Institut Royaldes Sciences Naturelles

Rapport Annuel 2009

de Belgique

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avant-propos

La grande crise financière de l’automne 2008 pouvait faire craindre le pire. Cependant, l’année 2009 s’est déroulée dans un calme relatif, qui a permis de préserver pour l’essentiel les capacités de fonctionnement de l’établissement.

Si la dotation n’a pas été indexée, elle a néanmoins été maintenue. Un plan de personnel a pu être préparé et validé – sa mise en œuvre est attendue impatiemment après l’absence de possibilités de recrutement en 2008. La fréquentation du musée n’a connu qu’une légère baisse, comme prévu après l’année exceptionnelle qu’a été 2008. L’impact le plus visible de la crise concerne les recettes des locations d’espaces, qui ont chuté de 52%.

L’Institut a donc pu mener à bien son programme pour l’Année Darwin, à l’occasion du 200e anniversaire de la naissance de ce grand savant et du 150e anniversaire de la parution de son livre majeur, On the Origin of Species. Sa théorie de l’évolution fournit le cadre incontesté à ce jour d’une explication scientifique de la diversité biologique et de l’histoire de la vie. Biologie, paléontologie, écologie s’y réfèrent constamment. L’activité de recherche de l’Institut le démontre en permanence, et ce rapport en donne de nombreux exemples.

L’Année Darwin a aussi donné lieu à des manifestations destinées à des publics très divers. L’ouverture de la Galerie de l’Evolution parachève la rénovation de l’aile du musée consacrée à l’histoire la vie. Autre composante très importante : l’appui fourni aux enseignants de tout le pays, grâce à des manuels, des stages de formation, des conférences, pour intégrer de manière plus claire l’évolution dans les cours de sciences naturelles. Tous ces outils restent évidemment disponibles et utilisables bien au-delà de 2009.

La biodiversité contemporaine est le résultat de l’évolution : l’exposition temporaire Baleines et dauphins en fournit un exemple parlant. Mais c’est le hasard qui fait qu’à l’Année Darwin succédera, en 2010, l’Année Internationale de la Biodiversité … Pour célébrer ce domaine où il est actif depuis 165 ans, c’est tout l’Institut qui se mobilise. Recherche, expertise, collections, diffusion des connaissances travaillent main dans la main à préparer un programme d’actions tournées tant vers le grand public que vers les chercheurs et les décideurs.

Le lancement officiel de ce programme a eu lieu le 17 novembre. Saura-t-il faire bouger les mentalités ? Nous en ferons le bilan dans un an. En attendant, je vous souhaite bonne lecture de ce rapport d’activité 2009.

camille pisani

DIRECTEUR géNéRAL

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Rapport Annuel 2009

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1. bilan

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1. bilan

Finances

2009 confirme les tendances positives observées en 2008. Les activités muséales et de recherche créent des revenus représentant une fois et demie la dotation octroyée par le pouvoir fédéral à l’Institut.

Les recettes globales s’établissent à plus de 19 M€. Une fois intégrés les encours de fin d’exercice, le bilan présente un solde positif de 252 K€.

Des recettes stables

Malgré une diminution du nombre de visiteurs par rapport à 2008, 2009 demeure une bonne année en termes de fréquentation, avec près de 320 000 visiteurs. Le succès des expositions temporaires (110 000 visiteurs) permet de maintenir les rentrées liées à la billetterie à un niveau identique à celui de l’exercice précédent.

L’ensemble des activités relatives au musée représente 35 % des recettes propres de

l’Institut. Les recettes liées à l’activité scientifique ont légèrement diminué mais dans des proportions qui n’ont rien de significatif (- 1,5 %). Les activités de recherche représentent près de 57 % des recettes propres de l’Institut.

La Politique Scientifique Fédérale (Belspo) demeure le principal pourvoyeur de contrats de recherche de l’Institut. Le pouvoir fédéral dans son ensemble assure près de 50 % du financement des programmes de recherche.

Les recherches pour le compte des entités fédérées et de la Commission européenne ne faiblissent pas. Mis en parallèle avec l’augmentation des recettes en provenance du secteur privé, elles créent, à côté du pouvoir fédéral, un second pilier de plus en plus important dans le financement de la recherche au sein de l’Institut.

Des dépenses en légère augmentation

Entre 2008 et 2009, les dépenses de l’Institut ont augmenté de 2,51 %. Les efforts consentis afin de limiter le poids du personnel au sein des dépenses sur dotation (- 4 % entre 2008 et 2009) sont annihilés par l’augmentation des frais de fonctionnement. En la matière, les deux éléments les plus significatifs sont: l’augmentation des frais liés au navire océanographique Belgica (+ 6%, de 1 926 K€ à 2 046 K€); et l’augmentation de 40 % des contrats d’entretien du bâtiment (de 167 K€ à 234 K€) suite à l’agrandissement des espaces destinés au public.

en conclusion

Les possibilités de développement de l’Institut sont de plus en plus clairement liées à sa capacité à générer des recettes propres. Les moyens de la dotation sont totalement utilisés pour la couverture de dépenses salariales et de fonctionnement incompressibles : le budget en dépenses prévu à charge de la dotation a été exécuté à hauteur de 99,58 % ! La diversité des recettes est une des spécificités et des richesses de l’Institut. Les maintenir à leur niveau actuel tout en maîtrisant les dépenses structurelles est l’un des défis des années à venir.

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1. bilan

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2. recherche

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2. recherche

les exemples qui suivent ne reprennent qu’une partie des travaux de recherche et d’expertise menés par l’irsnb.

Une baleine dans le port d’Anvers

Le 22 septembre 2009, moins de trois semaines avant l’ouverture de l’exposition temporaire Baleines & Dauphins, des chercheurs de l’Institut sont alertés par un SMS inhabituel : une baleine morte dérive dans le port d’Anvers ! Conscients que cela signifie le début d’une très longue journée pour ces chercheurs chargés de coordonner l’étude et le suivi des mammifères marins, ils prennent la route de bon matin chargés de tout leur matériel d’autopsie.

Sur place, l’animal en question se révèle être un rorqual commun femelle, dont la longueur

exacte (19,9 mètres) en fait l’animal le plus imposant échoué en Belgique depuis les années 70. Rapidement, il s’avère que l’animal a été percuté par le cargo fruitier colombien Summer Flower dans l’Atlantique et est resté accroché sur la proue du navire pendant plusieurs jours avant de s’échouer dans le port. Ce type d’accident est hélas fréquent et représente une menace prise très au sérieux par la Commission Baleinière Internationale dont la Belgique assure la présidence du groupe de travail qui traite ce type de problèmes.

Avec les autorités portuaires locales et celles de la Région Flamande, les chercheurs s’accordent pour remorquer le cadavre vers la plage de St-Anneke, à 20 km en amont du port, pour en faire l’autopsie . Malgré l’intervention des pompiers du port d’Anvers et de la Protection Civile, l’opération n’est pas simple car l’animal pèse plus de 40 tonnes. Après l’autopsie, la question du squelette se pose: l’IRSNB possèdant déjà une collection exceptionnelle de squelettes de cétacés, il est décidé que seule la mâchoire inférieure (soit deux bras de 4,85 m chacun) sera conservée par la faculté de médecine véterinaire de l’Université de gand, pour en faire le joyau de son musée de Merelbeke.

