin-pêcheur attraper des poissons. Avec ton hydroscope, repère les larves des phryganes : chacune se construit un fourreau de sable, gravillon, brindilles et autres matériaux qu’elle trouve dans l’eau.

Les guêpes sont de grandes prédatrices d’insectes (ravageurs notamment).

Les espèces solitaires piquent rarement mais certaines espèces sociales (guêpe commune, guêpe germanique…) sont plus agressives. Assurez-vous qu’il s’agit bien de leur nid avant de le faire enlever (celui des inoffensives polistes est plus petit).

Pour les éloigner quand vous mangez au jardin, offrez-leur de la nourriture bien à l’écart. Si, malgré cela, elles s’invitent à votre table, emprisonnez-les dans un piège appâté avec de la viande ou du poisson et relâchez-les à la fin du repas.

Enfin, si une guêpe vous tourne autour, évitez tout geste brusque et surtout, ne l’écrasez pas : elle dégagerait un signal chimique qui attirerait des congénères prêtes à l’attaque !

Que vous fassiez de grands pique-niques en forêt, des randonnées en vélo, des promenades en famille, de l’escalade en falaise, du kayak ou du camping, respectez la biodiversité ! Trop souvent, ces loisirs en extérieur sont source de nuisances sonores dans des milieux généralement calmes, de dégradations de sites habituellement peu visités, de pollution par des déchets abandonnés…, autant de faits nocifs pour la flore et la faune.

Alors, observez scrupuleusement les réglementations en vigueur concernant l’usage des sentiers, des zones de pique-niques, des emplacements d’accostage, des chemins de VTT… Bannissez le camping sauvage. Évitez de faire trop de bruit. Et ne laissez aucun déchet derrière vous !

Coton bio, laine, soie, lin, chanvre, ortie, bambou… : de plus en plus de marques proposent vêtements, chaussures, linge de maison et sacs en matières naturelles produites dans le respect de l’environnement. Les fibres végétales sont cultivées sans engrais ni pesticides chimiques, les tissus sont blanchis à l’eau oxygénée (et non au chlore très polluant) ou ils sont teints avec des colorants naturels, les cuirs sont tannés sans substances chimiques, le caoutchouc des semelles est végétal (ou recyclé)…

Les fibres naturelles laissent respirer la peau et sont très agréables à porter. En outre, la laine régule température et humidité, le coton bio est très doux, hypoallergénique et absorbe bien la sueur, le chanvre est isolant et résistant…

Les dunes du littoral sont un milieu riche mais fragile. Particulièrement utiles, elles protègent l’arrièrepays des inondations. Et cela grâce à une flore spécifique qui empêche le sable de se déplacer sous l’action conjointe du vent et de l’eau.

des conditions extrêmes (vents violents, embruns salés, substrat ne retenant pas l’eau…), tels l’oyat, le chiendent des sables ou le panicaut des dunes. Cette flore abrite une multitude d’oiseaux, de petits mammifères, d’arthropodes et de mollusques.

Pour participer à la sauvegarde de cette diversité, ne quittez pas les sentiers, ne prélevez ni plante, ni animal et surtout, n’allumez pas de feu !

Pour en savoir plus : www.dekustkijktverder.be

Créez une mare naturelle (et veillez à ce que le niveau d’eau ne descende pas trop) : elle rafraîchit ses environs immédiats.

Plantez des haies et des arbres (des essences indigènes de préférence) : ils apportent ombre, fraîcheur et humidité en été.

Faites pousser des plantes grimpantes sur les murs exposés au sud : elles limitent les écarts de température à l’intérieur et la réverbéra-Ne mettez pas de plantes Sachez enfin que, par leur en pots sur une terrasse en transpiration, les végétaux béton ensoleillée toute la rafraîchissent eux-mêmes journée : c’est un véritable l’atmosphère environnante. four solaire !

Espacez les tontes de la pelouse : l’herbe haute protège le sol du dessèchement.

Le martinet noir a les pattes si courtes et les ailes si longues qu’il ne se pose pas sur le sol : il ne peut pas en décoller !

En fait, il ne se pose que

Pas si simple, surtout les quand il niche. Mais le nid se premières fois ! Si un jeune

trouve toujours en hauteur, rate son envol et se retrouve

par exemple dans un trou coincé sur ton balcon, enfile

d’aération sous une toiture.

des gants de cuisine, passe

Il prend alors son envol en délicatement tes mains

se laissant tomber dans tendues sous son ventre

le vide le temps d’étendre et pose-le sur le rebord du

les ailes et de remonter en balcon d’où il pourra s’en

flèche.

voler. S’il est trop faible, appelle un vétérinaire ou un centre de revalidation pour la faune sauvage.

En plus de ne pas manger de poissons appartenant à des espèces vulnérables ou pêchés trop petits (voyez les pages du 1er avril et du 10 septembre), veillez à ne pas en acheter pendant leur période de reproduction (celle-ci variant d’une espèce à l’autre).

Si une majorité de consommateurs fait de même, la demande pour certains poissons à certains moments de l’année diminuera. Cela pourra amener les pêcheurs à délaisser ces espèces pendant leur période de reproduction, leur laissant ainsi une chance de reconstituer leur population bien souvent victime de la surpêche…

Consommez le bar et le lieu jaune de juin à janvier, la limande de juillet à mars, le rouget barbet de septembre à mars, le maquereau d’août à avril…

Vous pouvez réduire l’empreinte écologique de vos enfants en choisissant des fournitures scolaires produites dans le respect de la biodiversité.

Optez pour un cartable en chanvre (une fibre naturelle très résistante dont la culture ne demande aucun engrais), des cahiers en pa-pier recyclé non blanchi, des classeurs en carton recyclé, des crayons (non teintés, non vernis et uniquement à pigments naturels), taillecrayons et règles graduées en bois certifié FSC ou PEFC, une gomme en caoutchouc cuir tanné avec des produits naturel, des marqueurs à végétaux, de la colle sans base d’eau et de colorants solvant, une agrafeuse sans alimentaires, un stylo-plume agrafe, une calculatrice et un porte-mines rechar-solaire… geables, une trousse en Quand la mer se retire après la marée haute, il reste sou-vent sur la plage une bande plus ou moins large de coquillages, algues et autres « débris marins » : ce sont les laisses de mer.

Elles regorgent de véritables trésors pour ta collection naturaliste : coquillages de différentes espèces (tel-lines, couteaux, moules, coques…), os de seiches, tests d’oursins, œufs de buccins, plumes d’oiseaux aquatiques…

N’hésite pas à ramasser quelques algues échouées pour ton herbier. Dispose chacune bien à plat entre d’épaisses couches de papier journal (tu devras probablement les renouveler plusieurs fois jusqu’à ce que toute l’eau soit absorbée), empile-les et pose des livres ou annuaires par-dessus : leur poids fera office de Les feux d’artifices sont source de pollution atmosphérique, lumineuse et sonore.

Ils contiennent des produits chimiques toxiques (baryum, strontium…) qui rendent

leurs fumées nocives pour les écosystèmes.

Quand ils ont lieu en période de migration, leurs éclats de lumière peuvent éblouir les oiseaux qui volent de nuit et les empêcher de voir des obstacles…

Quant à leurs détonations, elles provoquent la panique chez les animaux… et même des crises cardiaques chez les plus impressionnables !

Lors des feux d’artifice, gardez les animaux domestiques à l’intérieur et mettez un fond sonore pour masquer les déflagrations.

Et si vous en organisez un dans votre jardin, pensez à la faune sauvage : optez pour des fusées qui ne détonent pas (trop).

Ne cantonnez pas la prairie fleurie à votre jardin !

Si vous êtes agriculteur, semez un mélange de plantes mellifères indigènes le long des champs. Ces bandes (d’au moins 2 m de large) fourniront pollen et nectar aux insectes butineurs avant et après la floraison des cultures.

Elles serviront aussi d’abri à de nombreux animaux, notamment lors des récoltes dans les champs. Inutile de les arroser, elles doivent juste être fauchées en fin de saison.

De même, si vous êtes propriétaire ou gestionnaire d’un terrain temporairement sans affectation, sachez qu’il peut servir de refuge

– même momentané – à une multitude d’espèces. En plus, le transformer en prairie fleurie embellira le quartier !

Voyez également les pages du 31 mars et du 28 juin.

Introduites par l’homme, volontairement ou non, certaines plantes aquatiques exotiques deviennent extrêmement envahissantes. En effet, elles peuvent s’avérer bien plus compétitives que les espèces indigènes, ne sont en général pas sensibles aux mêmes maladies et se multiplient rapidement en l’absence des animaux qui s’en nourrissent habituellement.

Le problème ? Elles forment des tapis très denses en bordure et à la surface des plans d’eau colonisés, ce qui empêche la lumière de passer et réduit le taux d’oxygène disponible pour les autres espèces aquatiques qui finissent par mourir.

Arrachez-les régulièrement en veillant à ne laisser aucun fragment sur place et brûlez-les (si c’est autorisé) ou jetez-les avec les ordures ménagères.

Le réseau de consommateurs Carrotmob encourage les commerçants qui agissent pour réduire l’impact de leurs magasins sur l’environnement. Comment ? Par exemple, un épicier s’engage à investir 25 % des revenus d’une journée déterminée dans des réfrigérateurs moins énergivores. Carrotmob rameute un maximum de gens pour qu’ils viennent faire leurs achats dans ce commerce à la date prévue.

Le principe vous plaît ?

Les coraux sont de minuscules animaux protégés par un squelette calcaire extérieur. Ils vivent en colonies de millions d’individus et forment des récifs coral-Soyez un plongeur responsable ! Préférez un club engagé dans la protection des coraux. Ne les touchez pas et ne jetez jamais l’ancre dans un récif corallien, vous N’en prélevez aucun, même mort. Bref, observez la vie corallienne sans la perturber !

Que faire si vous trouvez un animal blessé ?

Tout d’abord, vérifiez qu’il ne s’agit pas d’un jeune juste un peu sonné (suite à une chute) ou apeuré. Si c’est le cas, ne le touchez pas : ses parents ne doivent pas être loin et s’en occuperont après votre départ.

Si l’animal est bel et bien blessé, selon sa taille, enveloppez-le dans une couverture ou posez-le dans une boîte en carton remplie de tissus, puis emmenez-le dans le centre de revalidation le plus proche.

Si vous ne pouvez vous y mais évitez de le nourrir si rendre tout de suite, es-vous ne connaissez pas son sayez, en attendant, de lui régime alimentaire et surdonner un peu d’eau (le tout, ne le forcez ni à boire ni lait est à proscrire, il rend à manger. certains animaux malades) Vous êtes un adepte des sports nautiques ? Certains ont malheureusement un fort impact négatif sur la vie aquatique.

Bannissez les sports à moteur tels le jet ski, le hors bord ou le ski nautique : ils polluent l’air et l’eau, sont bruyants, peuvent causer la mort directe de certains animaux et provoquent d’importants remous nuisibles pour la flore et la faune.

Préférez les sports dont vous êtes le moteur : canoë, surf, planche à voile, catamaran, dériveur, pédalo, kayak, natation, plongée…

De façon générale, n’utilisez pas de produits chimiques pour le nettoyage et l’entretien de votre matériel, et évitez les endroits surpeuplés : la concentration d’activités humaines porte préjudice aux écosystèmes et à la biodiversité !

Avez-vous remarqué ? Il y a de moins en moins de papillons. En cause ? L’utilisation de pesticides et d’engrais chimiques (qui se retrouvent dans les plantes dont les chenilles se nourrissent et dans les fleurs sur lesquelles les papillons butinent) et la perturbation de leurs milieux naturels.

le maintien des papillons (restauration d’habitats, plantation d’espèces mellifères indigènes…).

Participez au recensement national : vous aiderez à la conservation de la biodiversité dans votre commune et découvrirez la richesse de votre jardin !

Pour en savoir plus : www.papillonsaujardin.be

Pour profiter des fruits de Tapisse l’intérieur d’une
l’été plus longtemps, fais les boîte à chaussures de papier
sécher ! noir : pose une feuille sur
le fond et fais tenir celles
des côtés avec des trom
bones.
Coupe en tranches
d’environ 5 mm
des fruits pas trop
juteux (pommes,
figues, abricots…)
et enfile-les,
sans les serrer,
sur des piques
à brochettes
en bois.

Pique ces brochettes dans la boîte (comme sur le dessin) et si le carton est trop dur, aide-toi d’un clou pour le transpercer.

Installe la boîte contre un mur bien ensoleillé et pose une vitre dessus (celle d’un cadre A4 par exemple). Les fruits seront parfaitement secs après 6 ou 7 jours !

Conserve-les au sec et à l’ombre, dans un bocal en verre avec un couvercle bien fermé.

(plantation d’espèces végétales menacées, lutte contre la fragmentation des habitats…) et s’ils sont soutenus par les populations locales, contribuez-y en faisant un don. Ou, pourquoi pas, en allant sur place en tant qu’écovolontaire…

Chaque jour, des centaines d’hectares de forêts tropicales disparaissent en Amazonie, Afrique équatoriale ou Asie du Sud-Est. Ils sont défrichés pour accroître les zones cultivables et habitables ou sont surexploités pour nous fournir du bois de construction et d’ameublement.

De nombreuses ONG organisent des projets de reforestation dans ces régions. S’ils ont un impact écologique positif (lutte contre la désertification, les glissements de terrain…), s’ils améliorent la biodiversité de la région Animaux exotiques, les tortues aquatiques à tempes orange, jaunes… en vente dans les animaleries sont originaires d’Amérique du Nord. Elles sont toutes petites lors de l’achat mais ne le restent pas : elles peu

cm et vivre plus de 50 ans !

Du coup, des maîtres peu scrupuleux les relâchent dans les étangs ou cours d’eau. Le problème ? Même si l’eau est trop froide pour qu’elles s’y reproduisent, elles s’adaptent plutôt bien à leur nouveau milieu de vie, d’autant que la nourriture ne manque pas. Plantes, cane-tons, grenouilles, têtards, poissons, larves de libellules… : tout est bon pour elles ! Et comme elles sont particulièrement voraces, elles causent des dégâts considérables sur la flore et la faune aquatiques…

Créé en 1985, le label « Pa-usées, analyses régulières villon Bleu » est désormais

des eaux de baignade, suivi une référence dans le do

des coraux…), l’éducation à maine de l’écotourisme.

l’environnement (matériel Il est accordé aux villes et

d’information et de sensiports de plaisance qui tien

bilisation sur les espèces nent compte de l’environne

indigènes protégées, sur les ment dans leur politique de

écosystèmes locaux, sur les développement économique

laisses de mer…) mais aussi et touristique.

sur la sécurité, la gestion du

site et celle des déchets. Les critères d’attribution portent sur la qualité de

Pour en savoir plus : l’eau (traitement des eaux

www.pavillonbleu.org

Avez-vous déjà entendu parler de la « guerilla gardening » (en français, la guérilla jardinière) ? Ce mouvement, né en 1973 à New York, a depuis fait des émules en Europe. Mais de quoi s’agit-il ?

Armés de pelles, de compost, de plantes et de graines, des jardiniers se rassemblent – parfois par centaines ! – pour aménager, en toute clandestinité, des terre-pleins, ronds-points, abords de parkings et autres parcelles urbaines délaissées en des lieux d’accueil privilégiés pour la biodiver-Pour en savoir plus : sité. Souvent, ils agissent de www.guerrillagardening.org nuit mais ils peuvent aussi Planant au-dessus de l’eau ou des dunes, cherchant leur nourriture sur la plage ou les brise-lames… : les oiseaux du littoral sont faciles à voir. À l’aide de jumelles ou, mieux, d’une longuevue sur pied, observe bien leur bec : il t’en apprendra beaucoup sur leur façon de se nourrir.

Épais, acéré et terminé par un crochet, celui du goéland brun lui permet de briser la carapace d’un crabe, de dépecer un poisson ou de tuer un oisillon. Long, fin et recourbé vers le bas, celui du courlis cendré est parfait pour dénicher vers et coquillages dans le sable ou la vase. Court et conique, celui du tournepierre à collier est très efficace pour retourner les galets et les algues échouées sous lesquels se cachent mollusques et petits crustacés…

En mangeant les aliments produits sur place, vous soutenez les paysans qui cultivent ou élèvent des espèces indigènes et vous limitez la pollution due au transport : c’est bon pour l’économie locale et la biodiversité !

