Les dinosaures de l'Amour
Offrir la possibilité aux amateurs passionnés de dinosaures, fossiles, paléontologie et géologie de véritablement se rendre sur le terrain à la recherche d’ossements de dinosaures, voilà l’objectif de Pascal Godefroit, paléontologue internationalement reconnu, quand l’idée du Paléotrip lui est venue.
Pari réussi ! 11 aventuriers se sont envolés début juillet 2005 pour Blagoveschensk, en Russie, à la frontière chinoise, à des milliers de kilomètres de la Belgique, à la recherche des dinosaures disparus il y a 65 millions d’années.
Christophe Hendrickx, Ambassadeur du Paléotrip vous ouvre ici les pages de son journal de bord et vous fait partager ses aventures et ses découvertes.
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Objectif de l’expédition
Que la disparition des dinosaures remonte à 65 millions d’années, à la fin du Crétacé, est un fait bien connu. Mais comment et en combien de temps ont-ils disparu ? L’hypothèse généralement admise est celle d’une météorite heurtant la terre, provoquant des nuages épais obscurcissant le ciel durant une longue période. Les rayons de soleil ne pouvant plus passer, l’atmosphère se refroidit et la photosynthèse devint impossible, provoquant l’extinction d’un grand nombre de plantes et d’animaux.
Pourtant il existe encore des doutes sur le temps qui a été nécessaire à l’extinction des dinosaures. Les dinosaures étaient-ils déjà en voie d’extinction au moment de l’impact de la météorite ou l’impact est il la cause principale de leur disparition ? Les sites fossilifères de vertébrés terrestres de cette période sont rares et la plupart des recherches effectuées à ce jour s’appuient uniquement sur des fossiles trouvés à l’Ouest des Rocky Mountains en Amérique du Nord. La faible diversité d’espèces de dinosaures présentes sur ce site tendrait à confirmer l’hypothèse selon laquelle la météorite n’aurait fait qu’achever un processus déjà en cours.
Heureusement, ces vingt dernières années, ont été découverts de nombreux site fossilifères de la même période géologique, dans la région de l’Amour, le long du célèbre fleuve qui marque la frontière entre la Russie et la Chine. Les découvertes qui y sont faites sont essentielles. Elles permettent en effet d’étudier la diversité des dinosaures à la même période mais dans une autre région. On peut ainsi établir un tableau moins partial de la biodiversité des dinosaures à la fin du Crétacé. Notre expédition à Blagoveschensk s’inscrit dans le cadre de ces fouilles dans la région de l’Amour et les résultats devraient être particulièrement intéressants et importants et apporter un nouveau regard sur la disparition des dinosaures !