L’énigme des Néandertaliens

En Europe, entre 40 000 et 30 000 ans avant notre ère, les hommes de Néandertal qui peuplaient l’Eurasie depuis plusieurs centaines de milliers d’années sont remplacés par l’homme anatomiquement moderne (notre espèce) originaire d’Afrique. La disparition de ces derniers Néandertaliens demeure mystérieuse: se sont-ils éteints seuls, ont-ils été éliminés, ou encore assimilés par l’homme moderne?

La question est d’autant plus ardue que cette période est assez pauvre en fossiles humains et qu’il n’existe aucun site où la contemporanéité des deux populations est clairement attestée. Une des difficultés est que le matériel sur lequel travaillent les chercheurs provient de fouilles anciennes pas toujours conduites de manière rigoureuse. A défaut de pouvoir refouiller les sites, les paléoanthropologues de l’IRSNB se sont attachés à (re)dater directement, au radiocarbone, les deux squelettes néandertaliens retrouvés à Spy en 1886 et dont peut s’enorgueillir la Belgique.

Ils ont ainsi montré que les Néandertaliens avaient survécu en Belgique au moins jusqu’à 36 000 ans avant notre ère et étaient probablement associés à une culture de transition bien particulière: le Lincombien–Ranisien–Jerzmanowicien, représentée dans de nombreux sites du nord-ouest de l’Europe de cette époque et dont Spy est l’un des sites les plus riches. Mais nul ne peut affirmer si cette culture technique est le propre de l’homme moderne (Homo sapiens sapiens) ou de Néandertal. Tout ce que montrent les nouvelles datations c’est que, dans cette région, l’évolution technologique et la disparition des derniers Néandertaliens ne peuvent, probablement, pas se résumer à une simple acculturation par l’homme anatomiquement moderne et donc que les causes de leur disparition restent encore inconnues.

gESTIoN DE L’éCoSySTèME MARIN

ANThRoPoLogIE- PRéhISToIRE

09 - 13.02

12.02

Conférence internationale Ouverture officielle de la Galerie de l’Evolution, le jour

Tribute to Charles Darwin

du 200e anniversaire de la naissance de Charles Darwin and Bernissart Iguanodons, organisée par le département de Paléontologie

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INvERTéBRéS RéCENTS

L’habit ne fait pas l’espèce

L’étude de la biodiversité exige non seulement d’identifier et de décrire les organismes, mais aussi de démêler leur histoire évolutive pour mieux saisir leurs relations dans le monde du vivant.

Point de départ de la taxonomie descriptive, l’apparence physique d’un être vivant est parfois trompeuse: resemblances et différences ne correspondent pas toujours à une resemblance – ou une différence – fondamentale avec les autres espèces d’un même groupe.

Ainsi, jusqu’à présent, les chercheurs pensaient qu’avec leur aspect extérieur tout à fait spécifique, la famille de vers marins appelés Desmoscolecidae occupait une position spéciale, à part, au sein du grand groupe des vers ronds, les Nématodes. Ils ne parvenaient pas à les situer dans l’arbre phylogénique des autres familles de Nématodes avec lesquels ils ne voyaient aucune ressemblance apparente. En séquençant une petite sous-unité de l’ADN du ribosome (18S ADNr) les chercheurs de l’IRSNB en collaboration avec des chercheurs sudcoréens sont parvenus, pour la première fois, à établir toutes les relations évolutives de Desmoscolecidae et ainsi à les situer avec précision au sein des Nématodes.

Mariage improbable d’un vivipare avec un ovipare

Les bigorneaux sont intensivement étudiés en tant qu’organisme-clé dans l’écologie des zones intertidales et sont aussi largement utilisés comme bio-indicateurs de la pollution marine. évidemment, cela exige que ces organismes puissent être identifiés rapidement et avec précision. or pami les petits invertébrés marins, identifier les espèces est souvent très difficile, car elles sont morphologiquement très semblables. C’est le cas pour Littorina saxatilis et Littorina arcana, deux espèces de bigorneaux que l’on trouve couramment dans les zones intertidales le long des côtes occidentales de l’Europe. Les coquilles de ces deux espèces montrent une incroyable variété de formes et de couleurs et l’identification des deux types ne peut pas être basée sur la morphologie des coquilles. on ne peut pas non plus distinguer les mâles des deux espèces par leur appareil reproducteur, ni les jeunes qui sont des animaux sexuellement immatures. Il n’y a que l’anatomie des femelles qui peut être facilement identifiée, car L. saxatilis est vivipare et a une poche contenant des juvéniles tandis que

L. arcana est ovipare et ne présente pas un “sac à embryon”, mais plutôt une glande gélatineuse, l’œuf en développement.

En collaboration avec des chercheurs de l’Académie des Sciences de Russie, les biologistes de l’IRSNB ont cherché un marqueur d’ADN possible pour différencier L. saxatilis de L. arcana. Au départ les chercheurs ont examiné si l’ADN mitochondrial pourrait éventuellement offrir une solution, comme c’est le cas dans beaucoup d’autres groupes d’animaux. A leur grande surprise, ce n’était pas le cas. Ils ont alors employé une technique différente permettant d’étudier l’ADN nucléaire de l’animal et ils sont parvenus à définir des “marqueurs” permettant de distinguer sans équivoque les deux espèces, indépendemment du sexe ou du niveau de développement.

L’utilisation de ces marqueurs sur les populations de la mer Blanche et de la mer de Barents au nord de la Norvège a déjà livré un résultat surprenant: dans ces régions et dans des conditions naturelles, les deux espèces s’hybrident spontanément ! Ce phénomène est à proprement parler “extraordinaire” pour des animaux ayant des modes biologiques de reproduction aussi différents.

15.02 28.02 19.03
Inauguration officielle Premier Biology Masters L’Office du Tourisme
de la station polaire Princess Day, organisé par la bruxellois remet au
Elisabeth et établissement Société Royale Zoologique. Muséum le Best Brussels
d’un premier contact Il attire à l’IRSNB Special Venue Award.
téléphonique direct 160 étudiants, le tiers
depuis l’IRSNB du public visé.

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ENToMoLogIE

SERvICE géoLogIqUE DE BELgIqUE

La dynamique écologique des îles galapagos sous la loupe

Perdues au milieu de l’océan, les formations volcaniques de l’archipel des galapagos constituent un laboratoire naturel pour étudier l’évolution. Composé de 16 îles et d’une quarantaine de formations rocheuses, cet archipel, apparu entre 4 et 0,5 millions d’années près de l’équateur et à 1 000 km du continent sud-américain, est surtout connu pour ses tortues géantes, ses iguanes et ses cactus majestueux. Mais c’est par l’étude des insectes et des araignées que l’IRSNB a acquis une expertise mondialement reconnue sur l’écologie de ces îles.