Mais refusez les plats à base d’espèces menacées (steak de tortue, sushi au thon rouge, concombre de mer, viande de brousse…) ou dont la production a un impact négatif sur la biodiversité locale (pêche ou chasse sans respect des tailles minimales ou des quotas, culture ayant nécessité la déforestation d’une zone importante…).

N’acceptez pas non plus les remèdes traditionnels et cosmétiques à base de corne de rhinocéros, de défense d’éléphant, d’os et d’abats de tigre, de musc de cerf porte-musc…

Pour la liste des espèces menacées : www.cites.org www.iucnredlist.org

Vous n’avez pas de jardin mais une cour, une terrasse, un balcon ou même juste quelques appuis de fenêtre ? Pour peu qu’ils soient au soleil au moins 3 ou 4 heures par jour et à l’abri des vents dominants, vous pouvez néanmoins en faire de petits paradis pour butineurs.

Pour cela, installez-y des gîtes à papillons, des sites de ponte pour abeilles solitaires, voire des nichoirs à bourdons (dans les plus grands bacs à plantes). Et faites-y pousser, en jardinières, des plantes mellifères indigènes telles que les campanules, centaurées, épiaires, framboisiers, menthes, soucis…

Pensez aussi, pour votre façade, aux plantes grimpantes telles que le lierre, le chèvrefeuille ou la bryone dioïque dont les fleurs attireront de nombreux pollinisateurs.

Une règle d’or : cueillez les fruits dès qu’ils sont à maturité. Ne conservez, comme fruits de garde, que ceux qui sont sains, sans coup. Les autres seront transformés en compotes, confitures, sirops ou pâtes de fruits, préparés au vinaigre, en eaux de vie ou en chutneys, déshydratés, cuits, confits ou congelés (1 an au congélateur).

Dans un endroit sec et frais, rangez les pommes sur des claies ou dans des cageots en bois. Disposez-les, sans qu’elles se touchent, sur une bonne couche de feuilles de fougères sèches. Si votre cave est bien fraîche, vous pouvez y entreposer les poires selon la même tech

nique.

Pour pouvoir consommer noix et noisettes tout l’hiver et éviter leur dessèchement, stockez-les dans un endroit frais et humide.

Quel que soit l’endroit où vous passez vos vacances, ne ramenez ni animal ni plante. Ils pourraient ne pas survivre dans nos régions… ou, au contraire, s’acclimater parfaitement, voire devenir envahissants et Si malgré tout, vous décidez de rapporter un animal ou une plante exotique de votre voyage, sachez qu’il vous faudra très certainement un permis CITES pour passer la douane (ce certificat garantit que leur vente est permise et ne met pas en danger la biodiversité).

Enfin, même si vous n’avez Ne coupe pas tout de suite les fleurs du jardin quand elles se fanent : attends qu’elles donnent des graines. Récolte cellesci quand elles sont bien sèches (de préférence en fin d’après-midi un jour sans pluie) et range-les dans des sachets en papier (ou des enveloppes).

Inscris sur chacun le nom de la plante et la date de la récolte, puis stocke-les dans un lieu sec et bien aéré.

Tu peux aussi récupérer les graines des tomates, potimarrons, haricots… Prélève-les sur les légumes qui ont le plus de goût, puis laisse-les sécher plusieurs jours dans un endroit sec (comme le grenier) avant de les mettre en sachet.

Un conseil : garde assez de graines pour les semis de l’année prochaine et échange le reste pour découvrir d’autres variétés.

Jeter des déchets dans la nature n’est pas sans effets sur l’environnement et a souvent des conséquences désastreuses.

Certains déchets ont une portée immédiate : les mégots et chewing-gums intoxiquent ou étouffent les animaux qui les ingèrent, de petits mammifères et amphibiens sont piégés dans les bouteilles, les morceaux de verre brisés peuvent blesser de plus grands animaux et, par un effet de loupe, provoquer un incendie…

D’autres ont un impact à plus long terme : les plastiques mettent des centaines d’années à se dégrader tout en libérant des produits toxiques, les piles contiennent des métaux lourds qui s’infiltrent dans contaminent les nappes phréatiques…

Alors, utilisez les poubelles publiques et recyclez ce qui peut l’être !

le sol et

Organisez-le en journée en été : c’est le soleil qui éclairera et chauffera la noce.

Faites les invitations en pa-pier recyclé ou certifié FSC ou PEFC.

Les cadeaux ? Écologiques ou équitables. Vous pouvez aussi proposer de faire une donation en votre nom à une association de protection de la nature.

Optez pour des mets, boissons et fleurs bio, de saison et de la région. Et veillez à ce que les déchets soient limités et triés.

Mettez la robe de mariée de votre mère. Louez votre smoking.

Les pierres et métaux précieux des alliances sont extraits dans des pays lointains et rarement de façon durable pour l’environnement… et si vous portiez celles de vos aïeuls ?

Pour le voyage de noces, faites de l’écotourisme et compensez vos émissions de CO2.

Au fil du temps, les espèces insulaires ont évolué différemment de leurs cousines du continent, s’adaptant de mieux en mieux à leur milieu (le territoire étant réduit, certaines, de grande taille, ont rapetissé ; d’autres, de petite taille, ont grandi en l’absence de prédateurs).

De ce fait, le moindre bouleversement écologique prend une ampleur insoupçonnée.

Or, les îles sont extrêmement vulnérables aux modifications liées aux activités humaines (touristiques notamment) et à leurs conséquences (telle l’introduction – volontaire ou non

– d’espèces exotiques).

Donc, en visite sur une île, restez sur les sentiers, ne jetez rien dans la nature, soyez discret et, surtout, n’amenez ni ne prélevez aucune espèce végétale ou animale.

Matériel : un récipient en plastique (bouteille, pot de fromage blanc…), de gros élastiques, une feuille de plastique transparent (film alimentaire, emballage de fleurs…), un cutter.

Demande à un adulte de découper le fond du récipient (ainsi que le haut si c’est une bouteille). Fixes-y la feuille de plastique à l’aide des gros élastiques bien serrés (l’eau ne doit pas passer). Voilà, ton hydroscope est prêt ! Trempes-en le bas dans une mare, une rivière, la mer… et observe la vie sous l’eau.

Vous voulez créer un verger conservatoire ? Voyez la page du 5 octobre.

Mais avant de rassembler des essences locales de fruitiers, commencez par recenser celles qui poussent dans votre jardin, votre quartier, voire votre région.

Pommiers, poiriers, cerisiers, pruniers… : certains appartiennent à des variétés anciennes et ont donc une valeur patrimoniale – à la fois culturelle, sociale et biologique – importante. En plus, quelques-uns résistent mieux aux parasites et maladies que certains cultivars plus récents, et leurs fruits ont souvent des saveurs incomparables, qui méritent d’être (re)découvertes.

Les identifier, les planter ou les greffer dans un verger conservatoire et les multiplier ensuite, cela évitera qu’ils disparaissent à jamais…

La plupart des peintures pour murs, boiseries, métaux… en vente aujourd’hui contiennent de nombreux produits chimiques (métaux lourds, solvants, siccatifs et autres composés organiques volatils) qui sont dangereux pour la santé mais aussi pour la biodiversité (notamment quand elles se retrouvent dans la nature via les
eaux grises).
Les peintures naturelles ne contiennent pas (ou moins de) ces produits chimiques. En plus, certaines régulent le taux d’humidité inté
rieure et sont naturellement
fongicides. Et vous pouvez facilement les fabriquer vous-même (voyez la page du 18 novembre). Leurs composants ? Pigments

naturels, craie, poudre de marbre, kaolin, eau, lait, caséine, chaux, argile, sable, cire, huile de lin…

As-tu déjà remarqué ces plantes qui poussent entre les pavés et dans les moindres fissures au bord des trottoirs, au pied des bâtiments et même sur les murs ?

Benoîte commune, cardamine hérissée, chélidoine, cymbalaire, drave printanière, herbe aux chantres, laiteron maraîcher, orpin âcre, pâturin annuel, pissencouchée, saxifrage tridactyle, séneçon vulgaire… : il y en a plein !

Tu veux les aider ? Après la floraison, les fleurs se fanent et donnent des graines : récolte-les quand elles sont bien sèches. Mélange-les à 1 tasse de vermicompost et 2 tasses d’argile, ajoute un peu d’eau et façonne de petites boules compactes que tu pourras Si vous voulez vous baigner dans une rivière, un étang…, vérifiez d’abord que la baignade y est autorisée : certaines eaux sont les zones d’habitat ou de reproduction d’animaux protégés, d’autres sont polluées ou dangereuses (courants violents, berges escarpées…).

Faites le moins de bruit possible. Ne déplacez pas les galets et cailloux : ils abritent des organismes parfois minuscules mais bien vivants ! N’arrachez aucune plante : la plupart jouent un rôle essentiel dans l’épuration et l’oxygénation de l’eau. Et si vous tenez à construire un barrage, démontez-le avant de partir.

Enfin, ne jetez aucun déchet dans l’eau, ne vous y lavez pas et ne mettez pas de parfum, déodorant, crème solaire… avant d’y faire trempette.

Appréciez les différences de relief et de texture en passant la main sur une fourrure soyeuse, un tronc rugueux, une feuille veloutée…

Découvrez des saveurs insolites ou oubliées en mangeant des fruits, légumes, herbes, poissons… que vous ne connaissez pas.

Admirez la façon dont les écailles de poisson, les élytres de coléoptère, les ailes de papillon accrochent et renvoient la lumière.

Laissez-vous bercer par le chant des oiseaux, le bourdonnement des insectes, le bruissement des feuilles, le ruissellement d’un cours d’eau…

Enivrez-vous du parfum des fleurs, de la résine des conifères, de l’humus des forêts, des tapis de menthe ou d’ail des ours, des plantes aromatiques (pressez-les entre vos doigts pour mieux les sentir)…

La ronce commune, ou mûrier sauvage, est un arbrisseau vivace dont les tiges sont couvertes d’épines (il appartient à la famille des rosacées). De petits mammifères comme le muscardin y vivent à l’abri. Ses feuilles nourrissent les chenilles du bombyx de la ronce et ses fruits comestibles sont appréciés de nombreux passereaux et enfants.

Conservez quelques ronces au jardin. Pour éviter qu’elles ne deviennent envahissantes, fatiguez-les en

les coupant régulièrement

au ras du sol et arrachez les plants qui s’écartent du lopin que vous leur avez réservé.

Dégustez les mûres crues ou cuites, en tartes, sirops, gelées et confitures. Les feuilles séchées sont utilisées en tisanes pour soigner les maux de gorge et les diarrhées.

Sais-tu comment naissent les dunes ? Emporté par le vent vers l’intérieur des terres, le sable s’accumule en petits tas. Ceux-ci peuvent former une dune si des plantes fixatrices comme l’oyat et le chiendent des sables s’y installent : les racines de ces graminées stabilisent le sable qui continue à s’amonceler.

Petit à petit, la dune grandit, la pluie la dessale et des animaux la colonisent. Leurs crottes enrichissent le sol et favorisent ainsi l’implantation du cakilier maritime peut atteindre plusieurs mètres de long), du panicaut des dunes (qui ressemble à un chardon mais est une ombellifère comme la carotte), de l’argousier (dont les pieds femelles se couvrent de baies orange en septembre)…

Les feux font partie du cycle naturel des forêts : grâce à eux, des clairières se forment, de nouvelles espèces s’installent… Mais trop fréquents ou trop importants, ils ont un impact négatif sur la biodiversité (disparition d’espèces, destruction d’habitats…).

Ne jetez ni mégots ni allumettes dans la nature et ne faites pas de feu près de zones sensibles (herbes sèches, broussailles…) : il suffit parfois d’une étincelle pour que des centaines d’hectares de forêts partent en fumée.

trou (en plus, vous économiserez ainsi du bois). N’utilisez que le bois mort ramassé au sol. Enfin, couvrez-le d’eau ou de terre pour bien l’éteindre.

Là où ils sont autorisés, entourez votre feu de camp d’un remblai de terre ou faites-le carrément dans un Le commerce des cuisses de grenouilles pose des problèmes écologiques graves dans les pays exportateurs. La plupart sont prélevées dans les rizières en Asie.

Or, le rôle joué par les grenouilles des rizières pour limiter la prolifération d’insectes véhiculant des maladies dangereuses pour l’homme est primordial ! Leur disparition progressive est dès lors compensée par l’usage de pesticides chimiques toxiques – interdits en Europe – qui mettent en danger ces écosystèmes particuliers et contaminent (entassées dans des sacs, les populations locales. coupées et éviscérées

vivantes) sont particulière-En outre, les techniques ment barbares… employées pour capturer et préparer les grenouilles Que vous fassiez une balade de quelques heures ou une randonnée de plusieurs jours, restez toujours sur les sentiers prévus à cet effet.

De cette façon, vous risquerez moins d’importuner la faune locale. En effet, de nombreux petits mammifères et oiseaux nichent au sol et, dérangés par votre présence, ils pourraient abandonner leur nid et leurs petits…

Il y a aussi moins de risque que vous n’écrasiez des espèces indigènes rares (qu’il s’agisse de plantes ou d’invertébrés) ou que vous ne dispersiez, là où elles n’ont peut-être pas leur place, les graines collées à vos semelles.

Enfin, les sentiers permettent de limiter la surface de sol soumis au piétinement et à l’érosion… et de ne pas vous perdre !

Pour éviter que les mouches n’entrent chez vous, placez des moustiquaires aux portes et aux fenêtres (les rideaux de perles ne sont pas très efficaces), ne laissez pas de nourriture traîner et installez le compost tout au fond du jardin.

Pour les éloigner, disposez autour de la maison des plants de lavande, marjolaine, basilic, citronnelle, géranium… (les feuilles de noyer auraient également un effet répulsif).

Un bon attrape-mouche doit être jaune ou orange : ce sont les couleurs qui les attirent (ruban adhésif à suspendre ou bol coloré rempli d’eau). Mais pour les éliminer, le mieux reste la tapette à mouches.

Enfin, ne chassez pas les araignées : chacune d’elles en capturera bien quelquesunes dans sa toile !

Les parcs situés au cœur de la ville sont de véritables poumons verts ! Sites de détente en famille, endroits de passage des navetteurs, aires de repos des écoliers et travailleurs, lieux de rendez-vous des personnes âgées, coins de flânerie des touristes, ce sont des havres de paix dans la tourmente de la cité. Mais ils n’en sont pas moins des conservatoires de la biodiversité urbaine.

Dans les massifs arborés, autour d’une pièce d’eau, le long des sentes piétonnières, au détour d’une serre ou d’un kiosque, vous découvrirez des richesses insoupçonnées telles que des arbres remarquables, des oiseaux plus ou moins farouches, de petits mammifères souvent discrets, une kyrielle d’insectes en tout genre…

Comme bien d’autres animaux, les chauves-souris sont menacées par l’emploi de pesticides chimiques (qui se retrouvent dans leur nourriture) et par la diminution de leurs sites d’hivernage et de reproduction.

Participez à la « Nuit européenne des chauves-souris » organisée le dernier weekend d’août. Les nombreuses activités proposées (balades nocturnes sur le terrain en compagnie d’un guide, ateliers pour enfants, fabrication de nichoirs, projection de documentaires…) vous feront apprécier à leur juste valeur ces étonnants petits mammifères volants.

Ce sera l’occasion d’apprendre à mieux les connaître, d’observer leur ballet aérien silencieux et de prendre conscience de leur rôle dans le maintien des chaînes alimentaires de leurs écosystèmes…

Les têtes des bardanes, les fruits des benoîtes et le gaillet grateron sont munis de crochets qui se prennent dans les poils des animaux (c’est ainsi qu’ils voyagent et disséminent leurs graines). Ils s’accrochent aussi très bien aux vêtements et aux cheveux ! Tu en trouveras facilement en été dans les terrains vagues, les haies et les broussailles.

Et pour le poil à gratter, rien de tel que les baies d’églantier ! Récoltes-en quelquesunes en octobre. Fais-les cuire 5 minutes dans de l’eau, coupe-les en 2 et récupère les poils qui entourent les graines. Il n’y a plus qu’à les faire sécher et à en glisser une petite pincée dans le cou de ta victime…

Les bois exotiques proviennent de forêts souvent riches en biodiversité mais parfois gérées de façon non durable (quand le bois n’est pas coupé illégalement !).

