Langue
Navigation


 
Vous êtes ici : Accueil » ... » Actualités scientifiques » Sur les traces de nos ancêtres préhistoriques

Sur les traces de nos ancêtres préhistoriques

Envoyer cette page à quelqu'un Imprimer cette page

Comment nos ancêtres vivaient-ils ? Comment se chauffaient-ils ? Comment se procuraient-ils la nourriture nécessaire à leur survie ? Où habitaient-ils ? Il n'y a pas que les fossiles d'hommes et d'animaux qui nous renseignent sur le mode de vie de nos ancêtres préhistoriques : nos scientifiques récoltent de précieuses informations à partir de restes de plantes fossilisées, de haches et même de pigments !


Pollen : les plus petits indices préhistoriques

L’étude des restes de plantes fossilisées (feuilles, fruits, graines, charbons de bois…) permet de fournir une multitude d’informations telles que les types de plantes que les Hommes préhistoriques mangeaient, cueillaient, produisaient, ou encore utilisaient pour se chauffer, construire leur habitat ou fabriquer leurs outils.

Même les plus petits fossiles peuvent fournir des informations très intéressantes, comme l’explique Mona Court-Picon, palynologue (spécialiste de l’étude des grains de pollen et spores) à l'Institut. « Les grains de pollen et spores fossiles conservés dans les sédiments aux alentours ou sur les sites archéologiques peuvent aider à reconstituer le paysage environnant et son évolution. Ils peuvent également nous renseigner sur les changements que nos ancêtres ont pu apporter à cet environnement végétal, à l’échelle locale et régionale. Enfin, ces microfossiles permettent aussi d’apporter des informations sur leurs façons d’exploiter les ressources végétales et leurs pratiques agro-pastorales. »

La palynologe Mona Court-Picon

 

Grains de pollen fossile de chêne et de noisetier mesurant chacun environ 30 µm

 

Un exemple concret ? « Le site néolithique de Fexhe-le-Haut-Clocher, en province de Liège, a livré des vestiges de maisons auxquelles sont associées des fosses à déchets. Deux phases d’occupation ont été identifiées sur ce site : dans un premier temps, les maisons et les fosses étaient relativement isolées les unes des autres ; dans un deuxième temps, elles étaient plus groupées, formant certainement un village. L'étude de grains de pollen et spores contenus dans les fosses montre qu’au cours de la première phase d’occupation, les habitants ont concentré leurs activités sur la mise en place de cultures, dominées par les céréales, dans un environnement encore largement forestier. Au cours de la deuxième phase d’occupation, en plus des cultures céréalières, ils ont développé l’élevage, comme en témoignent les spores et grains de pollen de plantes de prairies pâturées ou liées à la présence des troupeaux ».

 


Sur les traces de nos ancêtres préhistoriques: Pollen - Jade - Pigments

 

 
Dernière modification : 28 février 2013