Depuis 1982, des chercheurs du département d’Entomologie ont commencé à étudier la faune des invertébrés de ces îles en mettant d’abord l’accent sur les araignées et les coléoptères. Le nombre et la nature des espèces présentes sur les différentes îles ont été principalement étudiés. Plus de la moitié des espèces sont endémiques à cette formation insulaire, et souvent limitées à une seule île, ce qui donne une idée de la fragilité de tels écosystèmes. Les fourmis, qui ont été étudiées plus récemment, présentent quant à elles une image différente: 70% des quelque 50 espèces de fourmis ne sont pas indigènes et ont été introduites récemment par l’homme. Une partie importante de leur étude vise à explorer l’impact de ces espèces introduites qui sont parfois très envahissantes.

Les connaissances accumulées sur la faune invertébrée, enrichies en 2009 par une série de missions sur le terrain couplées avec des analyses de l’ADN en laboratoire, ont permis de reconstruire l’histoire de l’évolution de ces espèces et d’identifier les facteurs clés des mécanismes de l’évolution sans lesquels on ne saurait protéger durablement ce sanctuaire de la biodiversité.

L’élévation du niveau des mers n’implique pas la submersion totale des terres

Dans le contexte du réchauffement climatique, experts et médias prédisent des catastrophes liées à l’élévation du niveau des mers. Mais ces modèles et scénarios n’intègrent pas les données sédimentologiques décrivant les variations naturelles du niveau des mers. Ainsi la plaine côtière de la mer du Nord s’est formé depuis l’holocène (-10 000 ans) par le remplacement progressif de tourbières (eau douce) par des sédiments marins. Des chercheurs du service géologique de Belgique ont procédé à la datation au radiocarbone des coquilles fossiles présentes dans les sédiments plus récents. Couplée avec des données antérieures, ces travaux ont permis de reconstruire les mécanismes et les processus de l’évolution côtière des derniers 3 000 ans. Il apparait alors que le niveau de la mer n’a pas fluctué (oscillation avec des hauts et des bas) depuis les 2 500 dernières années, mais a été caractérisé par une hausse lente et régulière d’environ 1 à 1,5 mm/an.

Dans les pays en développement, il n’existe guère de digues et la zone côtière basse est toujours dans une situation naturelle. Ces régions vont donc évoluer naturellement, c’est à dire que l’accumulation des sédiments marins sera en mesure de suivre l’augmentation du niveau des mers, comme ce fut le cas dans les 6 000 dernières années, à condition que suffisamment de sédiments soient apportés. La recherche géologique a déterminé que, même avec un niveau de la mer s’élèvant d’environ 2 à 4 m par 1 000 ans, une large zone côtière continuerait de se développer et qu’il n’y aurait pas de submersion totale des terres. C’est le cas par exemple pour le Bangladesh, le vietnam, Java, pays dont la côte est caractérisée notamment par une végétation de mangrove, piège par excellence des sédiments.

12.05 11.06

Accueil du 600 000e

Le département Gestion L’association Belgian visiteur depuis la réouverture

de l’Ecosystème marin Women in Science (BeWise) du Muséum

présente une nouvelle carte organise un atelier sur le d’implantation des thème Women & Evolution. éoliennes en mer du Nord.

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h1N1: les canards sauvages sous haute surveillance

L’opinion publique mondiale a été choquée lorsque des scientifiques ont annoncé le déferlement d’un nouveau type de virus grippal, h1N1. Faiblement mortel mais facilement transmissible, ce virus a surpris les chercheurs par son parcours au-delà des espèces: canard, cochon puis homme. En effet ces virus dits “influenza” sont normalement spécifiques de groupes animaux dans lesquels ils se développent, constituant ainsi, dans la faune sauvage, des réservoirs qui sont généralement “étanches” pour l’homme. Tandis que les autorités vétérinaires fédérales mettaient en place une surveillance épidémiologique accrue des élevages de poules, dindes, canards et autre oies, le Centre belge de baguage de l’IRSNB était chargé par l’Agence fédérale pour la sécurité de la chaîne alimentaire (AFSCA) de la surveillance des oiseaux sauvages susceptibles de transporter les virus influenza. En effet, les oiseaux sauvages se déplacent librement et sont, dans leur immense majorité, protégés. Il est donc indispensable de développer des programmes de surveillance épidémiologique spécifiques compatibles avec leur statut protégé tout en permettant de disposer des données nécessaires aux politiques de santé publique. grâce à ses bagueurs aguerris à la capture douce des oiseaux, et fort de méthodologies éprouvées d’échantillonnage, l’IRSNB est en effet capable d’offrir, sans délai, un complément d’information essentiel à la surveillance et à l’évaluation de telles épidémies.

outre la récolte d’échantillons virologiques et sérologique, l’IRSNB assiste les autorités sanitaires en matière de suivi des mouvements des oiseaux sauvages (migrations) grâce au programme de baguage en cours depuis 1927. Le fichier des données de reprises compte à ce jour plus d’un demi-million de données. Autant d’informations permettant dans le cas présent d’évaluer les capacités de dispersion des fameux virus.

Plateforme Biodiversité

L’année 2009 a été une des années les plus productives de la Plateforme Belge Biodiversité avec l’organisation de nombreux évènements et de nouveaux projets, aussi bien au niveau national qu’international :

thème du Jour international de la Biodiversité du 22 Mai;

9-12 Octobre : organisation d’un symposium international en coopération avec le

réseau d’excellence EDIT lors de la seconde conférence scientifique de DIvERSITAS au Cap, en Afrique du Sud;

• 7 Décembre : session de formation sur la communication pour les chercheurs.

En tant que secrétariat de la Plateforme Européenne pour la Stratégie de Recherche en Biodiversité (EPBRS), la Plateforme Belge Biodiversité a également organisé un symposium participatif sur le thème : Un réseau de connaissance sur la Biodiversité afin de contribuer aux discussions concernant l’éventuelle Plateforme Intergouvernementale sur la Biodiversité et les Services Ecosystémiques (IPBES).

D’autre part, le développement d’une note concernant les services écosystémiques a permis d’initier des appels à projets dans le cadre du programme de la Politique Scientifique Fédérale belge, La Science pour un Développement Durable, et de l’ERA-Net européen BiodivERsA.

Enfin, la Plateforme participe avec succès à des projets tel que SCAR-MarBIN qui a généré une mobilisation financière de nombreux partenaires internationaux, ou BioFresh qui a été sélectionné pour un financement européen en 2009 (http://www.freshwaterbiodiversity.eu).

CENTRE BELgE DE BAgUAgE

éDUCATIoN & NATURE

12.06

Science facing aliens, thème

Achat de la collection Debrun comprenant plusieurs

du symposium organisé par

milliers de fossiles, dont des vertébrés, invertébrés et plantes

la Plateforme Biodiversité

en provenance des sites classiques belges et européens

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SySTéMATIqUE ET TAxoNoMIE BIoChIMIqUE

L’ensemble des activités menées en 2009 met en avant la crédibilité et l’engagement de la Plateforme Belge Biodiversité tant au niveau national qu’international et son rôle-clé de soutien à la communauté scientifique belge, de représentation au niveau international, et d’interface entre science et gouvernance.