Chaque année, en Eurasie, Afrique, Amérique latine et Amérique du Nord, une part importante des forêts primaires (c.-à-d. peu modifiées par l’homme) est ainsi exploitée sans que l’on se soucie de la faune et de la flore qu’elle abrite.

En plus, il arrive que le commerce de ces bois exotiques (le teck ou l’afromosia par exemple) finance au moins en partie les conflits armés ou les dictatures en place dans certaines régions productrices !

Optez donc pour des bois exotiques labellisés FSC ou PEFC, ou mieux, pour du bois de nos régions (voyez la page du 16 novembre).

Votre enfant mange à l’école le midi ? Là aussi, vous pouvez fortement réduire son empreinte écologique en le faisant manger à la cantine (surtout si elle est bio !) ou en lui préparant ses Utilisez des produits de saison et de la région, si possible bio, et emballez-les dans une boîte à tartines solide et suffisamment grande.

Pour les boissons, optez pour une gourde qui se lave facilement et ferme bien.

Et pour la collation de dix heures, prévoyez un ou deux fruits et quelques biscuits maison rangés, eux aussi, dans la boîte à tartines.

Vous éviterez ainsi l’utilisation de nombreux emballages jetables qui se recyclent mal et génèrent des polluants lors de leur production et de leur destruction.

Pour en savoir plus : www.poubelle.org

Voici 2 recettes de colles biodégradables et sans produit chimique : elles ne sont nocives ni pour toi ni pour la biodiversité ! Tu pourras les utiliser pour tes bricolages, objets en papier mâché, masques en carton…

colle de farine.

Dans une casserole, fais chauffer à feu doux 2 cuillères à soupe de farine de blé, 1 cuillère à café de sucre et 10 cl d’eau. Mélange bien le tout avec un fouet pour éviter les grumeaux et ajoute peu à peu 40 cl d’eau : la colle ne doit être ni trop liquide ni trop épaisse.

colle de riz. Conserve ces colles au frais Fais cuire 200 g de riz dans dans des bocaux en verre 1/2 litre d’eau. Quand elle bien fermés et remélangedevient blanche, récupère les avant emploi. l’eau en pressant le riz dans une passoire.

Au cours de vos promenades, vous avez repéré un milieu naturel fragile à restaurer (une mare au bord de l’eutrophisation, une tourbière boisée en train de s’assécher, une lande humide se transformant en friche, une pelouse calcaire se reboisant…), une pollution de l’eau (déchets flottants, animaux morts, nappe de dégazage, rejet d’eaux grises non traitées…) ou encore une décharge sauvage au bord d’une route, sur la berge d’une rivière ou dans un terrain vague ?

Signalez-le aux autorités communales ou aux associations locales de protection de la nature. Vous pouvez aussi les aider à agir en participant à des chantiers de restauration des milieux naturels et de nettoyage des rivières, des plages ou des bords de route.

Les vers de terre sont un maillon indispensable de la chaîne alimentaire. Ils recyclent sans cesse la matière organique, telles les feuilles mortes et autres plantes en décomposition. De cette façon, ils collaborent à la production d’un bon humus et garantissent la fertilité du sol où poussent les fruits et légumes que nous consommons.

En outre, leurs galeries ameublissent le sol, ce qui permet aux racines de bien se développer et à l’eau de s’infiltrer rapidement et profondément, là où elle Protégez ces précieux peut être absorbée par les auxiliaires en n’utilisant végétaux. Cela limite aussi aucun engrais ou pesticide les phénomènes de ruissel-chimique et en travaillant la lement et d’érosion lors des terre avec une grelinette. fortes pluies.

Friand d’insectes, de limaces et même de petits rongeurs à l’occasion, le hérisson est apprécié des jardiniers. Ménagez-lui un passage dans la clôture ou le muret qui ceinture votre jardin et offrez-lui un refuge pour l’hiver dans un coin calme : un simple tas de bois ou de feuilles à l’ombre et à l’abri des intempéries, ou une caisse en bois, retournée et placée sous un buisson, avec une entrée de 10-15 cm de côté et un tunnel d’accès (un tuyau de 12-15 cm de diamètre). Posez à proximité du foin et des feuilles mortes pour sa litière.

Prévoyez éventuellement de l’eau et des morceaux de fruits ou des aliments pour chats et chiens (mais ni lait ni pain) : il se réveille de temps en temps pour se nourrir et se dégourdir un peu.

À la fin de l’été ou au début de l’automne, après une bonne pluie, enfile des bottes ou de grosses chaussures de marche (celles qui ont des semelles avec beaucoup de relief) et va te promener dans les prairies sauvages, les forêts, les sous-bois ou les terrains vagues.

À ton retour, enlève tes chaussures, récupère la terre collée à tes semelles et verse-la dans un pot rempli de terreau ou de compost bien mûr. Place le pot dans un endroit chaud et ensoleillé, arrose et attends quelques jours. Les premières pousses devraient apparaître rapidement. Tu vas pouvoir observer leur croissance à ton aise et peut-être même les identifier d’ici quelques semaines…

Vous êtes enseignant ou vous en avez parmi vos connaissances ? Ceci vous concerne !

Un effort est fait ces dernières années pour inviter les élèves et leurs parents à adopter une attitude d’écoconsommateur en matière de fournitures scolaires.

L’enseignant se doit d’être un exemple dans ce domaine ! C’est à lui de prévoir un matériel de classe robuste, exempt de produits toxiques et réutilisable d’année en année, de bannir les produits jetables, de privilégier ceux qui sont fabriqués à partir de matières recyclées et recyclables, de limiter au strict nécessaire la liste du matériel demandé aux élèves et de leur expliquer l’importance de ces gestes pour la planète. Bref, de mener une campagne d’éducation à la protection de la biodiversité !

Fougères, graminées, lierres… : les plantes couvre-sol forment un tapis végétal dense idéal dans les sous-bois, ter

rains accidentés et autres

zones difficiles à entretenir. Elles peuvent servir de substitut à la pelouse dans les coins du jardin trop humides, trop secs ou trop ombragés (notamment sous les grands arbres).

7 septembre

Mais elles ont d’autres avantages : elles empêchent la prolifération des herbes indésirables, réduisent l’évaporation de l’eau au niveau du sol (ce qui limite les arrosages), elles préviennent l’érosion par le vent et par le ruissellement lors de fortes pluies et, en plus, sont un refuge idéal pour la microfaune !

Choisissez-les en fonction de votre terrain et surtout, privilégiez les espèces indigènes.

Choisis un arbre, prends l’empreinte de son écorce et ramasse quelques-unes de ses feuilles, baies, noix… Dans ton carnet d’observation, dessine-le et décris-le avec le plus de détails possible, note son emplacement et ses dimensions.

Pour déterminer la circonférence, passe autour du tronc, à environ 130 cm de haut, une cordelette avec des nœuds tous les 10 cm.

Et pour la hauteur ? Mesure de l’arbre et multiplie-le par la longueur de tes pas (c’est la longueur de tes pas : tu la distance entre tes deux obtiens ainsi la taille aptalons quand tu marches proximative de l’arbre ! normalement). Puis éloignetoi de l’arbre jusqu’à ce que

L’huile de palme entre dans la composition de nombreux produits : détergents, chips, biscuits, pâtes à tartiner (au chocolat notamment), plats

cuisinés, glaces, soupes… Souvent, elle est juste reprise sous les mentions « matière grasse végétale » ou « huile végétale ».

Le problème ? Ce sont des pans entiers de forêts tropicales qui sont rasés chaque jour en Indonésie et en Malaisie pour pouvoir y exploiter des palmiers à huile.

En plus, ces forêts abritent les tout derniers orangsoutans. Ceux-ci sont donc non seulement menacés par la chasse mais aussi par la disparition rapide de leur habitat…

Comme tous les animaux, les poissons, crustacés, coquillages… doivent atteindre un certain âge – et donc une certaine taille – pour pouvoir se reproduire. En dessous de cette taille (mesurée queue comprise pour les poissons), les spécimens pêchés doivent être rejetés à l’eau…

Voici, pour quelques poissons, les tailles minimales de capture autorisées en 2009 par l’Union européenne (pêche en mer) et par les régions (pêche en eau douce).

Malheureusement, elles correspondent parfois à des spécimens à peine matures. Mieux vaut donc acheter ou pêcher des poissons plus grands : plus âgés, ils auront pu se reproduire davantage avant de finir dans votre assiette…

en mer du nord et dans la manche :

Le bar : 36 cm Le cabillaud : 50 cm Le hareng : 20 cm Le maquereau : 30 cm Le merlan : 27 cm La sole : 24 cm

en eau douce en wallonie et en flandre :

Le barbeau : 30 cm et 40 cm Le brochet : 50 cm et 45 cm La carpe : 25 cm et 30 cm Le rotengle : 15 cm La tanche : 25 cm Tout comme les arbres et autres végétaux morts, les carcasses animales font partie intégrante de la chaîne alimentaire, servant de nourriture à nombre d‘oiseaux, petits mammifères, invertébrés, champignons, micro-organismes…

C’est d’ailleurs l’objet d’une étude lancée en 2008 en forêt de Soignes : les animaux écrasés sur les routes qui la bordent ou la traversent sont déposés dans une zone où des caméras spéciales photographient les charognards, décomposeurs ou opportunistes qui viennent s’y nourrir.

Alors, si vous voyez un animal mort sur une route aux abords d’une forêt, signalez-le aux gardes forestiers mais, pour des raisons sanitaires, ne le déplacez pas vous-même.

Vous (ré)aménagez des infrastructures ? Veillez à les intégrer au mieux dans la nature environnante (prévoyez des points de passage pour les animaux, laissez la faune et la flore coloniser les bassins d’orage…). Maintenez ou développez autant que possible les arbres, haies diversifiées, étangs, friches…

Pour le bâtiment, la finition et le mobilier, optez pour des matériaux et produits écologiques, naturels, durables, recyclables et, si possible, d’origine locale. Limitez la consommation d’énergie non renouvelable et la production de déchets…

Vous réduirez ainsi l’empreinte écologique de votre entreprise tout en améliorant le cadre de travail, votre image de marque et la valeur marchande du site !

Voyez aussi la page du 7 octobre.

L’abeille domestique récolte le nectar nécessaire à la production de miel en butinant les fleurs. Ce faisant, elle participe à leur pollinisation. En effet, dès qu’elle en visite une, des grains de pollen s’accrochent aux poils dont son corps est couvert.

En achetant du miel produit localement, vous soutenez et favorisez le bon développement et la diversité de la flore de votre région !

Et si vous êtes sujet au rhume des foins, sachez qu’en consommant du miel immédiat (c.-à-d. dans un rayon de 10 km), vous profitez d’un effet de désensibilisation grâce aux particules de pollen qui se trouvent dans le miel.

Le cloporte des murs (Oniscus asellus) n’est pas un insecte mais un crustacé comme les crevettes ! Et c’est l’un des rares à vivre hors de l’eau. Néanmoins, il se limite aux endroits très humides et sombres : dans les caves mal isolées, sous les pierres du jardin, derrière l’écorce des vieux arbres, dans les bois… Il y trouve les champignons et plantes en décomposition dont il se nourrit.

Si tu en vois un dans une pièce chauffée, mets-le vite dehors, dans une zone ombragée du jardin : il ne faut que quelques heures pour qu’il se dessèche complètement !

Vous construisez ou rénovez ? Limitez autant que possible la pollution liée aux déchets de chantier : triez-les, récupérez ou recyclez les matériaux qui peuvent l’être et apportez à la déchetterie les autres. Ne les brûlez pas (c’est interdit) et ne les enfouissez pas non plus sur votre terrain (ni ailleurs !), vous risqueriez de le contaminer.

Surtout, ne jetez jamais à l’égout les restes de produits chimiques (solvants, peintures…) qui pourraient s’avérer extrêmement polluants et toxiques pour la biodiversité s’ils se retrouvaient dans les sols et nappes phréatiques. Eux aussi doivent être amenés à la déchetterie.

Vous éviterez ainsi la perturbation d’écosystèmes et favorisez le développement d’entreprises de récupération et de recyclage.

La biodiversité est une res-source extraordinaire mais en danger. Elle doit être intégrée dans les programmes politiques au même titre que les changements climatiques.

Les décideurs politiques, chacun à leur niveau de responsabilité, peuvent – et doivent – devenir des acteurs déterminants dans sa protection.

Lors d’émissions télé ou de radio, par courrier, via leurs blogs…, interpellez-les sur ce qu’ils comptent faire pour sauvegarder la biodiversité.

Concrètement, ils peuvent proposer des politiques ambitieuses (création d’aires protégées, gestion des espèces exotiques, uniformisation des écolabels…),

soutenir des projets de conservation tels que Natura 2000, militer pour étendre la fiscalité verte aux mesures liées à la biodiversité…

L’excursion évoque sou-vent un déplacement en voiture ou en car. Mais elle peut aussi se faire à pied et démarrer au pas de votre porte : une façon simple de partir à la découverte de la flore, la faune et des sites devant lesquels vous passez quotidiennement sans y prêter attention…

Bon nombre de communes ont prévu des itinéraires de balades passant par des coins de ville ou de campagne peu fréquentés mais pas sans intérêt pour la biodiversité. Vous pouvez Pour en savoir plus : aussi emprunter les sentiers www.grsentiers.org de Grande Randonnée : ils sillonnent la Belgique, traversant même les villes !

Et n’oubliez pas le panier pique-nique : rien que de bonnes choses, préparées maison, avec les ingrédients locaux et de saison !

C’est la pleine saison des noisettes. C’est l’occasion de faire une délicieuse pâte à tartiner aux noisettes et au cacao (mais sans huile de palme ni arôme artificiel !).

Récolte et décortique 200 g de noisettes (une fois débarrassées de leur coque, il doit en rester au moins 100 g. Réduis-les en poudre en les écrasant.

Dans un poêlon, fais fondre à tout petit feu 120 g de beurre, puis ajoutes-y 120 g de miel et mélange bien les deux avec un fouet. Ensuite, verse la poudre de noisettes et 2 cuillères à soupe de cacao en poudre, et mélange à nouveau le tout.

Voilà, c’est prêt. Il n’y a plus qu’à conserver ta pâte à tartiner au frais, dans un pot à confiture… et à te régaler bien sûr !

Dossiers éducatifs, livrets de jeux, fiches de terrain… : du matériel didactique est désormais mis à la disposition des enseignants pour qu’ils puissent expliquer à leurs élèves ce qu’est la biodiversité, quels sont ses enjeux, quelles sont les menaces qui pèsent sur elle, et comment ils peuvent agir pour la préserver.

Certaines activités, comme le compostage des déchets ou la création d’un potager, d’une haie diversifiée ou de jardinières à butineurs, sont d’excellents supports pédagogiques pour aborder le sujet aussi bien en maternelle qu’en primaire, voire en secondaire.

N’hésitez pas à en parler lors de la prochaine réunion des parents d’élèves…

Pour le matériel didactique, voyez notamment : www.enseignement.be www.reseau-idee.be

Une mare naturelle colonisée spontanément par la faune et la flore locales

demande peu d’entretien. Bien équilibrée, elle a une eau limpide.

Pour que cela reste ainsi, limitez les végétaux en décomposition dans l’eau. Laissez une large bande d’herbes folles tout autour : elles retiendront les feuilles mortes emportées par le vent, tout en servant de zone-refuge aux insectes et amphibiens de la mare.

Après 2 ou 3 ans, certaines plantes aquatiques peuvent devenir envahissantes et provoquer un appauvrissement de l’eau en oxygène. Enlevez-en une partie en les secouant vigoureusement au-dessus de la mare (leurs occupants, eux, peuvent rester !).

Enfin, veillez à ce qu’elle ne s’assèche pas en été : ajoutez, au besoin, de l’eau de pluie.

Les agrocarburants sont obtenus à partir de plantes et déchets organiques issus de l’agriculture conventionnelle. Le biodiésel est produit à partir d’huiles végétales (colza, tournesol, palme…) et l’éthanol à partir de plantes riches en sucre ou en amidon (betterave, froment…).

Ils représentent des alternatives au diesel et à l’essence. Mais pour l’instant, la culture des végétaux dont ils sont tirés peut poser problème : elle se fait parfois aux dépens des forêts, prairies, pâturages… et de leurs occupants (il faut toujours plus de surfaces agricoles) mais aussi des cultures vivrières (elle rapporte davantage) !

