Le monde perdu - page 2
La projet
Le but principal des expéditions de Philippe dans la région est l’inventaire des amphibiens et reptiles du Parc National de Kaieteur. Il est aidé dans cette tâche par deux assistants de recherche Guyanais et des Amérindiens originaires des environs du parc (officiellement, le parc est inhabité).
L’expédition de décembre 2005 est déjà la troisième du genre et l’équipe a maintenant acquis une excellente connaissance des lieux, même si il reste certainement encore des dizaines d’espèces à recenser et de nombreuses nouvelles espèces à découvrir !
Les techniques
La diversité des espèces d’amphibiens et de reptiles ainsi que leurs densités de population sont mesurées à l’aide de différentes techniques spécifiques, notamment la pose de « pièges à pots ». Cette technique consiste en la pose d’une barrière le long de laquelle des seaux sont enterrés, espacés de quelques mètres. Les amphibiens et les reptiles venant buter contre la barrière la longent et tombent dans les seaux qui sont contrôlés au moins deux fois par jour. Cette technique permet de récolter des espèces qui sont très rarement, sinon jamais, observées lors de recherches plus classiques.
Bien d’autres techniques standard sont utilisées, mais pour un herpétologue expérimenté, la méthode la plus productive reste certainement la méthode dites « opportuniste » qui consiste à explorer différents habitats en fouillant systématiquement la litière et la végétation en cherchant activement les grenouilles, lézards et autres serpents, ceci de jour comme de nuit.