Belgique et Congo réunis pour préserver la biodiversité

Avec une surface boisée de 2 millions de km², la République Démocratique du Congo (RDC) offre près de 50% des forêts tropicales du continent africain. Le fleuve Congo représente, quant à lui, 25% de l’eau renouvelable en Afrique. Mais la principale richesse du bassin du Congo est son incroyable biodiversité. Depuis quelques années, le gouvernement congolais a entrepris des efforts pour s’assurer que les forêts tropicales soient exploitées sur une base durable. Toutefois, en raison de ses ressources financières limitées, la RDC a besoin d’un appui extérieur pour reconstruire les capacités humaines et techniques nécessaires pour éviter la destruction de ses forêts tropicales.

Bien que la biodiversité congolaise, et plus particulièrement ses forêts tropicales de plaine, soit étudiée depuis longtemps, très peu d’informations récentes sont disponibles et pratiquement toutes les connaissances actuelles sont basées sur des données et des collections de spécimens datant de l’époque coloniale. La communauté scientifique congolaise compétente pour la recherche sur la biodiversité ayant beaucoup souffert de l’isolement complet dans lequel elle a été plongée pendant la période chaotique de la guerre, l’IRSNB, le Musée Royal d’Afrique Centrale, le Jardin Botanique National et l’Université de Kisangani ont développé un ambitieux projet: Congo-Belgique-2010.

Les principaux objectifs du projet sont:

• d’accroître la capacité de la communauté scientifique en RDC

en fournissant une formation aux scientifiques et aux techniciens ;

• de créer un Centre d’étude de la biodiversité à l’Université de Kisangani

(collections, recherche, expertise, formation) ;

• d’organiser, en 2010, une grande expédition le long du fleuve Congo pour collecter

des spécimens biologiques (terrestres et fluviaux) qui seront déposés au Centre d’étude de la Biodiversité et serviront de base à tous les projets ultérieurs de suivi de la biodiversité dans le bassin du Congo.

L’année 2009 a été consacrée à l’organisation d’une mission préparatoire ainsi qu’à la formation des chercheurs congolais en taxonomie, en écologie et plus largement en sciences de l’environnement. grâce au soutien de la Politique Scientifique et de la Coopératon au Développement fédérales belges, du gouvernement du Congo et de l’Unesco, le projet a permis l’acquisition de matériel, le financement de petits projets de recherche pour les stagiaires, la publication de leurs résultats dans des revues à comité de lecture et l’organisation d’un atelier sur les stratégies de conservation.

25.06

La campagne de fouilles bio-archéologiques dans les tombeaux prédynastiques de l’Egypte, intitulée Les animaux des dieux, livre ses résultats (département de Paléontologie).

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évALUATIoN BIoLogIqUE

BIoLogIE DES EAUx DoUCES

L’impact des biocarburants sur la biodiversité en Belgique

A la demande du Service de Programmation Fédérale Santé Publique, l’IRSNB a lancé des recherches pour évaluer l’impact sur la biodiversité en Belgique du développement des cultures pour bio-carburants. En considérant les surfaces nécessaires à la production des matières premières, les chercheurs ont quantifié, sur quelques populations animales, les effets de l’augmentation des surfaces agricoles que pourrait entrainer l’incitation à la production de matières premières non alimentaires.

Les oiseaux communs des campagnes, dont la population a chuté de près de la moitié ces vingt-cinq dernières années en Europe, se sont révélés être les meilleurs bio-indicateurs. En effet, si dans les habitats naturels ouverts, un hectare produit annuellement 1 tonne de graines diverses et nourrit 30 à 40 kg d’oiseaux, en milieu agricole la même surface produit 10 tonnes de céréales mais nourrit seulement 1 kg d’oiseaux.

En se focalisant sur l’évaluation de l’impact des agro-carburants produits en Belgique, l’IRSNB cherche à savoir si, en accroissant encore l’emprise agricole sur les écosystèmes, ces nouvelles cultures vont aggraver – ou non – cette tendance lourde qui vide nos campagnes de leurs oiseaux, indispensables pour l’équilibre de la chaîne alimentaire.

Le paradoxe des eaux douces

Sur notre planète bleue, l’eau douce représente seulement 0,01% de l’eau totale et occupe moins de 1% de la surface. Toutefois, elle contient paradoxalement 12% de toutes les espèces connues, soit 126 000 espèces d’animaux différents.

Les étangs sont des écosystèmes précieux présentant une haute valeur de biodiversité régionale. Malheureusement, leur qualité biologique se détériore dans toute l’Europe à un rythme alarmant. Afin de les protéger et d’augmenter leur biodiversité, l’IRSNB, en partenariat avec une dizaine d’institutions, coordonne le projet PoNDSCAPE qui étudie la dynamique des écosystèmes des étangs et les effets des pratiques actuelles de gestion sur leur pérennité.

La recherche interdisciplinaire sur les bactéries, phytoplancton, zooplancton, invertébrés, amphibiens et macrophytes a ainsi montré que les facteurs locaux tels que les poissons, les macrophytes, la qualité des sédiments ou la turbidité sont les facteurs les plus importants de la biodiversité dans les étangs. Ces résultats fournissent des informations claires pour la gestion des paysages très fragmentés, comme les zones agricoles. Ils recommandent notamment que les ensembles composés de plusieurs étangs proches soient considérés comme des unités de gestion cohérentes. Ils recommandent aussi de créer des ensembles de mares et étangs de types différents (petits-grands, profonds-peu profonds) dans les zones humides. Dans un complexe d’étangs, certaines pièces d’eau ne devraient offrir qu’un accès limité aux bovins en raison des effets négatifs du piétinement des berges. Cela ne signifie pas pour autant que l’accès du bétail doit être totalement interdit, car les études de la répartition des parasites indiquent que les étangs naturels qui servent aussi d’abreuvoir sont plus sains que ce que l’on croyait jusqu’alors.

Plus largement, la recherche montre que les étangs pourraient être utilisés comme modèles pour améliorer la conservation et la gestion de la biodiversité dans son ensemble, car ils sont encore abondamment présents dans le paysage, leur biodiversité atteint des niveaux très élevés et les mesures de gestion préconisées pourraient rapidement montrer leurs effets positifs.

03.07 10.07
Le Zoo de Lubumbashi (RDCongo) inaugure une exposition sur la conservation de la nature au Katanga, réalisée avec le soutien du Point Focal National CBD. Deuxième école d’été EDIT organisée par le département Invertébrés dans la région du parc national Muránska Planina
(Slovaquie)

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Taxonomie: l’IRSNB rassemble les compétences européennes

Pour protéger efficacement toute la faune et la flore mondiale, il faudrait autant de spécialistes qu’il y a de groupes animaux ou végétaux ! or c’est loin d’être le cas, et de plus les compétences disponibles sont dispersées et hétérogènes. Financé par la Commission européenne (CE) pour 5 ans avec un budget de 11,9 Me, le réseau d’excellence EDIT (European Distributed Institute of Taxonomy), s’est donné pour but de les réunir autour de pratiques et d’outils communs. Il regroupe 29 institutions, dont les plus grandes collections biologiques d’Europe. Au sein de ce réseau, l’IRSNB a en charge la formation et la sensibilisation à la taxonomie moderne à l’échelle européenne.