La 2e génération d’agrocarburants, à base de matières cellulosiques, devrait avoir un impact moindre sur la biodiversité…

Utilisez du bois massif, non traité, non raboté et résistant à l’humidité (pin, chêne, mélèze…). Percez quelques trous dans le fond. Assemblez avec des vis en acier inoxydable. Fixez le haut de la face pivotante avec deux clous (un de chaque côté) et le bas avec un crochet : vous pourrez ainsi nettoyer le nichoir en automne, quand il sera inoccupé.

Éventuellement, passez du brou de noix et de l’huile de lin sur l’extérieur mais évitez peintures et vernis.

Placez-le dans un coin calme, à 2-3 m de haut, face à l’est ou au sud-est et dos aux vents dominants.

Ce nichoir à balcon convient à différentes espèces, seul le diamètre du trou d’entrée varie.

25cm 22cm

2cm

14cm

5cm7cm

14cm

14cm 14cm24cm 14cm

28 mm : mésanges bleue, noire, nonnette… 32 mm : mésange charbonnière, moineau friquet…

Incitez les pouvoirs locaux à améliorer la qualité environnementale des routes. Que peuvent-ils faire ?

Prévoir le tracé des routes de façon à minimiser leur impact sur le milieu.

Opter pour des revêtements moins bruyants et compor-Installer un éclairage adapté (non éblouissant, dirigé vers le bas, avec capteurs solaires…).

Créer ou favoriser des points de passage pour les animaux (crapauds, écureuils, cerfs…).

Planter des haies denses le long des routes, notamment pour canaliser la faune vers les écoducs et absorber en partie la pollution atmosphérique, sonore, lumineuse…

Entretenir le bord des routes aux moments appropriés (taille des arbres et buissons en dehors des périodes de nidification, fauchage tardif…).

Une multitude de petits animaux vivent, se nourrissent, pondent leurs œufs ou hibernent sous une pierre, un pavé descellé, un morceau de bois mort… Soulève délicatement cet abri pour observer la vie grouillante et captivante qui s’y cache (n’oublie pas de le remettre en place après).

Les animaux que tu vois sont des invertébrés. Tu reconnaîtras sans problème une limace ou un ver de terre. Pour identifier les autres, compte leurs pattes : un insecte en a 6, une araignée 8, un crustacé (comme le cloporte) entre 10 et 18, et un mille-pattes plus de 20 bien sûr !

Ils sont une aide précieuse au jardin notamment : ils décomposent les plantes et animaux morts, ce qui enrichit le sol, ou l’ameublissent en y creusant leurs galeries.

Les pleurotes sont les champignons les plus faciles à cultiver soi-même.

Commencez par préparer le substrat : hachez de la paille de blé (seule ou avec des rafles de maïs), ajoutez un peu de chaux éteinte, mélangez bien le tout, couvrez d’eau bouillante et laissez reposer 1 h.

Égouttez le mélange refroidi, ensemencez-le avec du « blanc de pleurote » (en vente en jardinerie) et versez-le dans des sacs en plastique noir (pas plus de

5 kg par sac). Fermez et em- Récoltez-les au fur et à me

pilez ceux-ci dans une pièce sure de vos besoins. Com

à 20-25°C. postez le substrat après la récolte.

Après 3 semaines, découpez

une ouverture sur la face avant des sacs. Maintenez le

substrat humide : les cham

pignons ne devraient pas

tarder à se développer.

Les filtres de cigarettes contiennent de l’acétate de cellulose. Ce produit peut prendre des années à se décomposer. Or, plus une matière organique se dégrade lentement, plus elle dégage de CO2, alimentant ainsi l’effet de serre.

En outre, les polluants de la cigarette se concentrent dans le filtre au fur et à me-sure qu’elle est fumée.

Et quand un mégot est emporté par les eaux de ruissellement, il les contamine forcément.

Mais ce n’est pas tout ! Les mégots représentent une menace pour la faune : oiseaux et poissons les confondent souvent avec de la nourriture. Et bien sûr, quand ils sont mal éteints, ils peuvent être à l’origine de terribles feux de forêts !

Conclusion : fumer n’est bon ni pour votre santé, ni pour la biodiversité.

Pour une version en bois, reprenez le modèle du nichoir à balcon du 23 septembre… sans le balcon ! Placé à 2 ou 3 m de haut, il convient aux gobe-mouches gris, rouges-queues noirs, bergeronnettes grises, troglodytes mignons… Pour les rouges-gorges familiers, fixez-le plus bas, à une hauteur de 1 à 2 m, sur un mur recouvert de lierre (celui-ci offrira le camouflage nécessaire pour tromper les chats et autres prédateurs).

Vous pouvez aussi utiliser un pot de fleurs en terre cuite (au moins 15 cm de diamètre), dont vous casserez le fond comme sur le dessin.

À moins d’avoir un très grand terrain, ne multipliez pas les nichoirs du même type. Variez plutôt les modèles : vous aurez plus de chance qu’ils soient occupés.

Le compost partiellement décomposé peut être épandu sur le sol nu en automne, après les dernières récoltes et avant le semis d’engrais verts (seigle, trèfle, vesce…) : une couche de 5 cm protège le sol du gel et de la pluie tout en nourrissant les micro-organismes qui y vivent.

Le compost bien mûr est utilisé sur les semis de printemps, comme amen-dement entre deux cultures, en couverture entre les jeunes plantes pour limiter la pousse d’herbes indésirables… Même bien mûr, le compost ne convient pas aux plantes à bulbes (ail, oignon…), petites salades (cresson, mâche…) et plantes aromatiques.

Enfin, sachez que c’est sur le tas de compost que se développent le mieux potirons et citrouilles (à semer en mai).

Vous êtes naturaliste dans l’âme et avez envie de transmettre votre passion, de sensibiliser votre entourage à la richesse et la complexité de la nature ?

Vous êtes conscient de la nécessité de conserver la plus grande diversité biologique au sein de chaque écosystème ? Devenez guide nature !

Des formations sont organisées dans tout le pays.

Elles combinent cours théoriques et sorties sur le terrain. Au programme : écologie, botanique, zoologie, géologie, géomorphologie, sociologie de l’environnement, éco-pédagogie. Très vite, vous découvrirez votre ou vos domaines de prédilection, qu’ils portent sur des écosystèmes (les landes, les tourbières, les terrils…) ou des groupes spécifiques La chasse est nécessaire pour réguler certaines populations (de sangliers notamment). Mais elle perturbe les écosystèmes et a des conséquences négatives pour de nombreuses espèces dont les populations s’amenuisent (perdrix grise, bécasse des bois…), particulièrement lors des périodes de reproduction, nidification et migration.

C’est pourquoi elle est réglementée de façon très stricte. En concentrant les activités de chasse dans un laps de temps bien déterminé et en dehors de ces périodes sensibles, on assure le restant de l’année la quiétude des animaux… et la sécurité des promeneurs !

Renseignez-vous auprès des autorités compétentes pour connaître la législation en vigueur dans votre région en matière de chasse.

Les pelotes de réjection sont les restes de repas

recrachent tous les oiseaux qui se nourrissent de petits animaux. Celles des rapaces nocturnes sont les plus intéressantes car ils ne digèrent pas les os de leurs proies : elles te permettront donc de savoir quels sont les petits rongeurs de la région. Tu en trouveras près des nids ou des arbres où perchent hiboux et chouettes.

Pour étudier le contenu d’une pelote, fais-la tremper dans un bol d’eau : tu pourras ainsi facilement séparer les os des poils et autres restes.

Avec un bon guide sur les rongeurs, identifie la proie grâce à son crâne, puis essaie de reconstituer son squelette (aide-toi d’une pince à épiler pour les plus petits os).

qui le pousse, exactement ce que recherchent les femelles chez un mâle.

Pour aller écouter le cerf réer au crépuscule, faitesvous accompagner d’un guide : il connaît les règles à suivre pour ne pas déranger les cervidés (les mâles sont particulièrement agressifs pendant le rut) et les meilleurs coins pour les entendre. Il pourra aussi attirer votre attention sur des traces de sanglier, des pelotes de réjection…

C’est entre la fin septembre et le début novembre que le cerf entre en rut et brame. Son cri rauque s’entend à des kilomètres à la ronde. Plus il est puissant, plus il marque la dominance de son auteur sur les autres mâles des environs. Un cri retentissant est également le signe de la bonne santé et de la robustesse de celui L’association américaine Center for Biological Diversity propose une façon originale de sensibiliser Monsieur et Madame Tout-le-monde à la crise que connaît la biodiversité aujourd’hui. Désormais, vous pouvez télécharger gratuitement, en guise de sonneries de GSM, des cris d’animaux rares, menacés d’extinction ou qui pourraient le devenir.

Huissement du faucon pèlerin, cri du panda géant, chant du béluga…: quelle que soit la sonnerie que vous choisirez, elle ne manquera pas de surprendre votre entourage. À vous ensuite de donner des explications sur l’animal menacé auquel elle correspond…

Pour télécharger ces sonneries et lire les fiches descriptives (en anglais) des animaux auxquels elles correspondent : www.rareearthtones.org

Un tel verger permet de sauvegarder des variétés locales et anciennes (souvent plus résistantes) de pommiers, poiriers, cerisiers et autres arbres fruitiers. En plus de produire des fruits délicieux, il accueille les oiseaux qui nichent dans les troncs creux des vieux arbres, les insectes qui butinent les fleurs, les invertébrés, bactéries et champignons qui décomposent les fruits Le concept de l’achat groupé ? Se mettre à plusieurs pour acquérir des produits et services de qualité à un prix avantageux (paniers bio, panneaux solaires…) ou du matériel coûteux mais d’usage sporadique (broyeur, marmite à confiture…) ou collectif (chaudière à haut rendement, station d’épuration des eaux usées… pour un groupement d’habitations).

L’idéal pour réduire votre empreinte écologique est de constituer un groupe d’acheteurs dans votre quartier et de vous adresser à un fournisseur local (bio le cas échéant) : vous réduirez ainsi la consommation d’énergie et la pollution dues au transport. Veillez aussi à ce que vos achats soient les moins polluants à la production, l’utilisation et l’élimination, qu’ils aient une longue durée de vie…

Sorte de croisé de l’environnement, l’éco-conseiller aide les entreprises, administrations et associations à réduire leur empreinte écologique (footprint) et à augmenter leur engagement en faveur de l’environnement et du développement durable (handprint).

Interface entre les commanditaires, les experts et les usagers, il s’occupe de la mise sur pied, de la coordination et du suivi de projets divers : rendre un bâtiment moins énergivore et plus accueillant pour la biodiversité, participer à un contrat de rivière, aider une firme à obtenir un écolabel ou à compenser les émissions de CO2 en soutenant des pro-jets de protection d’espèces en danger, de reforestation…

Pour en savoir plus : www.eco-conseil.be

Les meubles de salle à manger, de salon, de bureau, de jardin… certifiés FSC ou PEFC sont fabriqués avec du bois provenant de forêts gérées de façon durable.

Vous trouverez aussi ces labels sur des matériaux de construction ou de décoration (poutres et planches en bois massif, parquets, panneaux OSB, portes, châssis de fenêtres, escaliers, papiers peints…), du matériel scolaire ou de dessin (crayons, taille-crayons et règles graduées en bois, cahiers, blocs-notes…) mais aussi des produits d’usage

quotidien comme des usten-Et tous ces produits se siles de cuisine et des jouets vendent dans les magasins en bois, du papier-toilette, de bricolage, les grandes des mouchoirs et des ser-surfaces, les papeteries… viettes en papier recyclé, des livres…

Il n’y a rien de tel qu’une mangeoire avec toit pour nourrir les oiseaux de la mi-novembre à la mi-mars. Mais il faudra la tenir propre et, surtout, la remplir chaque jour (plutôt le ma-tin). Un manque de régularité forcerait vos petits invités à chercher de la nourriture ailleurs, ce qui pourrait leur demander trop d’énergie…

Comme pour les nichoirs, utilisez un bois résistant à l’humidité (mélèze, pin, chêne…). Placez la mangeoire dans un endroit facile d’accès et dégagé (histoire Pour éviter de mélanger les de bien repérer les préda-graines (souvent, les oiteurs), contre un mur ou sur seaux les trient), mettez-les un piquet. dans de petites coupelles.

Leurs préférées ? Tournesol, millet, maïs concassé, avoine, blé…

Dessine le plan de ton labyrinthe sur une feuille quadrillée puis, avec de la corde et des piquets, reproduis-le en grand dans le jardin (selon la place dont tu disposes, un petit carré de la feuille vaut 10 ou 20 cm en vrai). Tu peux aussi faire une spirale : c’est plus facile à réaliser et tout aussi spectaculaire.

Mets les bulbes en place le long de la corde à l’aide d’un plantoir à bulbes (respecte bien les distances et profondeurs de plantation propres à chacun). Recouvre-les de terre, arrose-les… et armetoi de patience : perce-neige et crocus fleuriront dès le début de l’année (ce sont les premières fleurs visitées par les bourdons) mais il faudra attendre jusqu’au printemps pour les narcisses, jacinthes et tulipes !

Ne brûlez pas les feuilles mortes : le CO2 qu’elles ont emmagasiné se libérerait alors dans l’atmosphère !

Stockez-en plutôt une partie à l’abri de l’humidité et du vent : vous disposerez ainsi, en temps utile, de matières sèches en suffisance pour le compost. Et les hérissons, campagnols, crapauds… y trouveront un abri pour l’hiver.

Laissez celles qui sont tombées sur la pelouse et broyez-les sur place à l’aide de la tondeuse (ôtez le bac de récupération des tontes au préalable) : elles enrichiront le substrat en se décomposant.

Couvrez le sol au pied des arbustes et entre les plantations de vivaces avec le reste des feuilles : elles le protégeront de l’assèchement par le vent, du lessivage par les fortes pluies, du durcissement par le gel…

L’orpaillage, c’est-à-dire l’exploitation artisanale de l’or des rivières, est extrêmement dommageable pour la biodiversité (l’homme y compris) : déforestation, fragmentation des habitats, érosion des berges, perturbation du milieu aquatique, pollution de l’air, des eaux et des sols…, sans parler de la contamination de toute la chaîne alimentaire par les très toxiques mercure et cyanure (ils servent à amalgamer les minuscules paillettes d’or présentes dans les alluvions) !

Alors, si vous voulez acquérir un bijou en or, rendezvous chez un antiquaire, un bijoutier qui n’utilise que des pierres et métaux précieux extraits dans le respect de la biodiversité ou un artisan qui transformera vos vieux bijoux en pièces uniques.

C’est aux mois de septembre et d’octobre que se fait le grand nettoyage des nichoirs. Avant tout, assurez-vous qu’ils ne sont pas occupés : des chauves-souris, des abeilles… pourraient y avoir trouvé refuge.

Si la voie est libre, videz-les entièrement et débouchez les trous d’évacuation percés dans le fond. En cas d’infestation par des parasites, il est recommandé de badigeonner l’intérieur d’essence de thym ou, plus radical, de le passer rapidement au chalumeau.

Vérifiez ensuite que le toit soit toujours étanche, qu’aucune planche ne soit fendue et que les assemblages tiennent bon. Faites les réparations nécessaires et terminez l’entretien par une nouvelle couche d’huile de lin sur l’extérieur.

Certaines entreprises, les constructeurs automobiles notamment, n’hésitent pas à vanter les vertus « écologiques » de produits qui ne le sont absolument pas. D’autres ont besoin de « reverdir » leur image car leurs activités sont fort polluantes ou dommageables à la biodiversité (production de gaz à effet de serre, défrichement d’un terrain pour construire une extension, utilisation des eaux de rivière pour refroidir la machinerie…).

Ne vous laissez pas avoir appel à des éco-conseillers par leurs campagnes de publicité trop vertes pour être vraies. Dénoncez-les au besoin. Et militez auprès de ces firmes pour qu’elles diminuent réellement leur impact négatif sur la planète, notamment en faisant Qu’il s’agisse de denrées alimentaires ou d’autres produits (du bois de construction par exemple), les étapes sont multiples du producteur à l’acheteur. Or, à chacune, transport, stockage et conservation engendrent une consommation d’énergie, une pollution et un surcoût non négligeables.

Pour éviter cela, fournissezvous auprès de producteurs locaux (chez certains, vous pourrez même cueillir fruits, légumes et fleurs bio en famille).

