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Le stockage souterrain du CO2 - page 3

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Quelles sont les possibilités en Belgique ?

Cependant, il n'y a ni forage pétrolier ni extraction de gaz naturel en Belgique et par conséquent, nous ne disposons d'aucun gisement épuisé que nous pourrions utiliser comme réservoirs de stockage. Pourtant, le sous-sol belge, et plus précisément celui de la région de la Campine, offre d'autres possibilités de stockage. Des études ont montré que, entre autres, des roches comme la craie, le grès, le calcaire et la dolomite sont des réservoirs géologiques potentiels. Ces études ont également démontré l'existence de plusieurs nappes aquifères superposées les unes aux autres. De plus, le sous-sol de la Campine contient encore environ 39 milliards de tonnes de charbon. Si on rajoute à ça l'extraction de méthane des couches de charbon, on arrive à une capacité de stockage de 432 millions de tonnes de CO2.

En bref, les charbonnages fermés du Limbourg forment un large réseau qui s'étend au moins sur 1000 km. On peut y stocker 12,5 millions de tonnes de CO2, sans compter les couches de charbon environnantes !

Le stockage du CO2: la solution ?

Le stockage du CO2 dans le sous-sol ou sous l'océan peut être une solution efficace pour limiter l'effet de serre. Le gaz carbonique produit par les grosses industries ne serait donc plus rejeté dans l'atmosphère, mais directement capturé et injecté. La technique de la capture, du transport et du stockage du CO2, déjà expérimentée lors de forages pétroliers et d'extractions de gaz naturel, n'en est plus à ses premiers balbutiements. De ce fait, on peut penser que ce processus pourra être réalisé d'une manière sûre et fiable.

Cependant, il faudra encore un peu de patience avant de la mettre en application ; il faut d'abord acquérir des certitudes quant à certains aspects de ce processus. Les réservoirs potentiels doivent être examinés dans le détail pour savoir s'ils peuvent effectivement être utilisés, afin que les facteurs de risque comme les tremblements de terre, les réactions chimiques,… puissent être contrôlés. Le stockage du CO2 n'est une solution efficace que si celui-ci reste stocké pendant des milliers d'années. Naturellement, il faut aussi que le prix reste aussi bas que possible et que, tant les industries que le public, soient assurés que le stockage du CO2 ne comporte aucun risque.

À l'avenir, le sous-sol de la Campine en Belgique pourrait manifestement servir pour le stockage du CO2. Cependant, il est difficile d'évaluer avec précision les capacités de stockage en Campine, et pour s'en faire une idée exacte, il faudra effectuer des études complémentaires concernant les caractéristiques des réservoirs géologiques et des roches de couverture ainsi que la quantité de CO2 qu'on peut stocker.

Cliquez ici pour en savoir plus sur le projet GESTCO (Geological storage of CO2) et les recherches du Service Géologique de Belgique sur le stockage souterrain du CO2 à l'avenir.


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Dernière modification : 25 septembre 2006