L’IRSNB a ainsi créé l’école européenne de taxonomie (Distributed European School of Taxonomy – www.taxonomytraining.eu) qui regroupe et organise l’offre de formation jusqu’alors éparpillée entre les pays. Dans ce cadre, l’IRSNB, en collaboration étroite avec le Musée Royal d’Afrique Centrale et le Jardin Botanique National, a coordonné l’organisation d’écoles d’été européennes. La deuxième édition qui s’est tenue en Slovaquie, a rassemblé 18 taxonomistes professionnels et 20 étudiants venant de 16 universités européennes (11 pays).

En parallèle, un programme appelé experts-in-training a offert 31 stages dans 13 établissements EDIT et dans 8 autres institutions partenaires, pour les jeunes professionnels des institutions et universités. Avec le budget apporté par la CE, 17 bourses (sur 61 candidats) ont pu être accordées, ce qui équivaut à 36 semaines de formation.

Pour préparer l’année internationale de la biodiversité (2010), l’IRSNB, responsable de la sensibilisation du public dans EDIT, a créé en 2009 un agenda électronique de tous les évènements publics permettant à la société de mieux comprendre les enjeux de la biodiversité. Fin 2009, cet agenda en ligne présentait plus de 150 évènements organisés dans 30 pays. (www.countdown2010.net/byse).

Enfin, pour inciter les jeunes à s’engager dans une carrière de taxonomiste, l’IRSNB a également produit des portraits de jeunes chercheurs présentant tous les aspects de ce métier négligé qui pourtant ressemble souvent à une aventure passionnante, comme en témoigne le récit des expéditions publié sur le blog EDIT ( http://systematicsblog.myspecies.info/).

Partager les bases de données sur la mer du Nord

L’accès aux données marines est d’une importance vitale pour une quantité de recherches et d’études allant de la prévision des changements climatiques à l’ingéniérie côtière.

Mais le système d’observation de la mer est très fragmenté et, dans les pays riverains des mers européennes, il existe plus de 600 laboratoires, publics ou privés, collectant des données scientifiques. Tous ces acteurs recueillent des données à l’aide de divers capteurs à bord des navires de recherche, sous-marins, plates-formes fixes et dérivantes, avions et satellites, pour mesurer les paramètres physiques, géophysiques, géologiques, chimiques et biologiques. Les données recueillies ne sont ni facilement accessibles, ni normalisées. Elles ne sont pas toujours validées, et leur sécurité et leur disponibilité ne sont pas garanties.

Dans ce contexte, la Commission européenne soutient le réseau SeaDataNet dont l’objectif est de construire un système normalisé d’accès aux données sur la qualité du milieu marin

INvERTéBRéS RéCENTS

gESTIoN DE L’éCoSySTèME MARIN

10.07 19 - 20.08 14.09
Fête anniversaire des 25 ans Séminaire de formation pour Le projet projet web Ikhebeenvraag.be réunit plus de
du navire océanographique les enseignants 70 chercheurs et communicateurs scientifiques venus des
Belgica à Zeebrugge néerlandophones sur le institutions et universités flamandes et des établissements
thème L’évolution dans la scientifiques fédéraux.
salle de classe

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2. recherche

INvERTéBRéS RéCENTS

collectées par les flottes océanographiques et les nouveaux systèmes d’observation automatique (bouées, satellites). L’objectif du réseau est d’améliorer les infrastructures existantes de 35 pays en les dotant d’interfaces d’interrogation standardisées. De cette manière, les utilisateurs pourront consulter des dizaines de jeux de données en une seule opération via un guichet virtuel unique. En travaillant en partenariat avec 49 institutions dans SeaDataNet, l’IRSNB participe ainsi à l’archivage et la conservation des données belges, garantit la préservation de données d’observation qu’il est impossible de recréer, et améliore les données nécessaires à la gestion de l’environnement marin.

Point Focal National CBD

Mandaté comme Point Focal National, l’IRSNB assure le suivi de la Convention sur la Diversité Biologique (CBD), avec trois volets principaux: l’expertise et le soutien aux décideurs, l’information et la sensibilisation, et la coopération au développement.

L’année 2009 a été marquée par l’édition du 4e Rapport National, qui évalue tous les quatre

ans la mise en œuvre de la CBD et donne un bilan de l’état de la biodiversité du pays. La préparation de l’Année Internationale de la Biodiversité est un autre temps fort. La conjonction de cette année internationale et de la Présidence belge de l’Union européenne, en 2010, offre une occasion unique pour sensibiliser et responsabiliser la population à l’importance de la biodiversité, en l’encourageant à adopter des comportements durables. Fin 2009, en synergie avec la campagne Je donne vie à ma planète, le Point focal a publié 366 gestes pour la biodiversité, un petit livre proposant un geste par jour à faire en faveur de la biodiversité. Le succès de cette publication destinée au grand public a été immédiat: plusieurs milliers de livres distribués en quelques semaines et des milliers de nouveaux engagements pris dans le cadre de la campagne.

Le programme d’appui à la mise en œuvre de la CBD dans les pays en développement, financé par la Coopération belge au développement, a connu une année fructueuse. Le Point Focal a accueilli 13 stagiaires de 9 pays pour des séjours d’étude en taxonomie et gestion des collections. Il a également financé des formations sur le terrain par des chercheurs de l’IRSNB, au Pérou, au vietnam et en R.D. Congo. Dans le cadre de l’appui à l’Institut Congolais pour la Conservation de la Nature, le Point Focal a organisé un atelier sur la dynamique des habitats, avec l’objectif d’améliorer la standardisation de la collecte des données de terrain. En parallèle, il a suivi et financé les recherches de trois étudiants congolais dans les parcs nationaux de Kahuzi-Biega et des virunga. Enfin, le Point Focal a organisé 9 sessions de formations à destination de 60 personnes de 11 pays, sur le développement de sites web liés au Clearing House Mechanism (ChM), un mécanisme que doivent installer les pays signataires de la CBD pour assurer l’échange d’information et la coopération scientifique et technique. Il a financé 5 projets pour le renforcement technique des ChM du Bénin, de la guinée, de la Côte d’Ivoire et de Madagascar, et 3 projets de sensibilisation sur la biodiversité au Burundi, au Cameroun et en R.D. Congo.

Enfin, le sixième volume de la série de manuels taxonomiques, Abc Taxa, a été publié et concerne les algues du Sri Lanka (www.abctaxa.be).

14.09

Comment les chiens ont-ils été domestiqués ? Mietje Germonpré (département de Paléontologie) répond à Greenfilms, à la demande du National Geographic Channel - UK.