Vous savez ainsi d’où viennent les produits que vous consommez, vous limitez aussi quantité d’emballages inutiles et, surtout, vous encouragez les producteurs locaux dans leur démarche de qualité en payant les produits à un prix juste pour eux et avantageux pour vous.

Les moisissures sont des champignons. Comme toi, elles doivent se nourrir pour se développer. Pour le vérifier, il te faut 3 assiettes, 3 tranches de pain et 3 sacs en plastique transparent.

Pose une tranche de pain sur chaque assiette. Verse 2 cuillères à soupe d’eau sucrée sur la première, 2 cuillères à soupe d’eau seule sur la seconde et rien sur la troisième. Laisse les 3 tranches de pain à l’air libre toute une nuit. Le lendemain, emballe-les chacune dans un sac, ferme-le bien et note dessus ce qui a été Normalement, elles sont ajouté (eau sucrée, eau plus nombreuses sur la seule ou rien). tranche à l’eau sucrée : c’est

la plus nourrissante ! Observe l’évolution des moisissures jour après jour pendant une semaine.

Aujourd’hui, pour faire un nichoirs, le déroulement documentaire amateur, une d’un chantier nature, les petite caméra digitale, un effets du rejet d’eaux grises appareil photo numérique non traitées dans un cours ou même votre GSM peuvent d’eau… faire l’affaire !

Il vous suffit ensuite de Alors, n’hésitez plus ! Par-poster votre documentaire tagez votre expérience en maison sur l’un ou l’autre matière de protection de site web d’hébergement la biodiversité et montrez de vidéos ou sur votre blog comment vous réalisez des personnel. boules à semences, vous organisez une action militante, vous aménagez une mare, vous fabriquez un four solaire… Ou filmez un concert de musique végétale, les oiseaux qui fréquentent vos directement sur un arbre, punaiser une affiche à même le tronc, graver son nom sur l’écorce, casser ou arracher des branches… : bannissez tous ces gestes car ils laissent des plaies qui exposent les arbres aux attaques de champignons et autres maladies.

Et si vous avez des arbres devant votre immeuble, nettoyez votre trottoir à l’eau claire et utilisez une brosse, une pelle ou du sable plutôt que du sel pour le déneiger en hiver : emportés les eaux de ruissellement, les détergents et le sel les attaquent et empoisonnent les arbres. De même, empêchez les chiens de se soulager contre les troncs : l’urine brûle l’écorce et les racines.

Les bogues de châtaignes donnent une teinture beige qui résiste bien aux lavages successifs.

Pour teindre 250 g de tissu (coton, lin, laine…), commencez par le traiter avec un « mordant » : dans une grande marmite émaillée ou en inox, faites chauffer 8 litres d’eau, 70 g d’alun (en droguerie) et le tissu à 40° C pendant 1 h.

Videz ensuite la marmite et faites-y chauffer 8 litres d’eau, une poignée de gros sel, 300 g de bogues finement hachées et le tissu traité à l’alun. Portez à ébullition pendant 1 h (l’eau doit juste frémir pour la laine), puis retirez du feu et laissez tremper encore une journée.

Pour d’autres tons, remplacez les bogues par des feuilles de lierre (vert), des feuilles de bouleau (jaune), des baies de sureau Vous construisez ou rénovez ? Pensez à intégrer des abris pour la faune locale.

Renseignez-vous sur les espèces susceptibles de nicher chez vous : lesquelles seriez-vous prêt à accueillir ? Puis, faites les aménagements nécessaires : forez des trous dans un mur épais et dégagez des interstices (pour certaines abeilles solitaires), percez des entrées dans des parpaings (pour les chauvessouris), prévoyez des accès au grenier par l’extérieur (pour les rapaces et chauvessouris), installez des nichoirs sous le toit et les balcons…

Mettez toutes les chances de votre côté : ayez un jardin le plus diversifié possible, vos invités y trouveront facilement à manger, et bannissez les produits chimiques (pesticides et engrais, peintures, détergents…).

Maintenir, restaurer, développer, défendre et valoriser les chemins, sentiers et voies vertes adaptés aux usagers non motorisés (randonneurs à pied, à vélo ou à cheval) : tels sont les objectifs des ASBL Sentiers.be en Wallonie et Trage Wegen vzw en Flandre.

Ces associations soutiennent et conseillent les communes qui le désirent dans leurs démarches, depuis l’inventaire et la cartographie des sentiers existants jusqu’à la création et la promotion d’itinéraires verts.

Dans le cadre de l’action « Rendez-vous sur les sentiers » qui vise les particuliers, elles organisent des chantiers de réhabilitation, des balades de (re)découverte et des plantations d’arbres et de haies.

Pour plus d’informations : www.sentiers.be www.tragewegen.be

Ne vous débarrassez pas de vos vieilles huiles de friture ou de vidange dans les canalisations : non seulement elles peuvent les boucher, mais en plus elles forment une fine pellicule à la surface des eaux usées. Et cette pellicule n’est pas éliminée lors du passage dans les stations d’épuration.

Résultats : elle se retrouve dans les rivières où elle asphyxie les bactéries qui épurent l’eau. Du coup, le milieu s’appauvrit en oxygène, ce qui entraîne la mort de nombreux micro-organismes, animaux et végétaux aquatiques.

Apportez vos huiles usagées à la déchetterie de votre commune, elles pourront ainsi être recyclées au lieu de se retrouver dans la nature.

Dans les pays du Sud, protection de la biodiversité et développement durable vont de pair. Ces régions, très riches en biodiversité, abritent des populations qui dépendent encore beaucoup de l’exploitation des res-sources naturelles (pêche, chasse, cueillette…) et de l’agriculture pour subsister, et sont donc fort touchées par la régression de la diversité biologique.

Soutenez des programmes de conservation de la nature qui impliquent les populations locales. Aidez à financer des projets de développement rural durable (notamment en achetant des produits issus du commerce équitable) : diversification des cultures et de l’élevage, agroforesterie, reboisement, gestion de l’eau, écotourisme, aquaculture responsable…

Comment transformer un jardin – le vôtre, celui de l’école de vos enfants ou celui de votre entreprise – en refuge naturel pour la biodiversité ?

Bannissez l’utilisation des pesticides et engrais chimiques.

Laissez s’installer la végétation spontanée dans un coin du jardin et adoptez-y le fauchage tardif : il permet la reproduction et la diver-Diversifiez la haie avec des sification des espèces végé-espèces indigènes. Prévoyez tales, tout en abritant bon des plantes mellifères qui nombre d’animaux. attireront un grand nombre

d’insectes. Aménagez une mare et gardez un arbre mort, aux cavités accueillantes pour les animaux cavernicoles, un tas de bûches et un de pierres pour les petits mammifères, les amphibiens et divers invertébrés.

Vous avez un bassin, une mare, un étang ? Voici quelques précautions à prendre pour que animaux et végétaux y passent l’hiver dans de bonnes conditions.

Pour les plantes installées spontanément, enlevez les feuilles et tiges mortes (comme le reste de l’année). Pour celles que vous avez introduites, si elles craignent le gel – c’est le cas des petits nénuphars – et sont toujours dans leur pot, placez-les à un niveau inférieur, où l’eau est moins froide.

Si vous avez des poissons, nourrissez-les plus souvent – mais pas trop à la fois ! – afin qu’ils accumulent assez de réserves avant l’hiver.

Arrêtez le nourrissage dès que la température descend sous les 10°C (sauf si vous avez des esturgeons : ils restent actifs toute l’année).

Cet herbier va t’aider à (re)connaître la flore de ta région. N’hésite pas à y ajouter, au fil des années, des notes sur les différentes espèces récoltées ou observées (se font-elles rares ? sont-elles toujours abondantes ? restent-elles Ne prélève que les plantes et fleurs courantes, non protégées par la loi et présentes en grand nombre là où tu veux les cueillir. Dessine ou photographie les autres. Note pour chacune le lieu et la date de sa récolte, sa couleur, son odeur Fais-les sécher bien à plat entre les pages de journaux et pose des livres ou des annuaires par-dessus pour bien les écraser.

Si vous êtes propriétaire d’un arbre (ou d’une haie) de grande taille, renseignezvous auprès des autorités locales avant d’y apporter quelque modification que ce soit. Toute commune possède une liste, mise à jour chaque année, des spécimens classés.

Et faites appel à un spécialiste : la coupe de grands arbres demande une certaine technique et un matériel adéquat.

L’hiver est la saison idéale pour préparer des plats uniques et familiaux.

Dans un fait-tout, faites suer un oignon et une gousse d’ail. Ajoutez du chou vert en lamelles, des blancs de poireaux et des carottes en rondelles, des pommes de terre à chair ferme et des navets en dés. Salez, poivrez et terminez l’assaisonnement par du thym et du laurier. Versez du bouillon de légumes jusqu’à mi-hauteur, couvrez et laissez mijoter à feu doux pendant 30 minutes.

En cuisinant des légumes de saison et de production locale, vous éviterez les nuisances dues aux cultures forcées, comme l’utilisation d’engrais ou le chauffage des serres, et aux transports sur de longues distances.

Pour un calendrier des fruits et légumes de chez nous : www.oivo-crioc.org

Agriculture, sylviculture, industrie, tourisme… peuvent être à l’origine de la détérioration d’habitats naturels tels que les tourbières, les landes, les hêtraies, les chênaies… et, par conséquent, de la régression de nom-Le programme européen Natura 2000 vise à préserver, en harmonie avec les activités humaines, ces espèces et les milieux naturels qui les abritent. Les moyens mis en œuvre ? Restauration des biotopes, réintroduction Pour plus d’informations sur Natura 2000 en Belgique et en Europe : natura2000.wallonie.be www.inbo.be ec.europa.eu/environment/ nature Autrefois, en cette saison et (ce qui reste de la racine dans nos régions, les en-après l’extraction du jus), on fants vidaient non pas des nourrit le bétail. citrouilles ou des potirons mais des betteraves sucrières.

En effet, c’est à cette saison qu’elles sont récoltées. De leur jus, on tire le sucre. Et avec les feuilles et la pulpe Si tu vas te promener à la campagne en octobre, tu apercevras peut-être d’énormes tas de gros tubercules blanchâtres : ce sont les betteraves sucrières qui sont stockées en bordure de champ avant d’être livrées à la sucrerie.

Ramasses-en une ou deux (plutôt celles qui ont roulé jusqu’à la route ou sont restées coincées dans la terre) et lance-toi dans la sculpture de tête de sorcière en betterave sucrière…

L’automne est la meilleure période pour planter des arbres mais n’hésitez pas à le faire tout au long de l’année (en dehors des périodes de gel ou de trop grandes chaleurs), notamment pour célébrer une naissance, un mariage… ou se souvenir d’un être cher.

Préférez les essences indigènes ou acclimatées de longue date à nos régions : bouleau, cerisier, charme, chêne, érable, frêne, hêtre, merisier, noisetier, noyer, orme, peuplier, pommier, Pour plus d’informations sur poirier, prunier, saule, sor-ces variétés : bier, tilleul… rwdf.cra.wallonie.be

Pour les arbres fruitiers, sachez que les variétés rustiques anciennes sont les plus faciles à cultiver.

Vous avez envie de mettre à profit vos vacances à l’étranger pour sauvegarder la biodiversité ? Devenez écovolontaire.

Tout en découvrant des endroits inaccessibles aux touristes ordinaires, vous aidez activement des associations de protection de la nature à mener des travaux de recherche ou de conservation. Et pas besoin d’être un expert en biologie ou en sciences de l’environnement, les activités proposées sont à la portée de tous.

Alors, que diriez-vous de recenser les cétacés de Méditerranée, de protéger les ours en Roumanie, d’étudier les populations de grands requins blancs au large de l’Afrique du Sud, de participer à la réhabilitation de gibbons, macaques et loris en Thaïlande, de promouvoir l’agriculture bio en Inde… ?

Des associations comme Kokopelli et Garden Organic vous proposent d’adopter des semences ou des légumes peu cultivés, voire en voie d’extinction.

Leur objectif ? Maintenir vivantes leurs collections de variétés oubliées grâce au travail de jardiniers qui se chargent de les cultiver (selon les principes du jardinage bio), de les multiplier et d’en récolter les semences d’année en année.

En outre, Kokopelli distribue gratuitement une partie des semences en surplus à des paysans des pays du Sud pour les aider dans leur activité maraîchère.

Pour en savoir plus sur ces associations : www.kokopelli-be.com www.kokopelli.asso.fr www.gardenorganic.org.uk

En automne, il te suffit de feuilles mortes aux teintes En forêt, tu auras peut-être lever le nez pour observer magnifiques (pour compléter la chance de trouver des les migrateurs : les retar-ton herbier), des châtaignes, bois de cerf ou de chevreuil : dataires qui partent enfin faînes, glands, marrons… c’est à cette période qu’ils début octobre pour les pays tombent chaque année (mais chauds (hirondelles de ils repoussent dès janvier). fenêtre), ceux qui arrivent des pays froids et restent chez nous (oies rieuses) ou ne font que passer (grues cendrées).

C’est aussi la saison des champignons (repère les endroits où ils poussent mais ne les cueille pas), des Alternative naturelle et esthétique aux murs de briques et clôtures grillagées, les haies permettent le passage des animaux d’un jardin à l’autre. En plus, elles protègent vos cultures : elles font office de brise-vents et apportent ombre, fraîcheur et humidité en été.

Mais surtout, bien diversifiées, elles attirent oiseaux, petits mammifères, insectes, araignées et autres invertébrés qui y trouvent refuge et nourriture tout au long de l’année.

Préférez les essences indigènes (noisetier, sorbier, sureau, aubépine, houx, lierre, ronce, framboisier…) parfaitement adaptées au climat et à la faune de votre région. Et si vous disposez de suffisamment de place, plantez-les en deux rangées décalées : elles seront Chassée pour sa fourrure puis victime de la pollution des cours d’eau et de la fragmentation de son habitat, la loutre d’Europe (Lutra lutra) a aujourd’hui presque disparu des territoires belge et luxembourgeois.

Mais tout n’est pas perdu grâce au projet européen LIFE-Nature « Restauration de l’habitat de la loutre ».

Son objectif ? Faire en sorte que la loutre s’installe et prospère à nouveau dans les bassins de l’Ourthe, de l’Our et de la Sûre.

Comment ? En entretenant, améliorant et multipliant les habitats potentiels, en gérant mieux les cours d’eau et leurs berges, en favorisant le contact entre les différentes populations, en assurant leur tranquillité…

Pour en savoir plus sur les projets LIFE : ec.europa.eu/ environment/life/ Votre enfant vous tanne pour avoir une chouette comme ce jeune sorcier à lunettes, héros de la littérature enfantine ? Résistez : les NAC, ou « nouveaux animaux de compagnie », n’en sont pas, loin de là !

Ceux que l’on voit dans les films sont élevés par des professionnels, ce que n’est pas votre progéniture. Ils ont des besoins particuliers (nourriture, espace vital…) et nécessitent souvent des soins spécifiques. Certains sont même dangereux souvent peu respectueuses de la biodiversité et rarement légales, et très peu survivent au transport, quand ils ne meurent pas lors de la capture elle-même…

De la mi-novembre à la mi-mars, chaque jour à la même heure, déposez de petites quantités de graines dans les mangeoires (tournesol, millet… mais pas de mélange). Et mettez une coupelle d’eau tiède, sans sucre ni sel, couverte d’un grillage à mailles larges pour que les oiseaux ne se mouillent pas en buvant.

Régulièrement, donnez des morceaux de pommes ou de poires et suspendez du gras de lard non salé, des guirlandes de cacahuètes non décortiquées et des boules de graisse maison.

Si vous ne pouvez pas assurer un nourrissage quotidien, sachez que les oiseaux dégoteront larves d’insectes et vers de terre dans un tas de compost et qu’ils dépouilleront de leurs graines ou baies les cardères, bardanes, sureaux, sorbiers, lierres… de votre jardin.

Des monticules de terre, des fruitiers attaqués par les racines ? Des campagnols ont élu domicile chez vous ! Ces petits rongeurs creusent leurs galeries sous terre et se nourrissent de bulbes, tubercules et racines de diverses plantes, y compris d’arbres.

Profitez de l’hiver pour engager une chasse naturelle contre eux ! Attirez leurs prédateurs : laissez un passage dans la haie pour le renard, aménagez un tas de pierres avec quelques espaces vides pour la belette ou installez des perchoirs et nichoirs pour les rapaces.

