Koen Martens
Koen Martens est un chercheur à la section biologie des eaux douces du Muséum.
Recherche
« Lors de l’expédition, je vais étudier la biodiversité et la propagation des invertébrés aquatiques. Je prendrai part à la seconde moitié de l’expédition. Bert van Boxlaer de l’Université de Gand, fera des prélèvements lors de la première partie. Nous allons recueillir toutes sortes d’invertébrés aquatiques, mais je suis particulièrement intéressé par les ostracodes. Ces petits animaux sont des crustacés et possèdent une coquille bivalve. Dans cette région, les ostracodes ne sont pas encore connus. C’est pourquoi, j’espère avoir la possibilité de découvrir de nouvelles espèces voir même, des genres nouveaux (groupes d’espèces étroitement liés). Parallèlement, je participe aussi à un projet à long terme sur les ostracodes appartenant à la famille Cyprididae. Les échantillons d’ostracodes de cette famille seront analysés en laboratoire après l’expédition afin d’étudier leurs relations génétiques. Il existe également des ostracodes (semi)-terrestres. Nous allons les collecter le long du fleuve Congo et nous déterminerons ensuite à l’aide d’une méthode moléculaire, pendant combien de temps les populations africaines ont été séparées de celles des autres continents tels que l’Amérique du Sud. »
« En outre, nous examinerons aussi les espèces d’invertébrés qui vivent entre les racines des jacinthes d’eau ou d’autres plantes aquatiques flottantes. Ces plantes sont originaires d’Amérique du Sud. A présent, ces racines flottantes accueillent une riche communauté d’invertébrés. Les communautés sont appelées « pleuston ». Les premières observations montrent que le pleuston présent dans la masse racinaire des jacinthes d’eau en Afrique, compte très peu d’espèces. Il se pourrait que les invertébrés africains ne se soient pas encore adaptés à ce type d’habitat potentiel, car des substances toxiques sont présentes dans les racines. »
Méthode utilisée
« Au cours de l’expédition, nous allons recueillir des invertébrés aquatiques à l’aide de filets. Les échantillons seront triés et stockés sur place dans de l’éthanol. La recherche moléculaire sera effectuée à Bruxelles. »
Résultats attendus
« C’est difficile à dire étant donné que les ostracodes du fleuve Congo sont encore méconnus. Nous espérons trouver de nouvelles espèces, et pouvoir lier la formation de nouvelles espèces à des facteurs écologiques ou à la sélection naturelle. »
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