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2. recherche

Conservation préventive des iguanodons

Trésor du musée, la trentaine de squelettes entiers des célèbres Iguanodons de Bernissart

fait l’objet d’un suivi scientifique inlassable pour garantir leur conservation. La fossilisation d’un os est un phénomène complexe qui comprend la dégradation de la matière organique, la recristallisation de l’apatite osseuse, l’enrichissement en éléments traces, la précipitation de nouveaux minéraux dans les cavités et finalement le compactage. Dans le cas des iguanodons ceci s’est déroulé depuis 125 millions d’années dans le fond d’une mine de charbon. Les os fossiles sont recouverts de pyrite, ce qui les rend extrêmement fragiles car au contact de l’air et de l’humidité la pyrite s’oxyde. Le grattage des parties visibles atteintes n’empêchant pas la dégradation du reste de l’os, les scientifiques ont alors développé des techniques d’irradiation des os pour réduire l’oxydation de la pyrite. Mais cette approche risque aussi de transformer la pyrite en d’autres minéraux, dont des sulfates qui, en se développant, peuvent carrément briser les os.

En étudiant une cinquantaine d’os par diffraction de rayons x, les chercheurs du département de Paléontologie, en association avec des minéralogistes de l’Université de Liège, ont identifié 13 nouveaux minéraux provenant de la dégradation de la pyrite. Les deux plus abondants appartiennent à la famille des sulfates de fer. Baptisés Szomolnokite et Rozenite, ils ne différent que par leur degré d’hydratation et peuvent se transformer l’un en l’autre selon le degré d’humidité. D’autres sulfates, des variantes de l’apatite, des composés contenant du zinc, de l’aluminium, du calcium, du soufre, ainsi que du quartz ont également été trouvés, portant à près d’une vingtaine les minéraux qui rongent les iguanodons de Bernissart. Certains se sont formés lors de l’enfouissement des animaux, d’autres au cours de leur long séjour sous terre et d’autres enfin, au contact de l’air libre suite à leur excavation, en 1878. Le phénomène est complexe et parfois rien que dans un cm³ les chercheurs observent à la fois des micro cavités vides et d’autres pleines de pyrite. L’identification et la localisation précise de ces différents minéraux permet alors d’améliorer les conditions de conservation, de gérer au cas par cas chaque os de cet incroyable patrimoine qui nous vient du fond des âges et qui n’a pas encore livré tous ses secrets.

2009: l’Année du gorille

Les gorilles partagent avec l’homme 98,4% de leurs gènes, proximité biologique qui en fait une source d’inspiration et de fascination permanente. Pourtant ces grands singes sont menacés par la chasse, la fragmentation et la dégradation de leurs habitats, les maladies et épidémies ainsi que les incessants conflits armés qui dévastent leurs forêts tropicales. A l’initiative de la Convention des Nations Unies sur la conservation d’espèces migratrices, plus connue sous le nom de Convention de Bonn ou CMS et à laquelle l’IRSNB apporte une expertise scientifique depuis de nombreuses années, 2009 a été déclarée Année du Gorille pour alerter l’opinion publique : en effet toutes les espèces de gorilles sont inscrites sur la liste rouge de l’UICN, au mieux en danger, au pire en danger critique d’extinction. Bien que difficile à dénombrer, la population mondiale de gorilles est d’environ 200 000 individus et ne cesse de s’étioler. Les biologistes de la conservation de l’IRSNB ont participé activement à cette Année du Gorille en fournissant des données scientifiques nécessaires à la conclusion d’un nouvel accord de conservation du gorille et de ses habitats, adopté en 2009 par les 10 Etats africains de l’aire de répartition du gorille.

20.09

Après avoir reçu 100 158 visiteurs à Bruxelles, l’exposition Les survivants de l’X-TREME, coproduite par l’IRSNB avec Naturalis (NL) et Experimentarium (DK), ouvre au Pavilhão do Conhecimento à Lisbonne.

PALéoNToLogIE

évALUATIoN BIoLogIqUE

24.09

Adoption du 4e Rapport National de la Belgique pour la Convention sur la diversité biologique, préparé par le Point Focal National

Institut Royal des Sciences Naturelles de Belgique –

3. collections

Numériser la complexité des collections scientifiques

Tenir l’inventaire des collections est l’une des tâches de base des musées. Avec l’informatisation et surtout Internet, numériser ces inventaires et les mettre à disposition via le web est également devenu une mission de base.

Mais quand on parle de 37 millions d’objets de toute sorte (un silex taillé, un bocal contenant un assortiment de moules, une carte du sous-sol de Bernissart, une mouche rare et unique…), dont beaucoup sont entrés en collection bien avant l’invention de l’ordinateur, cette tâche de base est un vrai défi. Un audit général du patrimoine belge (2002-2003) a recensé pour l’IRSNB pas moins de 46 sortes de collections classées suivant la nature des objets qui les composent (spécimens de faune, de fossiles, de minéraux, de roches ; livres, périodiques, archives, photographies ; carottes de forages, plans, etc…). De plus, pour mener à bien cette numérisation, il ne suffit pas de scanner les fiches d’inventaire avec un logiciel de reconnaissance de caractères, il faut aussi transcrire les données existantes dans les formats reconnus internationalement par la communauté scientifique. La numérisation s’accompagne donc toujours d’une vérification. Il faut à la fois un encadrement scientifique suffisant (sélection, préparation, validation, ...), des opérateurs (“encodeurs”) formés, et les ingénieurs et techniciens nécessaires au développement, à la gestion et au support des outils informatiques.

Inventorier individuellement chacun des 37 millions d’objets est donc un objectif inatteignable, et qui n’a de plus qu’un intérêt limité. En effet les collectes de sciences naturelles procèdent souvent par séries. C’est pourquoi les millions d’objets des collections de l’Institut correspondent à des centaines de milliers de “spécimens”, c’est à dire des objets ou groupes d’objets représentatifs d’une unité significative (par exemple un taxon pour la zoologie). La numérisation consiste à créer un enregistrement par “spécimen”.

La tâche reste cependant très vaste. Pour ce faire, l’Institut reçoit comme les autres Etablissements Scientifiques Fédéraux l’appui du programme de digitalisation de la Politique Scientifique fédérale. Commencé fin 2006 avec un pool de 10 encodeurs, les effectifs en 2009 sont de 6,5 ETP du fait de départs volontaires et des budgets disponibles.

Les priorités ont été placées à deux niveaux :

• la numérisation des spécimens “types”. Le “type” est l’individu qui sert de référence

mondiale pour nommer l’espèce. Les collections de l’IRSNB en contiennent 110 000, ce qui illustre bien pourquoi elles font partie des plus importantes pour la recherche internationale. Fin 2009, 52 793 types, soit près de la moitié, ont été numérisés.