Si cela ne suffit pas, il existe des pièges mécaniques, totalement écologiques ! Mais évitez les méthodes chimiques : elles n’agissent qu’à court terme et sont toxiques aussi pour leurs ennemis naturels.

Joseph Musch, reinettes, cwastresses, belle-fleur de Brabant… : de nombreuses variétés de pommes de nos régions donnent des jus délicieux.

Pour du jus à boire tout de suite, lave les pommes, coupe-les en 4 et passe-les à la centrifugeuse avec la peau et les pépins.

Pour du jus à boire toute l’année, lave les pommes et coupe-les en petits morceaux sans les peler ni les épépiner. Passe-les au pressoir et, à l’aide d’une étamine, filtre le jus récupéré (composte ce qui reste des pommes). Demande à un adulte de stériliser des bouteilles en verre et de faire chauffer le jus à 78°C. Verse-le dans les bouteilles jusqu’à ras bord et fermeles tant qu’il est encore chaud. Conserve-les dans un endroit frais et sec.

Un conseil : mélange les variétés…

Une bourse aux plantes indigènes, voire sauvages, peut être très intéressante : graines ou plantes potagères, mellifères, médicinales, aromatiques, aquatiques ou grimpantes, arbustes et arbres feuillus, persistants ou fruitiers pour la haie, le bosquet, le potager, la prairie fleurie, l’appartement ou le balcon : tout s’y échange ou se vend à petits prix !

En plus, des jardiniers passionnés vous conseillent et vous informent quant aux exigences de chaque plante. Certains proposent aussi des démonstrations de taille, de compostage, de préparation de purins…

Et vous en apprendrez davantage sur la faune sauvage de la région et les façons de lui venir en aide auprès de l’association locale de protection de la nature certainement Ces régions sont parmi les plus riches en biodiversité – elles regroupent environ 60 % des espèces de plantes, oiseaux, mammifères, reptiles et amphibiens de la planète, dont près de la moitié d’espèces endémiques (c.-à-d. propres à ces régions) – mais aussi les plus menacées : elles ont déjà perdu au moins 70 % de leur végétation Les toilettes ne sont pas des poubelles ! N’y jetez donc rien à part le papier hygiénique. Quand ils ne bouchent pas le conduit d’évacuation, les autres déchets altèrent le bon fonctionnement des stations d’épuration. Mal éliminés, ils se retrouvent ensuite dans les rivières où sont rejetées les eaux traitées et ont des conséquences irréversibles sur ces milieux.

primaire et abritent près de sociations de protection de
75 % des espèces animales la nature qui œuvrent dans
les plus en danger ! ces régions.
Actuellement, on dénombre Pour en savoir plus :
34 « points chauds » terrestres www.biodiversityhotspots.org
– les « points chauds » marins
n’ont pas encore été iden
tifiés – où il est désormais
plus qu’urgent d’agir. Alors,
agissez en soutenant les as

Mettez donc à la poubelle les tampons, serviettes et langes. Portez les produits ménagers, huiles usagées, peintures et solvants dans une déchetterie. Déposez antibactériens : ils tuent à la pharmacie les médi-aussi les bactéries utilisées caments périmés. Et évitez dans certaines stations l’utilisation de désinfectants d’épuration pour dépolluer

les eaux usées.

La renouée du Japon est une plante envahissante. Pour la combattre, il faut la tailler régulièrement. Coupes-en une tige bien droite après les premières gelées, elle sera alors sèche et dure.

Avec un bâton long et fin, perce les cloisons intérieures qui se trouvent au niveau des nœuds (sauf la dernière). Puis enfonce de petits clous tout le long de la tige pour qu’ils forment une spirale régulière : laisse 1 cm entre chaque clou et 2 à 5 cm entre chaque rang.

Ensuite, verses-y une poignée de couscous (ou de quinoa, de graines de radis…) et ferme le haut de ton bâton avec un bouchon de liège taillé sur mesure.

Voilà, il est prêt. Secoue-le, retourne-le, agite-le lentement puis rapidement : le son est à chaque fois différent !

Vous avez choisi vos plantations en fonction du type de sol et pratiquez la rotation des cultures ? Alors, vous ne devriez recourir aux engrais

– même naturels – qu’à l’occasion.

En fait, nourrir la terre en fin de saison suffira dans bien des cas. Commencez par la travailler avec une grelinette qui permet de l’ameublir et de l’aérer sans la retourner… et donc sans chambouler le milieu de vie des vers de terre et autres auxiliaires souterrains !

Ensuite, épandez du compost, surtout sur les parcelles du potager et au pied des vivaces et des arbustes : il protégera le sol des rigueurs de l’hiver tout en le nourrissant.

Le reste de l’année, laissez se décomposer sur place les tontes de pelouse, feuilles mortes et autres débris végétaux.

L’utilisation de bois exotiques en menuiserie et ébénisterie pose de nombreux problèmes écologiques (voyez la page du 30 août). Préférez-leur donc du bois d’origine locale.

Utilisez le mélèze pour les façades, terrasses, meubles de jardin ou de salle de bains, le noyer ou le merisier pour le mobilier, le hêtre pour les tables et plans de travail, le chêne pour les parquets, portes et meubles, le pin et l’épicéa pour les escaliers, lambris, barrières…

Pour augmenter la durée de vie de vos constructions en bois local, protégez-les avec des produits naturels adaptés (cire d’abeille, huile dure…) ou optez pour du bois rétifié (bois rendu résistant à l’eau et aux insectes après avoir été chauffé à haute température en plusieurs phases).

Même s’il y a des quotas à respecter, la chasse aux phoques a toujours cours au Canada. Par contre, les peaux de visons et renards proviennent désormais surtout d’animaux élevés en captivité mais souvent dans des conditions épouvantables et extrêmement traumatisantes (espace vital réduit au minimum, manque d’eau…), sans parler de l’abattage par électrocution, gazage, étranglement… Mais ce n’est pas tout : l’Asie fournit aussi des peaux de chats et de chiens, étique-N’achetez donc aucun tées sous un autre nom et vêtement en fourrure et utilisées notamment pour soutenez les magasins qui doubler les cols et se sont engagés à ne plus blousons… en vendre. Vous trouverez la

liste de ces enseignes sur www.bontvrij.be.

peinture à la chaux pour les murs (effet transparent et satiné) : mixez 1 litre de lait écrémé, 250 g de chaux éteinte, 1 kg de blanc de Meudon (ou d’Espagne) et 250 ml d’huile de lin ou de carthame ; ajoutez 50 g de pigment naturel délayé dans

peinture au fromage blanc

pour le bois : dans un bocal en verre, diluez 3 g de borax dans 1 cuillère à soupe d’eau, puis ajoutez 100 g de fromage blanc maigre et 1 cuillère à soupe de chaux éteinte ; dans un autre bocal, mélangez 90 g de blanc de Meudon, 10 à 20 cl d’eau, 15 à 30 gr de pigment naturel et 1 cuillère à soupe d’huile de lin ou de carthame ; après 1 h de repos, mélangez les 2 préparations ; à l’application, laissez sécher entre les couches et terminez par de la cire d’abeille.

en fonction du type de toit (il doit être plat ou en pente douce !), du poids qu’il peut supporter et du temps que vous êtes prêt à passer à entretenir cette végétation (mousses, plantes grasses et graminées ne demandent qu’un entretien annuel). Pour un résultat optimal, adressez-vous à une firme spécialisée.

La plupart des chicons en vente dans les grandes surfaces sont amers mais ceux que tu vas faire pousser chez toi seront bien meilleurs, croquants à souhait et même un rien sucrés… Tu n’as pas de jardin ? Ça tombe bien, il n’en faut pas !

Achète en jardinerie des racines de chicons (on appelle ça des « griffes »). Range-les debout, bien serrées, dans un bac en plastique. Recouvre-les de terre et arrose. Ferme la caisse à l’aide d’un plastique noir (genre sac poubelle) et range-la dans un endroit sombre et tiède (la cave si elle n’est pas trop froide, le grenier s’il n’est pas trop chaud…).

Humidifie la terre de temps en temps et, au bout de trois semaines, récolte tes premiers chicons bio, cultivés sans engrais ni pesticides !

Consommez moins de papier et de carton, vous protégez ainsi les forêts, limitez l’énergie et l’eau utilisées pour leur fabrication et réduisez les déchets générés.

Si vous devez imprimer un document, faites-le recto verso ou utilisez les dos vierges comme feuilles de brouillon. Réutilisez les enveloppes qui peuvent l’être et gardez les autres pour y noter vos listes de courses, vos messages…

Quand elles existent, optez pour les alternatives en papier recyclé ou

labellisé FSC ou PEFC Une fois lus, prêtez vos (cahiers, papier-toilette, livres, journaux et revues à papiers peints…), en tissu d’autres lecteurs potentiels. (serviettes, mouchoirs, sacs…) ou en ligne (an-Et bien sûr, recyclez vos nuaires, virements…). vieux papiers et cartons.

Les déchets de jardinage (tonte de pelouse, taille de haie, branchages…) sont biodégradables. Mais jetés aux abords ou dans un cours d’eau, ils peuvent s’accumuler au niveau de rétrécissements naturels ou artificiels, de ponts… et provoquer des débordements.

En outre, en se décomposant dans l’eau, ils en augmentent le taux d’azote et favorisent ainsi la prolifération d’algues nuisibles pour la faune et la flore aquatiques : elles réduisent en effet fortement la teneur en oxygène des rivières, surtout par temps chaud, entraînant peu à peu la mort de leurs occupants.

Les cours d’eau participent à l’équilibre écologique des vallées. Protégez-les. Compostez vos déchets végétaux ou portez-les dans un parc à conteneurs.

La biodiversité est partout y compris sur la peau, dans la bouche ou dans les intestins. En effet, le corps humain est peuplé d’acariens, de bactéries, de virus, de levures… par milliards. La flore intestinale contient à elle seule plus de bactéries que le corps tout entier ne compte de cellules !

Sans elles, l’organisme ne pourrait assimiler les nutriments nécessaires à son bon fonctionnement.

À l’échelle des micro-organismes qui y vivent, la peau est une succession de vallées et de plateaux, parsemée de recoins où prospérer, et les une source de nourriture continue ! Préservez cet écosystème équilibré des agressions chimiques en limitant l’utilisation de certains déodorants ou savons trop astringents.

Les pigeons font partie de remédier, suggérez à votre la biodiversité des grandes commune d’installer un villes mais leurs fientes pigeonnier. posent problème. Pour y Chez vous, placez un système anti-pigeons sur les corniches, balcons et autres rebords (ceux à picots ou fils tendus sont efficaces et indolores).

Enfin, sachez que les pigeons sont les proies favorites des faucons pèlerins. Militez pour la protection de ces derniers (en ville, ils nichent notamment au sommet de cathédrales).

Déterminez leur emplace-Creusez un trou large et ment selon la place dont profond : l’idéal est d’ameuvous disposez, celle qu’ils blir la terre sur 1 m3 pour occuperont une fois adultes que les racines s’étendent et leur ombre portée. plus facilement. Trempez la

motte dans un mélange, à Si le jardin est petit, conten-trois parts égales, d’eau, de tez-vous d’un seul arbre à terre argileuse et de bouse croissance lente (variété de vache ou de compost naine). Respectez les dis-bien mûr. Placez l’arbre en tances de plantation entre faisant affleurer le collet. les arbres et n’en plantez Rebouchez en formant une pas à moins de 2 m de chez cuvette avec la terre excéle voisin ! dentaire et arrosez. Enfin,

réduisez la longueur des

rameaux de moitié.

Passage des avions dans le ciel, circulation des voitures dans les rues, bruits des marteaux-piqueurs et autres engins de démolition et de construction, sirènes d’ambulances, conversations (téléphoniques) des piétons… : la pollution sonore est quasi omniprésente aujourd’hui en ville. À tel point qu’elle masque la plupart des bruits de la nature.

Pourtant, si vous tendez l’oreille, vous entendrez le chant de nombreux oiseaux à l’aube et au crépuscule, le bourdonnement des insectes butineurs l’après-midi, les coassements rythmés des grenouilles et crapauds la nuit, voire le vrombissement des moustiques dans votre sommeil ! Apprenez à différencier ces sons, entraînez-vous à reconnaître leurs auteurs et vous oublierez vite les bruits de la ville…

Les animaux sauvages sont souvent difficiles à observer : la plupart s’enfuient ou se cachent au moindre bruit et certains ne sortent que la nuit. Mais tous laissent derrière eux de nombreuses traces : empreintes, restes de repas, crottes, touffes de poils, nids… À toi de les trouver et de les interpréter !

Des cônes décortiqués et amoncelés au pied d’une souche? Le pic épeiche doit être dans les parages.

Des noisettes cassées en deux ? C’est l’écureuil qui est passé par là.

Une petite plume rayée de bleu, de blanc et de noir ? Le geai n’est pas loin.

Une crotte bien noire, effilochée et un peu en hauteur sur une souche ou une grosse pierre ? C’est la carte de visite du renard, sa façon à lui de marquer son territoire.

Amenez votre entreprise à compenser son impact sur l’environnement (ses émissions de CO2, son implantation le long d’un cours d’eau…) ou à augmenter son engagement en faveur de la biodiversité.

Comment ? En subventionnant des associations de protection de la nature (qui restaurent des écosystèmes particuliers, protègent des espèces menacées…), en finançant des programmes scientifiques d’inventaire et de conservation, en partageant les bénéfices avec les pays du Sud qui ont fourni dédiée à la sauvegarde de la les matières premières ou biodiversité, en impliquant les ressources génétiques, les salariés, en les envoyant en créant une fondation sur le terrain…

Ne vous fiez pas aux mentions « œufs de ferme » ou « œufs de basse-cour » mais au code de traçabilité que tout œuf mis en vente dans l’Union européenne doit porter depuis janvier 2004.

Le premier chiffre de ce code indique le type d’élevage des poules pondeuses : 0 pour l’élevage biologique en plein air, 1 pour l’élevage en plein air, 2 pour l’élevage au sol à l’intérieur et 3 pour l’élevage en cage ou en batterie à l’intérieur, dans un espace vital minuscule.

Préférez les œufs de type 0, pour les poules et l’environils sont de meilleure qualité nement puisqu’elles gambanutritionnelle et, surtout, dent à l’air libre et reçoivent sont produits dans les condi-une alimentation issue de tions les plus respectueuses l’agriculture bio.

N’achetez pas de bijoux en corail : les récifs coralliens, qui sont parmi les milieux les plus riches en biodiversité mais aussi les plus fragiles, sont déjà suffisamment menacés par le chalutage, la pollution et le réchauffement des mers !

Il en va de même pour les bijoux, statuettes, manches de couteaux et autres bibelots en ivoire : le commerce de l’ivoire – illégal dans bon nombre de pays – est la principale cause du massacre des éléphants en Afrique et en Asie.

De façon générale, n’offrez peaux de félins (tigres, japas d’objets fabriqués aux guars, léopards…), les bijoux dépens d’espèces mena-en écailles de tortue, les cées, tels les sacs ou les écharpes en laine d’antilope chaussures en peaux de tibétaine… serpents, les manteaux en Un paparazzi prend des photos indiscrètes de personnes célèbres. Un éco-paparazzi, lui, suit les gens qui agissent pour sauvegarder la biodiversité. Il photographie aussi, de la façon la plus discrète possible, les animaux et végétaux dans leur milieu naturel.

Tu veux en devenir un ? Munis-toi d’un appareil photo avec un bon zoom ou un téléobjectif : tu dois toujours rester à distance pour ne pas déranger les animaux.

Ne porte ni couleurs vives ni parfum : l’idéal pour te fondre dans le paysage et masquer ton odeur, c’est une tenue de camouflage sur laquelle tu frottes un peu de terre. Installe-toi confortablement (mais sans écraser la végétation !) et

prendre un certain temps avant que les animaux ne se montrent…

La plupart des entreprises de nettoyage à sec utilisent le perchloroéthylène (ou tétrachloroéthylène). Ce solvant est toxique pour ceux qui le manipulent : il est irritant pour la peau et les muqueuses, provoque nausées, maux de tête et pertes de connaissance, s’accumule dans l’organisme et est probablement cancérogène.

