Le retour des Faucons pèlerins
Le Faucon pélerin: petite présentation
La constitution du Faucon pèlerin est adaptée à cette vitesse : un corps ramassé et aérodynamique, des ailes pointues à large base et une envergure pouvant dépasser un mètre.
Les menaces
Le nombre de Faucons pèlerins a commencé a décliner fortement à partir de 1950, conséquence notamment du braconnage (tir, dénichage) mais surtout à cause de l’utilisation de pesticides comme le DDT en agriculture.
Les poisons et pesticides sont ingurgités avec la nourriture, dans les petits organismes. Un animal situé plus haut dans la chaîne alimentaire assimile de plus grandes concentrations de poison en mangeant des proies empoisonnées. C’est ce qu’on appelle la bio-accumulation. Le Faucon pèlerin, un grand prédateur, et donc au sommet de sa chaîne alimentaire a ainsi ingurgité beaucoup de poison dans les années 50. Ceci a provoqué stérilité, œufs fragiles et pour finir la mort des faucons.
La dernière couvée de Faucons pèlerins a été observée en Belgique en 1958 et l’espèce a totalement disparu de notre territoire dans les années 60. L’interdiction des pesticides dangereux et divers programmes de protection à travers toute l’Europe ont permis une lente réapparition de la population de Faucons pèlerins. Ces dernières années, on assiste même à un vrai come-back… Mais qui ne serait pas possible sans l’aide de nombreuses organisations et de beaucoup de bénévoles.
Le projet Faucons pèlerins
Le Fonds d'Intervention pour les Rapaces (FIR) a lancé en 1995 un programme de protection du Faucon pèlerin. Grâce à l’installation de nichoirs adaptés sur les édifices élevés, les poteaux à haute tension et les tours de refroidissement des centrales nucléaires belges, la Belgique dénombre déjà 40 couples cette année.
Les collaborateurs du Muséum des Sciences naturelles s’occupent de l’accompagnement scientifique du projet et plus précisément du bagage et du comptage des rapaces par son Service de bagage.
Cette collaboration a porté ses fruits au Centre de Bruxelles où un couple de faucons s’est installé pour la deuxième année consécutive dans la Cathédrale Saint-Michel et Sainte-Gudule. Après la découverte des nids, une caméra était rapidement installée près du nid. Ceci permet la diffusion des images de la nichée sur un écran de télévision situé sur le parvis de la cathédrale. Les passant peuvent y admirer le spectacle en continu (y compris durant la nuit, en infra-rouge).