• la numérisation des collections de zoologie récente, avec un effort particulier pour

le matériel belge. 500 000 spécimens – parmi des millions - ont été classés prioritaires. Fin 2009, la numérisation a atteint 284 987 enregistrements non-type, soit 57% de l’objectif initial, représentant l’information concernant 1 973 110 objets non-type en collection.

Toutes ces données sont rentrées dans DarWin, la base de données offrant un logiciel commun de gestion pour la plupart des collections scientifiques développé en mode open source par le Service Informatique de l’IRSNB. Une fois encodées, toutes ces données sont immédiatement disponibles via l’interface web de consultation de DarWin (www. naturalsciences.be/darwin).

Au total, fin décembre 2009, 306 812 enregistrements étaient encodés dans DarWin, représentant l’information concernant un peu plus de 2 millions d’objets en collection soit 5,47% du total.

15.10

Inauguration de l’exposition temporaire Baleines et dauphins réalisée par le Muséum national d’Histoire naturelle de Paris

15.10

La Ministre Sabine Laruelle annonce la revalorisation barémique des contractuels scientifiques.

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3. collections

Parallèlement un effort a également été apporté à l’encodage des données relatives à deux collections spécifiques:

• la collection d’anthropologie et de préhistoire de l’Institut. A ce jour l’inventaire

général a été encodé à 100% dans MARS, une plateforme dédiée développée à partir de solutions open source.

• les données concernant le baguage des oiseaux en Belgique. Elles sont centralisées

depuis 1926 à l’IRSNB. Un logiciel spécifique, Papageno, respectant les recommandations de l’EURINg, est utilisé à l’IRSNB. La base de données des “reprises”, qui comprend 450 000 données, est déjà complètement informatisée. Les autres données de baguage sont pour la plus grande partie uniquement disponibles sur des fiches manuscrites. Face au volume de travail la priorité a été donnée aux grandes espèces d’oiseaux qui possèdent des bagues larges. En 2009, 548 268 fiches de baguage ont été encodées dans Papageno.

L’ambition est de pouvoir poursuivre ce travail de fond, lent mais indispensable. Une étape sera franchie lorsqu’il aura été possible de connecter toutes les bases spécifiques avec DarWin, unifiant l’accès et facilitant ainsi la consultation.

Faciliter l’accès aux fonds documentaires

Sous la coordination de la Bibliothèque Royale de Belgique, l’IRSNB participe à la constitution d’un catalogue centralisé numérique des ouvrages des bibliothèques des Etablissements scientifiques fédéraux.

Commencé il y a déjà plusieurs années, le catalogue numérique présente déjà 194 423 entrées et en 2009, l’IRSNB a entrepris la numérisation des 60 768 cartes du Service géologique de Belgique.

Avec les Archives générales du Royaume, l’IRSNB a également lancé la numérisation des éléments de son patrimoine documentaire remarquables voire exceptionnels. Sur ces critères, c’est principalement la bibliothèque scientifique du malacologue Philippe Dautzenberg (1849-1935) qui a été retenue.

L’IRSNB a réalisé lui-même la numérisation de ces collections. Fin 2009, près de 9 000 pages

ont été scannées et 244 ouvrages de référence ont été mis au format PDF. Il y a à l’IRSNB une grande quantité de publications qui sont épuisées ou presque. En réponse aux besoins des chercheurs, 21 542 pages de ces publications ont déjà été transformées en 157 fichiers PDF accessibles gratuitement sur demande.

23.10

L’achat de la collection

L’acquisition de la collection Lucas, la plus importante Beaufays permet à l’IRSNB

collection de météorites en mains privées en Belgique, (section Anthropologie et

vient enrichir la collection de minéralogie de l’IRSNB. Préhistoire) de compléter la collection découverte dans la grotte de Spy en 1886.

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3. collections

vers la bibliothèque mondiale de la vie

Sous l’égide du Museum für Naturkunde (Berlin), le projet Biodiversity Heritage Library for

Europe (BhL-Europe) réunit 28 institutions de 14 pays pour coordonner l’apport de l’Europe à la grande bibliothèque mondiale des publications relatives à la biodiversité.

Un obstacle à la mise en œuvre de la Convention sur la diversité biologique (CDB) est le manque d’accès à l’information de base sur les animaux et les plantes. Celle-ci est concentrée dans les livres et revues scientifiques des siècles passés, qui se trouvent essentiellement en Europe et en Amérique du nord, et le seul moyen d’accéder à cette connaissance est de visiter plusieurs bibliothèques. Depuis 2007, le projet américain Biodiversity Heritage Library a commencé à publier cette littérature sur le web. L’enjeu de BhL-Europe est de développer cette approche en réunissant le meilleur de la littérature européenne sur la biodiversité. Une interface logicielle multilingue sera développée et comprendra d’autres fonctionnalités de recherche innovantes facilitant l’accès rapide à toutes les informations. Par delà les besoins de la communauté scientifique, tous les documents seront accessibles à tous les publics via la bibliothèque numérique européenne Europeana. Tout le monde sera alors en mesure d’obtenir des informations de première main sur les animaux et les plantes mais aussi sur des ouvrages rares, comme les études originales de Charles Darwin ou Alexander von humboldt, tout en admirant les illustrations des publications du 17e ou 18e siècle. Les organisations de conservation de la nature disposeront d’un outil de collecte de données sur les espèces rares ou menacées, afin de mieux planifier les actions de protection.

Des collections labellisées “infrastructure européenne”

Dans le cadre du projet Synthesys, une vingtaine d’institutions gérant des collections biologiques reçoivent de la Commission Europénne une subvention permettant d’accueillir des visiteurs scientifiques pour étudier leurs collections.

Pour la Belgique, l’IRSNB est le partenaire responsable du BE-TAF (Belgian Trans-national Access to Facilities) qui sélectionne et gère les visiteurs pour trois institutions fédérales belges: l’IRSNB, le Musée Royal d’Afrique Centrale (MRAC) et le Jardin Botanique National (JBN).

En 2009, le projet Synthesys, initialement d’une durée de 5 ans, a été prolongé de 6 mois suite à l’intérêt croissant des chercheurs européens pour la mise à disposition des collections. Rien qu’au cours de cette dernière période, l’IRSNB a accueilli 22 chercheurs, le MRAC 13 et le JBN 6. En ce qui concerne les visiteurs de l’IRSNB, la durée des séjours a varié entre

2 et 20 jours. Les collections les plus visitées sont la malacologie et la paléontologie.

Lors de la dernière année du projet (2008-2009), 13 chercheurs belges ont bénéficié du projet Synthesys dont 2 de l’IRSNB. Fort de son succès, le projet Synthesys a été renouvelé pour 4 ans (2009-2013) mais seuls

l’IRSNB et le MRAC sont restés partenaires dans le BE-TAF. Un premier appel à candidature a eu lieu en novembre 2009, au cours duquel le BE-TAF a reçu 52 candidatures parmi lesquelles 17 ont pu être acceptées et 5 ont dû être placées sur une liste de réserve. grâce à cet intérêt pour les collections belges, 40 jours-visiteurs supplémentaires ont été accordés au BE-TAF et au total 173 jours-visiteurs ont pu ainsi être attribués à des chercheurs européens.