Normalement utilisé en circuit fermé, il se retrouve néanmoins dans les nappes phréatiques et les rivières. Or, il est également très nocif pour l’environnement, les écosystèmes aquatiques dables (l’eau notamment), en particulier… sont encore fort rares. La

solution ? Évitez d’acheter Aujourd’hui, les pressings vêtements et linge de écologiques, qui n’emploient maison qui nécessitent un que des produits biodégra-nettoyage à sec !

BIOPAT (Patrons for Biodiversity), une initiative soutenue notamment par plusieurs instituts et musées de sciences naturelles allemands, vous propose de donner votre nom, ou celui d’un de vos proches, à une espèce animale ou végétale découverte récemment (grenouille, papillon, araignée, fougère, orchidée…) et ce, en échange d’une donation.

De cette façon, vous immortalisez votre engagement pour la préservation de la biodiversité. Et vous subventionnez la recherche taxonomique (c.-à-d. la description Le biomimétisme consiste à s’inspirer de la nature pour développer des solutions technologiques durables, respectueuses de la planète. Dans cette optique, face à un problème, un ingénieur se demandera si la nature n’y a pas déjà été confrontée et comment elle l’a résolu.

de nouvelles espèces), ainsi Pour plus d’informations sur
que des études et actions cette initiative :
de conservation de la nature www.biopat.de
menées essentiellement
dans les pays où sont dé
couvertes ces nouvelles
espèces.

Quelques exemples ? Climatisation passive copiant le système des cheminées d’aération des termitières (imitation de forme), colle chirurgicale inspirée par le byssus des moules et remplaçant points de suture, agrafes et autres vis (imitation de procédé), regroupement d’entreprises dont les déchets des unes sont les matières premières des autres, telles les feuilles mortes des arbres que les invertébrés, bactéries et champignons décomposent en humus (imitation de stratégie)…

Pour les petits, préférez les doudous en fibres naturelles (elles sont hypoallergéniques), les hochets et jeux de construction en bois labellisé FSC ou PEFC, les puzzles en carton recyclé et encres végétales…

Pour les grands, privilégiez le matériel d’observation (jumelles, microscope… pour développer leur fibre naturaliste) ou les jeux de société (si possible, aux plateaux et pièces en matériaux recyclés et recyclables) : plusieurs firmes proposent désormais des jeux de coopération – c.-à-d. où il n’y a ni gagnants ni perdants mais où tous collaborent pour atteindre un même but

– avec l’environnement ou le développement durable pour thèmes.

Dans tous les cas, évitez les jouets à piles (voyez la page du 17 décembre pour plus d’explications).

C’est souvent la chaîne alimentaire (qui mange qui) qui relie les différentes espèces d’un même milieu. Par exemple, dans la forêt, la chouette mange des mu-lots qui se nourrissent de graines, baies, escargots, vers de terre…

Tu peux représenter cette chaîne alimentaire de façon simplifiée à l’aide d’un mobile. Pour cela, munistoi de crayons de couleurs, de carton, de ciseaux, de baguettes de bois et de ficelle. Dessine 1 chouette, 2 mulots et 4 épis de blé. Découpe-les et assembleles comme sur le dessin.

Que se passe-t-il si tu enlèves la nourriture d’un des mulots ? Le mobile est déséquilibré. Dans la réalité, c’est tout le milieu qui serait perturbé : sans nourriture, les animaux meurent de faim et disparaissent peu à peu…

Les plantes indigènes résistent plutôt bien à nos hivers. Cependant, en prévision de périodes de gel prolongées, il est bon de prendre quelques précautions.

Protégez les souches des petites plantes et les semis en plaçant par-dessus un pot en terre cuite retourné et rempli de paille ou de feuilles mortes (ôtez-le dès l’apparition des premières feuilles).

Buttez les rosiers et vivaces (c.-à-d. garnissez leur pied d’une butte de terre) et enveloppez les plus fragiles de paille et d’une canisse de jonc, roseau, osier, bruyère…

Taillez les arbres et arbustes avant le gel.

Couvrez le sol autour des plantations d’un épais paillis (voyez la page du 21 mai).

Rentrez les plantes en pot : leurs racines sont plus exposées au froid qu’en pleine terre.

La culture intensive en champs offre de hauts rendements mais exige le recours à l’irrigation, aux pesticides et aux engrais chimiques. Emportés par les eaux de ruissellement, ces produits contaminent les sols et les nappes phréatiques.

La culture traditionnelle sous couvert forestier (à l’origine, les caféiers sont des plantes de sous-bois) est plus respectueuse de la biodiversité. Les grands arbres protègent les caféiers et le sol des intempéries et abritent une flore et une faune bien plus variée. En plus, leurs feuilles mortes procurent un paillis végétal qui limite la pousse des herbes indésirables et nourrit la terre.

Optez donc pour un café issu de cette culture durable et, si possible, portant un label tel que le « Bird Friendly ».

En période de fortes gelées, veillez à ce que votre plan d’eau ait toujours une zone libre de glace pour y maintenir une bonne aération (la plupart des plantes et animaux aquatiques entrent dans une phase d’inactivité mais ils continuent quand même à respirer !).

Pour ce faire, laissez flotter un fagot de branches bien serrées, des bouteilles en plastique fermées et contenant un peu de sable pour rester droites ou une cloche antigel (une épaisse plaque de polystyrène lestée et traversée d’un tube en PVC de 16 mm de section).

Vous pouvez aussi dégager régulièrement une même zone en brisant la glace en formation. Mais évitez à tout prix l’utilisation de produits antigel : la faune et la flore de votre plan d’eau n’y survivraient pas…

Née en réaction au développement des fast-foods et de la malbouffe, l’association Slow Food a prouvé que développer le goût et la curiosité des consommateurs en matière d’alimentation a notamment pour conséquence de les amener à protéger la biodiversité.

Comment ? C’est très simple. Avez-vous déjà mangé un velouté de panais, des chips de topinambours ou du caviar d’escargot ? En le faisant, vous contribueriez à la sauvegarde de variétés Pour en savoir plus sur oubliées (tels ces tuber-cette association écogastrocules) et d’espèces mena-nomique, ses actions et la cées (tel l’esturgeon). Fondation Slow Food pour la

biodiversité :

www.slowfood.com

Le sapin artificiel est réutilisable mais sa fabrication est trop polluante. Préférez-lui un sapin issu d’une forêt locale gérée de façon durable. En Belgique, vous trouverez surtout du Nordmann, qui perd peu d’aiguilles, et de l’épicéa, qui pousse plus vite et avec moins d’engrais et de pesticides.

Ne le prenez pas en motte mais directement cultivé en conteneur. Vous aidez ainsi à préserver la fine couche de terre fertile des sapinières et vous augmentez ses chances de reprise si vous le replantez après au jardin.

Chez vous, placez-le loin des sources de chaleur et vaporisez un peu d’eau sur ses aiguilles.

Vous pouvez aussi découper un sapin dans du carton recyclé ou en faire une version murale avec quelques branches seulement…

Fais des guirlandes de fleurs, baies et autres fruits séchés. Et en guise de boules de Noël, suspends des petites pommes sauvages, des cônes de pin…

Décore de fines rondelles de bois avec du brou de noix, du jus de betterave rouge et d’autres teintures végétales, puis demande à un adulte de percer un trou pour y passer un ruban.

Fabrique des couronnes miniatures avec de la paille, des branches de houx, de gui, de sapin…

Forme des triangles de Tu peux aussi faire des
même dimension avec des sujets (anges, cadeaux…) en
branchettes et attache-les pâte à sel ou en pain d’épice.
par 2 avec des brindilles ou
de la laine pour en faire des
étoiles.

Le sel dispersé sur les routes en hiver attaque les feuilles et racines des plantes et contamine les milieux souterrains et aquatiques. Pour limiter son utilisation, plusieurs solutions existent.

Dès que la température descend sous 7°C, passez aux pneus hiver. Si vous habitez dans une région où chutes de neige et verglas sont fréquents et abondants, optez plutôt pour les pneus à clous ou les chaînes. Si vous n’avez pas pu vous équiper à temps, différez votre voyage Si vous constatez que le salage des routes se fait dans des zones où il n’est pas indispensable ou doit être évité (car aux abords d’écosystèmes particulièrement sensibles), signalez-le à votre commune.

Pour réduire la quantité de sel de déneigement qui se retrouve dans la nature, incitez votre commune à l’utiliser humidifié : il est alors plus efficace.

Conseillez-lui de faire régler les machines afin qu’elles épandent la juste dose, de façon régulière et sur la largeur voulue (largeur pouvant être inférieure à celle de la route, le passage des voitures dispersant le sel vers les bas-côtés) et de stocker le sel à l’abri des pluies et de la condensation Enfin, rappelez qu’en-despour éviter toute dissolution sous de -21°C, même salée, accidentelle. la glace ne fond plus…

Encouragez-la à collecter et traiter les eaux de ruissellement des routes pour abaisser leur salinité avant de les rejeter dans les rivières.

Incise 1 kg de châtaignes sur la partie bombée et cuis-les dans de l’eau bouillante pendant 15 minutes. Puis, coupe le feu, laisse-les tiédir dans l’eau de cuisson et pèle-les.

Fais chauffer 1/2 l d’eau et ajoutes-y 1 kg de sucre et 1 gousse de vanille fendue. Après 20 minutes, retire la casserole du feu et plongesy les châtaignes. Laisse-les tremper toute la nuit.

Le lendemain, sors les châtaignes avec une écumoire, mets le sirop à bouillir pendant 1 minute, coupe le feu et replonges-y les châtaignes.

Recommence l’opération 4 jours de suite. Le dernier jour, laisse le sirop bouillir 4-5 minutes avant d’y plonger les châtaignes une dernière fois, pendant 1 minute. Voilà, il n’y a plus qu’à les emballer chacune dans du papier sulfurisé.

Vous avez une petite parcelle forestière que vous voulez exploiter de façon durable ?

Et vous ne voulez ou ne pouvez pas recourir à ces lourds engins qui sont utilisés dans les grandes exploitations et sont capables de couper un arbre, de l’ébrancher, voire de le diviser en tronçons réguliers en quelques minutes à peine ?

Faites appel, pour le débardage, à nos chevaux de trait indigènes. Ils sont nettement moins bruyants, passent partout, même sur des sentiers étroits et pentus, et ne compactent pas le sol de leur poids, contrairement à ces grosses machines multitâches qui causent des dégâts irrémédiables, en surface et en profondeur, sur Les piles comportent des métaux lourds – cadmium, mercure et plomb essentiellement – qui sont toxiques pour les animaux, l’homme compris : ils entraînent, entre autres, des troubles des reins et du foie.

Aujourd’hui, les piles collectées sont recyclées mais certaines finissent encore à la décharge où leurs composants toxiques peuvent contaminer le sol et l’eau. Les métaux lourds sont alors absorbés par les végétaux dont se nourrissent les herbivores qui, eux-mêmes, sont mangés par des carnivores. Ils s’accumulent au fil de la chaîne alimentaire dominée par des superprédateurs tels le thon, l’espadon… ou l’homme !

Optez donc pour des calculatrices et réveils solaires, des montres à remonter, des lampes de poche à manivelle…

En manque d’idées pour les cadeaux ? Optez pour des objets qui vous permettent de parler de la biodiversité, des services qu’elle rend et de l’importance de la sauvegarder. Voilà une façon agréable d’aborder un sujet ô combien essentiel pour la planète !

Offrez aux bricoleurs un manuel sur les peintures naturelles, aux gourmets un livre sur les fleurs comestibles, aux globe-trotters un guide sur l’écotourisme, aux naturalistes en herbe une paire de jumelles… Avec un savon d’Alep, évoquez l’intérêt d’utiliser huile en Indonésie et Malaisie des détergents naturels. (et de la menace qui pèse Avec une boîte de chocolats sur les grands singes)… bio, présentez le problème de la culture des palmiers à Avec vos voisins ou votre comité de quartier, vous avez décidé de récolter des fonds pour soutenir une association (locale ou internationale) de protection de la nature ou, plus concrètement, pour financer, dans votre région, la réhabilitation d’un milieu naturel fragile, la création d’un verger conservatoire, l’achat de terrains qui constitueront une réserve naturelle…

Belle initiative !

Il ne vous reste plus qu’à organiser un événement dont les bénéfices seront affectés au(x) projet(s) de conservation de la biodiversité qui vous tiennent à cœur.

En décembre, il n’y a rien de tel qu’un marché de Noël mais vous pouvez aussi mettre sur pied une vente aux enchères, une brocante, un bal populaire, un souper aux fromages, une soirée de bingo…

Fabrication d’engrais et pesticides naturels, compostage des déchets végétaux, paillage, plantation et entretien d’espèces indigènes, rotation des cultures, association de plantes amies, fauchage tardif, aménale jardinage bio n’a plus de secret pour vous. Et si vous deveniez « jardinier-secouriste » ?

Le principe est simple : vous venez au secours de la biodiversité dans les jardins et les parcs en formant les apprentis jardiniers ou adeptes des produits chimiques (qu’ils s’agissent de particuliers, d’employés

gement de mares, haies, communaux ou de jardiniers nichoirs pour accueillir les d’entreprise) à toutes ces animaux auxiliaires… : techniques que vous

maîtrisez.

L’idée vous tente ? Lancez-vous ! La demande est de plus en plus grande…

Idéal pour les peaux sèches ou exposées au froid, ce baume ne contient ni huile de palme, ni produits chimiques nocifs pour la biodiversité (si les ingrédients sont bio), ni musc ou castoréum (sécrétions animales dont la récolte nécessite de tuer les animaux qui les produisent !).

Faites fondre au bain-marie dans un récipient en verre 30 g de beurre de karité, 10 g de cire d’abeille, 20 ml d’huile végétale (tournesol, germe de blé, onagre…).

Ôtez du feu et, en fouettant énergiquement le mélange, incorporez 1 cuillère à café de glycérine liquide, 1 goutte de propolis et 15 gouttes d’huiles essentielles de lavande vraie, de géranium d’Égypte et de bois de rose (5 gouttes de chaque).

Conservez le baume dans de petits pots en verre stérilisés.

As-tu déjà remarqué sur la tranche des arbres coupés ces cercles de plus en plus grands ? Ce sont les anneaux (ou cernes) de croissance des arbres. Ils se forment chaque année au moment où l’arbre grandit le plus, c’est-à-dire au printemps (l’anneau est alors pâle et large) et à l’automne (il est foncé et mince). Pour connaître l’âge d’un arbre coupé, il suffit donc de compter tous les anneaux d’une même couleur.

Mais si l’arbre est toujours « sur pied », c’est-à-dire s’il n’a pas encore été scié, c’est plus compliqué. Il existe un outil spécial (appelé la tarière de Pressler) qui permet de prélever un échantillon sur lequel on peut compter les cernes. Mais cette opération, qui blesse l’arbre, n’est réalisée que par des spécialistes.

Emballer des cadeaux consomme papier et produits dérivés du pétrole (rubans synthétiques, papier collant…).

Utilisez plutôt du papier recyclé ou labellisé FSC ou PEFC, ou encore du papier journal préalablement décoré de motifs colorés. Fermez les paquets avec de la ficelle de lin ou de chanvre, du raffia, de la laine… et agrémentez le nœud de fleurs séchées, feuilles de houx, brindilles…

Vous voulez que l’emballage fasse partie du cadeau ? Initiez-vous à l’origami pour réaliser de jolies boîtes en papier réutilisables ou adoptez le furoshiki, un foulard traditionnel japonais qui, selon la façon dont il est noué, permet d’envelopper et de porter des objets de tailles et formes variées.

Bien sûr, vous pouvez aussi ne pas emballer les cadeaux…

En ce moment, les étals des marchés regorgent de produits de saison et de la région qui feront de délicieux repas de fête.

Pour l’apéritif, proposez des chips maison de betteraves rouges, topinambours, panais et carottes avec une sauce au fromage blanc et aux oignons.

En entrée, servez un toast aux pleurotes ou un velouté de chicons parsemé de noix concassées.

Pour le plat principal, accompagnez du gibier ou de la volaille bio (bien plus tendre et savoureuse que les poulets de batterie) de frites de potimarron, de poires au vin, de pommes de terre en robe des champs et de salade de blé.

Et pour le dessert, que diriez-vous d’une bûche au marron, d’une tarte tatin aux coings ou d’un sorbet aux pommes du verger ?

Et si vous organisiez un concert de musique légumière pour et avec vos proches ?

Pour les percussions, il n’y a rien de tel que les potirons et potimarrons.

