Le stockage souterrain du CO2 - page 1
La Belgique a ratifié le Protocole de Kyoto le 29 avril 1998 et s'est engagé à réduire ses émissions de gaz à effet de serre tels que le gaz carbonique (CO2), le méthane (CH4) et le gaz hilarant (N2O). Il s'avère aujourd'hui que c'est une mission difficile. Si la Belgique ne diminue pas sa consommation d'énergie, et compte tenu de la croissance économique et de la mobilité croissante, des mesures drastiques devront bientôt être prises afin que la Belgique puisse respecter ses engagements.
Des sources d'énergie renouvelables, comme par exemple les éoliennes, ne produisent pas encore assez d'énergie pour pourvoir à notre consommation. Les centrales nucléaires ne sont pas une alternative écologique, et d'après des estimations elles ne seraient opérationnelles que pendant 40 ans. Utiliser l'énergie d'une manière économique n'est pas non plus une solution car nos besoins en énergie ne font qu'augmenter. Dans le futur, la croissance économique, le faible rendement des sources d'énergie renouvelables et la disparition de l'énergie nucléaire occasionneront des émissions supplémentaires de CO2.
Comment s'attaquer à ce problème ?
Actuellement, faire disparaître le CO2 présent dans l'atmosphère est un objectif plus réalisable que de réduire les émissions de CO2. Pour ce faire, la nature nous offre des solutions. Les arbres et les algues sont des épurateurs naturels : ils absorbent le CO2 e l'air et rejettent de l'oxygène. Une solution serait donc de disposer d'une superficie suffisamment grande pour pouvoir planter assez d'hectares de forêt, mais la Belgique est vraiment trop petite pour ça. Cette option est encore moins réalisable au niveau mondial du fait de l'abattage intensif des forêts tropicales.
Cependant, l'homme peut également faire disparaître le CO2 de l'atmosphère, et ce de deux manières : en le stockant profondément dans le sous-sol ou sous l'océan. À défaut d'océan, la seconde possibilité est exclue pour la Belgique. Reste le stockage dans le sous-sol.
Le gaz carbonique, capturé sur d'importants lieux de production, comme les centrales électriques et les industries pétrochimiques, est injecté à haute pression dans la roche. La roche du réservoir de stockage doit être poreuse et perméable, comme le grès et le calcaire. Ces roches ont de petits trous par lesquels le CO2 peut pénétrer. Afin que le CO2 reste dans le sous-sol et ne s'égoutte plus, le réservoir est fermé par une couche imperméable.