Après 16 ans de travaux d’archéologie de sauvetage sur le tracé du TGV en Wallonie et l’étude des sites archéologiques découverts, le personnel formé par l’IRSNB (section Anthropologie et Préhistoire) rejoint la direction de l’Archéologie du service public de Wallonie.

09.11

Le Service Géologique de Belgique reçoit le leadership du groupe expert chargé de proposer des lignes de conduite au niveau de l’Union Européenne en matière de récupération et de stockage du CO2.

Institut Royal des Sciences Naturelles de Belgique –

3. collections

Des collections du passé utiles pour de futures recherches

Avec celles du Musée Royal d’Afrique Centrale à Tervuren, les collections ornithologiques de l’IRSNB contiennent environ 155 000 échantillons originaires de la République démocratique du Congo (RDC), dont des spécimens type (référence mondiale unique). grâce à ces populations historiques, les chercheurs étudient comment la fragmentation des habitats due à la déforestation ou aux changements climatiques perburbe la biodiversité des oiseaux d’Afrique. Leur objectif est d’extraire des séquences d’ADN provenant de ces collections anciennes afin de constituer une bibliothèque de référence de séquences d’ADN pour permettre l’identification rapide des espèces d’oiseaux d’Afrique centrale.

Environ 950 spécimens collectés entre 1845 et 2008, représentant 225 espèces, ont ainsi été séquencés. Les premiers résultats montrent que la dégradation de l’ADN dans les spécimens les plus anciens ne permet pas l’amplification du fragment d’ADN nécessaire pour créer un code-barre univoque. Néanmoins, les chercheurs sont parvenus à séquencer des fragments très courts pour la majorité des échantillons sélectionnés, ce qui laisse la porte ouverte à l’utilisation des anciennes collections belges lors de recherches phylogénétiques et phylogéographiques.

12 -30.11

14.11

Un entomologiste de l’IRSNB La section Anthropologie et Préhistoire de l’IRSNB participe à

participe à l’inventaire

une expédition organisée par les Musées Royaux d’Art et de la biodiversité des forêts

d’Histoire sur l’Ile de Pâques pour les fouilles d’un monument sèches côtières du

funéraire.

Mozambique. Programme de

La Planète Revisitée

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3. collections

Institut Royal des Sciences Naturelles de Belgique –

3. collections

Institut Royal des Sciences Naturelles de Belgique –

3. collections

2008

2009

525

320

2 185

1 407

2 710

1 727

2008

2009

6 981

7 112

3 114

3 263

911

967

2 413

2 504

Institut Royal des Sciences Naturelles de Belgique –

28 4. musée

Institut Royal des Sciences Naturelles de Belgique –

4. musée 29

Célébration de l’Année Darwin

L’année 2009 a été marquée par l’ouverture le 12 février 2009, date du 200e anniversaire de la naissance de Charles Darwin, d’une Galerie de l’évolution qui complète la première phase d’une rénovation d’envergure entamée en 2007 avec la Galerie des Dinosaures et le PaleoLab. L’ensemble – l’aile de l’histoire de la vie – dote le musée de 5 000 m² d’expositions permanentes entièrement renouvelées.

Le but de la Galerie de l’évolution est de présenter selon une succession chronologique quelques étapes majeures de l’histoire de la vie et d’expliquer les principaux mécanismes de l’évolution. Six périodes ont été retenues, soit parce que les collections de l’IRSNB s’avéraient particulièrement riches pour cette période, soit parce que des événements majeurs pour les différentes formes prises par le vivant par la suite s’y sont déroulés.

L’exposition est conçue comme la combinaison d’un axe narratif porté par plus de 1 000 spécimens, et d’un axe explicatif/démonstratif soutenu par des modèles, films, bornes multimédias et dispositifs interactifs présentant les logiques sous-jacentes aux principaux points de bifurcation de l’histoire du vivant.

outre les familles, public traditionnel du musée, l’exposition semble avoir séduit un public adulte non accompagné d’enfants ainsi que les classes des deux dernières années du secondaire.

Dans la foulée, une deuxième phase de rénovation de 2700 m2, également conduite par les services Expositions et Muséologie, a été lancée. Elle a pour objectif une nouvelle présentation de la faune actuelle, organisée autour des relations entre les milieux et leur biodiversité. La première étape de cette rénovation visant à montrer la dynamique du vivant, c’est-à-dire les processus adaptatifs et évolutifs, consiste en la création d’une nouvelle galerie, entièrement dédiée à la biodiversité en ville.

Enfin, l’exposition interactive Les survivants de l’X-TrEME, conçue en collaboration avec Naturalis (Leyde) et Experimetarium (Copenhague), a été présentée au Muséum du 14 octobre 2008 au 30 août 2009 (100 000 visiteurs), puis au Pavillon de la Connaissance (Lisbonne) à partir du 20 septembre 2009. L’exposition sur la criminalistique Meurtre au musée présentée à Bruxelles en décembre 2006 et entièrement conçue et réalisée par l’IRSNB, a été louée à la Cité des Sciences (Paris) où elle a accueilli 265 000 visiteurs en 11 mois.

Enseigner l’évolution face au créationnisme

En accompagnement de la Galerie de l’évolution, le Service éducatif a développé de nouvelles visites guidées et des ateliers pédagogiques expliquant la théorie de l’évolution. Il a organisé des réunions pour aider les enseignants à intégrer la théorie de l’évolution dans leurs cours d’histoire naturelle. Avec le concours des chercheurs il a notamment identifié le matériel pédagogique existant qui permet aux enseignants de répondre aux interrogations soulevées par le mouvement créationniste.

Depuis plusieurs années, grâce à un financement de la Région de Bruxelles Capitale, le service éducatif réalise des expositions-ateliers légères destinées à circuler dans les 19 communes bruxelloises. gratuites et animées (Fr et Nl) par des guides du musée, elles constituent un des éléments importants de l’offre de service gratuit de l’IRSNB.

Dans ce cadre, en 2009, le Service éducatif a assuré l’itinérance et l’animation de l’expo-atelier A vol d’oiseau / Vogels in de stad, la fin de la présentation de Water-L’eau au musée Kijkduin à Den helder et l’installation de Mini-jungle au Palais de l’Univers et des Sciences à Dunkerque.

17/11

Lancement de 2010 - Année Internationale de la biodiversité. L’almanach 366 gestes pour la biodiversité relance la campagne d’engagement Je donne vie à ma planète.

12.12

Plus de 3 000 personnes se sont déjà engagées dans cette campagne. Rejoignezles sur le site www. jedonnevieamaplanete.be.

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30 4. musée

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32 4. musée

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Commission de gestion Comité de Direction du SPP Politique Scientifique

Communication institutionnelle

Affaires économiques

Relations internationales

Prévention et bien-être au travail

Conseil scientifique

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organigramme

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T. +32 (0)2 627 42 11

www.sciencesnaturelles.be

E.R.: Camille Pisani-29 rue Vautier -B.1000Bruxelles