Pour les instruments à vent, vous avez l’embarras du choix. À l’aide d’une perceuse munie d’une longue mèche, évidez de grosses carottes pour en faire des flûtes (utilisez un plus petit foret pour les trous à percer à l’emplacement des doigts).

Fabriquez une flûte de Pan avec des carottes plus fines (ou des salsifis) ou des ocarinas avec des pommes de terre.

Pour une trompette, il faut une carotte (pour l’anche), un radis noir évidé (pour le corps de l’instrument) et un potimarron (pour amplifier le son).

Et après le concert, faites une bonne soupe avec vos instruments éphémères…

Une bonne partie des aliments que nous ache-tons finit à la poubelle. Or, produire, transporter, conserver et finalement éliminer ce surplus de nourriture, tout cela nécessite beaucoup d’eau, de produits (pesticides, engrais…) et d’énergie, et génère pas mal de pollution.

Établissez le menu et déterminez les quantités nécessaires avant de faire les courses. Tenez compte des dates de péremption. Accommodez les restes ou congelez-les pour plus tard.

Et compostez les déchets de cuisine qui peuvent l’être, telles les épluchures de fruits et légumes (voyez aussi les pages du 27 février et du 29 avril).

Vous limiterez ainsi notamment le gaspillage alimentaire, la quantité de déchets à traiter et des dépenses inutiles !

En montagne, la biodiversité est soumise à des conditions climatiques extrêmes et varie fortement selon l’altitude, ce qui la rend unique. Mais elle menacée, notamment par des activités touristiques souvent énergivores, dommageables et polluantes (utilisation de remonte-pentes et canons à neige, damage des pistes…).

Si vous êtes un adepte des sports d’hiver, séjournez dans une station engagée en faveur du développement durable et de la protection de la biodiversité, ne fartez pas vos skis avec des produits synthétiques, évitez le hors piste…

Si vous préférez la montagne en été, restez toujours sur les sentiers, ne jetez aucun déchet dans la nature, ne cueillez aucune plante et ne dérangez pas la faune locale lors de vos randonnées.

Par des techniques de production douces, la culture d’espèces indigènes et l’abandon d’engrais et pesticides chimiques, l’agriculture biologique évite l’épuisement des sols, limite la pollution des nappes phréatiques et respecte les auxiliaires des cultures et les écosystèmes alentour (voyez la page du 12 avril).

En outre, bien souvent, elle met en valeur des variétés locales oubliées, choisies pour leurs qualités gustatives ou nutritionnelles : topinambours, blés anciens, pommes exquises…

S’abonner à un panier bio, c’est adhérer à une philosophie d’écologie globale.

Assurez-vous que les fruits et légumes soient de production locale et saisonnière (peu de conservation, peu de transports) et que l’emballage soit réduit au minimum.

Corneille noire, merle noir, mésange (bleue, charbonnière…), étourneau sansonnet, geai des chênes, moineau domestique, pie bavarde, pinson des arbres, rouge-gorge familier, rouge-queue noir, troglodyte mignon…

L’hiver est la meilleure période pour observer les oiseaux sédentaires. Ils sont en effet plus faciles à repérer sur les branches nues. Plus faciles aussi à reconnaître : il y a moins d’espèces qu’à la belle saison et donc moins de risque de les confondre. Et s’il neige, Les fêtes de fin d’année sont source de surconsommation, dont résultent une accumulation de déchets et une utilisation accrue de ressources et d’énergie. Quelques gestes simples permettent cependant de réduire ce phénomène, comme le fait de réutiliser et de recycler.

Bannissez donc les produits à usage unique : assiettes, gobelets ou couverts en plastique, serviettes ou nappes en papier, plats en aluminium jetables, denrées et objets festifs emballés Et n’oubliez pas de conserde façon excessive… : la ver ce que vous pourrez plupart de ces déchets, réutiliser l’an prochain et de une fois souillés, sont non trier le peu de déchets qui recyclables ! vous restent pour la collecte

sélective.

Je pars à la recherche du gui.

Le gui est une plante para-Sacré pour les Gaulois, le site à feuilles persistantes gui reste un symbole de qui pousse sur les branches prospérité dans nos réd’arbres hôtes, souvent des gions : la tradition veut que pommiers ou des peupliers. l’on s’embrasse dessous le Il forme des boules faci-1er janvier. lement repérables dès la chute des feuilles. Récoltez le gui sur les

arbres qui en portent beau-Ses fruits blancs, toxiques coup (il les affaiblit) en pour l’homme, font le ré-coupant proprement la boule gal des grives et fauvettes à sa base. à la mauvaise saison. Ces dernières en disséminent les graines notamment via leurs fientes, favorisant ainsi l’apparition de nouvelles plantes.

Vous trouverez sur Internet des milliers de sites dédiés à la biodiversité et sa sauvegarde, plusieurs vous ont déjà été renseignés au fil des pages précédentes, en voici quelques autres (classés par date)… Cette liste est loin d’être exhaustive, n’hésitez pas à faire vousmême des recherches supplémentaires.

04/01

www.oft.be www.maxhavelaar.be

05/01

www-footprint.be

07/01

www.biodiv.be/links/link-be/lnk-ngo www.natagora.be (fr) www.natuurpunt.be (nl) www.jeunesetnature.be (fr) www.jnm.be (nl) http://www.earthalert.be/nl/ http://www.natuurenwetenschap.be

13/01

www.futerra.co.uk/downloads/Greenwash_Guide.pdf (en)

15/01

www.limburg.be/eCache/20989/Gemeenten_adopteren_Limburgse_soorten.html (nl + en)

29/01

www.infolabel.be www.eco-label.com

02/02

www.ifen.fr/zoneshumides/pages/presentation.htm (fr)

04/02

www.natagora.be/index.php?id=461 (La mare naturelle / De natuurlijke poel)

12/02

www.murvegetalpatrickblanc.com (fr + en)

18/02

www.senat.fr/noticerap/2007/r07-176-2-notice.html (fr)

19/02

www.locavores.com (en)

27/02

www.zonderisgezonder.be (nl) www.adalia.be (fr) www.sante-environnement.be/spip.php?rubrique30 (fr)

29/02

www.arehn.asso.fr/dossiers/cosmetiques/cosmetiques.html (fr)

03/03

www.corif.net/site (fr) www.vogelvisie.nl (nl) www.virtual-bird.com (en + fr+ nl)

06/03

www.natagora.be/index.php?id=461 (Les plantes de la mare / Planten van de vijver)

12/03

www.unep.org

14/03

www.belgium.be/fr/actualites/2009/news_ecocheques.jsp (fr) www.belgium.be/nl/nieuws/2009/news_ecocheques.jsp (nl)

19/03

jardinomade.canalblog.com (fr) www.jardinons-ensemble.org (fr)

21/03

www.natuurenbos.be/nl-be/thema/bos/bosbeheer/bosbeheervisie.aspx (nl)

29/03

www.natagora.be/index.php?id=461 (La nature côté rue / De natuur dichtbij huis + Les plantes grimpantes / Klimplanten)

01/04

www.msc.org www.wwf.be/_media/conso-guide-poissons_870023.pdf (fr) www.greenpeace.org/raw/content/belgium/fr/press/reports/et-ta-mer-t-y-penses.pdf (fr) www.goedevis.nl/Home (nl)

02/04

www.arehn.asso.fr/publications/cpa/cpa02.pdf (fr)

03/04

www.lenteprikkel.be (nl)

05/04

www.wwf.be (gîtes Panda dans S’informer/Dossiers/Eco-gestes) www.wwf.be (gîtes Panda in Nieuws & info/Dossiers/Eco-tips) www.ecolabel.eu (en) www.groenesleutel.be (nl)

24/04

www.vttfrance.com (fr)

01/05

nichoirs.net (fr)

03/05

solarcooking.org (fr + en) www.boliviainti-sudsoleil.org (fr + en + de)

05/05

www.lesscouts.be/vertlecamp (fr) www.go4nature.be (nl)

08/05

www.papillonsaujardin.be (fr) www.vlinderwerkgroep.be (nl)

14/05

bioforum.be

17/05

www.vip.biodiv.be (brochure SOS Invasions/ De opmars van exoten)

20/05

www.notre-planete.info/actualites/actu_1471_continent_dechets_atlantique_nord.php (fr) www.greenpeace.org/international/campaigns/oceans/pollution/trash-vortex# (en) thetyee.ca/News/2007/11/21/PacificGarbagePatch/ (en)

22/05

greenwave.cbd.int/fr/jib (fr) greenwave.cbd.int/en/ibd (en)

24/05

www.fsagx.ac.be/ec/gestioninvasives/Pages/Doc-dispo.htm (fr + de) www.groen.net/magazine.asp?r=46&item=7420 (nl)

06/06

www.symbioses.be/pdf/69/dossier/Sy69-13-exp.pdf (fr)

08/06

www.worldoceannetwork.org/Act_WODGrandPublic.asp (en + fr) www.theoceanproject.org (en)

22/06

www.fsagx.ac.be/ec/gestioninvasives/Documents/07_07_guide_de _reconnaissance_ BR_DGRNE .pdf (fr)

28/06

www.natagora.be/index.php?id=461 (La prairie fleurie / Het grasland)

01/07

www.empa.ch/plugin/template/empa/*/45999/---/l=3 (fr) www.ehponline.org/docs/2008/10966/abstract.html (en) www.abc.net.au/science/articles/2008/05/26/2255593.htm (en)

02/07

www.bruxellesenvironnement.be/Templates/Particuliers/Informer.aspx?id=2140 (fr) www.leefmilieubrussel.be/Templates/Particuliers/Informer. aspx?id=2140&langtype=2067 (nl) www.issg.org/database/species/ecology.asp?si=668&fr=1&sts=sss (en)

04/07

www.bruxellesenvironnement.be (brochure Vivre en ville avec eux) www.leefmilieubrussel.be (brochure Thuis in de stad)

16/07

www.worldwildlife.org/science/projects/ecosystemserv/item1987.html (en)

24/07

ias.biodiversity.be/ias/documents/def_nl.pdf (nl) ias.biodiversity.be/ias/documents/def_fr.pdf (fr)

26/07

carrotmob.org (en)

27/07

www.idrc.ca/en/ev-12014-201-1-DO_TOPIC.html (en) www.idrc.ca/fr/ev-12014-201-1-DO_TOPIC.html (fr)

28/07

www.natuurhulpcentrum.be/CMS (nl) www.birdsbay.be (fr) www.crohbruxelles.be (fr)

06/08

www.cites.org/fra/cop/12/doc/F12-64.pdf (fr) www.cites.org/eng/disc/text.shtml (en)

18/08

jardinpotagerurbain.wordpress.com/2009/03/12/seed-bombing/ (fr) www.paris.fr/portail/Environnement/Portal.lut?page_id=7558 (affiches nature, fr)

22/08

www.natuurenbos.be

30/08

assets.panda.org/downloads/failingforests.pdf (en) www.wwf.be/boisdurable/problemes/bois-illegal.htm (fr) www.greenpeace.org/france/campagnes/forets/fiches-thematiques/en-asie-du-sud-est (fr) www.greenpeace.org/belgium/nl/campaigns/bossen (nl)

08/09

www.vertdeterre.com/nature/vegetal/taille.html (fr)

09/09

www.iucnredlist.org/details/17975/0 (en) www.janegoodall.fr/htfr/orang_outan.htm (fr) www.amisdelaterre.org/-Huile-de-palme-un-ingredient-.html (fr)

10/09

www.natuurenbos.be/nl-BE/Thema/Openbare_visserij/~/media/Files/Themas/Openbare visserij/Reglement Openbare Visserij 2009 NL.ashx (nl) www.natuurenbos.be/nl-be/Thema/Openbare visserij/~/media/Files/Themas/Openbare visserij/Reglement pour la Peche Publique 2009.ashx (fr) www.maisondelapeche.be/Fr/Poissons-de-nos-rivieres_149_7.html (fr) www.ofimer.fr/Z-espacereferentiel/eref_accueil.html (fr) www.greenpeace.org/raw/content/belgium/fr/press/reports/et-ta-mer-t-y-penses.pdf (fr)

11/09

www.soignes-zonien.net/que-fait-on-en-foret/faire-de-la-recherche/dood-doet-levenook-in-het-zonienwoud (fr) www.soignes-zonien.net/wat-doet-men-in-het-bos/onderzoeken/dood-doet-leven-ookin-het-zonienwoud/dood-doet-leven-ook-in-het-zonienwoud?set_language=nl (nl)

12/09

www.cwepss.org (fr)

18/09

www.grsentiers.org (fr) www.groteroutepaden.be (nl)

22/09

www.actu-environnement.com/ae/dossiers/agrocarburants/focus_agrocarburants.php4 (fr) fr.ekopedia.org/Agrocarburant (fr) www.oxfamfrance.org/php/rp-biocarburants-politique-climatique.php (fr)

24/09

app01.serv.cg59.fr/SiteInternet/frontoffice/userfiles/file/hqe-route-durable/ (fr)

05/10

www.arehn.asso.fr/publications/cpa/cpa30.pdf (fr)

12/10

ftp.fao.org/docrep/fao/011/a1250f/annexes/CountryReports/Belgium.pdf (fr)

13/10

www.wwf.fr/pdf/orpaillage.pdf (fr)

23/10

ec.europa.eu/environment/climat/campaign/pdf/e_toolkit_brochure_nl.pdf (nl) ec.europa.eu/environment/climat/campaign/pdf/e_toolkit_brochure_fr.pdf (fr)

24/10

www.fao.org/nr/gen/gen_080502_fr.htm (fr) www.fao.org/nr/gen/gen_080502_en.htm (en)

28/10

environnement.wallonie.be/dnf/arbres_remarquables/juridiques.html (fr) www.natuurenbos.be (nl)

29/10

www.oivo-crioc.org/files/fr/3190fr.pdf (fr) www.oivo-crioc.org/files/nl/3190nl.pdf (nl)

01/11

www.boomgaardenstichting.be (nl) rwdf.cra.wallonie.be (fr)

02/11

www.projects-abroad.fr (fr) www.earthwatch.org (en) www.greenvolunteers.com (en) www.ecovolontaires.org (fr)

03/11

www.kokopelli-be.com (fr) www.kokopelli.asso.fr (fr) www.gardenorganic.org.uk (en) www.vergetengroenten.be (nl) www.denationaleproeftuin.nl (nl)

06/11

www.loutres.be (fr) www.foretwallonne.be/031pdf.folder/fw91_18-28[loutre].pdf (fr)

09/11

www.adalia.be/vpage.php?id=149 (fr)

16/11

www.greenpeace.org/raw/content/france/presse/dossiers-documents/choisir-des-boisqui-ne-contri.pdf (fr) www.cipra.org/fr/climalp/construction-renovation/sur-le-chemin-du-bois/bois-regional (fr)

23/11

www.ecologie.gouv.fr/La-biodiversite-on-l-a-dans-la.html (fr)

01/12

ecopaparazzi.ning.com (en)

04/12

www.biomimicryeuropa.org (en) www.biomimicryinstitute.org (en)

08/12

birdsandbeans.com (en)

10/12

www.slowfoodbe.be

13/12

kiosque.cg85.fr/repimg/docjoint/00138_gazette-salage.pdf (fr)

17/12

www.afsca.be/sp/pv-cont/metaux_nl.asp (nl) www.afsca.be/sp/pv-cont/metaux_fr.asp (fr) www.senat.fr/rap/l00-261/l00-261.html (fr)

23/12

www.env.go.jp/en/focus/attach/060403-5.html furoshiki.com/techniques (en) raffa.grandmenage.info/post/2006/11/17/Eco-emballer_les_cadeaux (fr)

25/12

www.gemueseorchester.org (en) recherche des informations et préparation des textes : Charlotte Degueldre, Vinciane Dutordoir, Anne Franklin, Dominique Jongen, Marc Peeters rédaction finale des textes : Charlotte Degueldre traduction : Jan Claerbout et ISO Translation relecture et adaptation : Isabelle Coppée, Dominique Jongen, Anne Franklin, Saartje Linders, Marie-Lucie Susini, Martine Van Audenhove, Jackie Van Goethem, Ann Venmans, Jacqueline Verheyen illustration : Claude Desmedt mise en page : Claude Desmedt, Vinciane Lowie

Nous remercions nos collègues et proches pour leurs suggestions.

numéro de dépôt légal : D/2009/0339/9

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